vignette|Avancée soviétique sur le Front de l'Est du au L'offensive de la Baltique constitue une série d'offensives soviétiques visant à atteindre le rivage de la mer Baltique durant l'été et l'automne 1944. Ces offensives visent également à libérer les pays baltes de la présence allemande entre les mois de . Au terme de ces offensives, parfois ponctués d'échecs tactiques soviétiques, les pays baltes, à l'exception de la Courlande sont occupés par les Soviétiques.

Contexte

Les pays baltes et le Reich en 1944

Dès le , alors que la Wehrmacht essuie ses premières défaites en Biélorussie, les provinces baltes, alors sous contrôle allemand, sont directement menacées. Les responsables de l'OKH analysent les conséquences du succès soviétique dont l'ampleur n'est pas encore connue, ils se prononcent en faveur du retrait allemand d'Estonie et du Nord de la Lettonie, afin de permettre au Reich de disposer d'une armée de réserve opérationnelle, en prévision de batailles à venir.

Cependant, face aux arguments mis en avant par Zeitzler, alors responsable des opérations sur le front de l'Est, Hitler oppose des arguments politiques, le retrait de la Finlande du conflit, économiques, la fin des livraisons d'huile de schiste estonien et de fer suédois, alors essentiels pour l'effort de guerre allemand, et militaires, la fin du contrôle allemand sur la Mer Baltique, c'est-à-dire à la fois la possibilité pour la flotte de guerre soviétique de mener des opérations dans cet espace et la perte d'un important espace d'essais pour les nouveaux sous-marins promis par Dönitz.

Premières incursions

À partir du , la première grande offensive soviétique de conquête des pays baltes est déclenchée, dans le cadre de l'exploitation stratégique de la percée obtenue en Biélorussie.

Dès le , une percée est opérée en direction de la Baltique, après accord de StalineCet accord est obtenu au terme d'échanges intenses entre Moscou et le commandement au front., mais, rapidement, alliées au manque de carburant et de munitions que rencontrent les unités soviétiques, les unités allemandes ralentissent efficacement les unités soviétiques pendant une semaine. Mais, le , renforcé, le premier front de la Baltique attaque, perce les lignes allemandes, et prend d'assaut Siauliai et ses magasins militaires, puis le , atteint la Baltique dans la région de Tukums, isolant le groupe d'armées Nord dans le Nord des pays baltes.

Rapidement les unités du groupes d'armées Nord sont menacées d'encerclement et doivent battre en retraite en direction du nord, en Estonie et Lettonie.

Préparatifs

Défense allemande

Au cours des échanges au sein de l'OKH en vue de préparer la défense allemande des pays baltesCette préparation fournit le prétexte à la démission de Zeiztler, brisé par deux années de confrontation permanente avec Hitler., Zeitzler, comme le fera aussi son successeur par intérim Heusinger, propose l'organisation d'une ligne de défense sur la Dvina, donc l'abandon de l'Estonie et du Nord de la Lettonie; en contrepartie de cet abandon, le front allemand se trouverait raccourci de moitié, tandis que les effectifs considérables pourraient constituer une réserve stratégique.

Au cours de la première quinzaine de juillet, les responsables militaires allemands du Front de l'Est, Heusinger et Model, cette fois soutenus par Dönitz et Göring, demandent une dernière fois la mise en place d'une ligne de défense sur la Dvina, au grand courroux de Hitler. Contre l'avis de l'ensemble de ces conseillers, Hitler confie à Ferdinand Schörner le soin de défendre l'Estonie contre les offensives soviétiques.

Préparatifs soviétiques

Durant les premiers jours de , les planificateurs soviétiques parient sur une évacuation rapide des pays baltes par les unités allemandes.

Déroulement des opérations vignette|Troupes soviétiques en combat près de Riga lors de l'offensive de la baltique

Maintien à distance des Soviétiques

Premières incursions soviétiques

Conquête soviétique

Le , une vaste offensive contre le groupe d'armées Nord est lancée, parvenant, au terme de de combats acharnés, à atteindre la mer dans la région de Memel, isolant ainsi les unités allemandes positionnées au nord de la ville.

Le , le groupe d'armées Nord est ainsi définitivement isolé du reste des unités allemandes.

La ville de Riga, capitale de l'Ostland, tombe quelques jours plus tard, au milieu du mois d'octobre, tandis que la Wehrmacht se montre impuissante à préserver les fragiles résultats obtenus lors de la contre-attaque du mois d’août précédent.

Parallèlement à cette percée dans le Nord, une offensive est lancée sur la ville de Memel le , l'encerclant le 10, la prenant dans les jours qui suivent.

Issue constitution des poches sur le littoral

À l'issue de cette offensive, le Reich conserve certes le contrôle sur la Courlande, consolide même ses défenses aux abords de la poche, grâce au raccourcissement du front. Cependant, les unités, comprenant , appuyés par ou et , qui y sont positionnées se voient privées de tout rôle stratégique jusqu'à la fin du conflit. En effet, les qui y sont affectés retiennent certes des unités soviétiques, mais pas en nombre suffisant pour remettre en cause la menace soviétique sur la Vistule et dans les Balkans, ce qui n'échappe pas à Heinz Guderian, alors responsable du front de l'EstGuderian tente d'obtenir l'évacuation de la poche une douzaine de fois jusqu'à son renvoi définitif le ..

Défaite du Reich

Notes et références Notes

Références

Voir aussi Bibliographie

Articles connexes Reichskommissariat Ostland Opération Bagration Opération Doppelkopf Walther Model Ferdinand Schörner Kurt Zeitzler

Liens externes

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