Yviers est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont les Yviérois et les Yviéroises.

Géographie Localisation et accès Yviers est une commune du Sud Charente limitrophe de la Charente-Maritime et proche du département de la Dordogne, située à à l'ouest de Chalais et au sud d'Angoulême.

Le bourg d'Yviers est aussi à au sud-est de Brossac, au nord-est de Montguyon, au sud-est de Barbezieux, à l'ouest de Ribérac et au nord-est de BordeauxDistances orthodromiques prises sous ACME Mapper.

Il n'est qu'à de la D 674, route d'Angoulême à Libourne qui passe à Chalais. La D 731, route de Chalais à Barbezieux et Cognac, passe en limite nord-est de la commune.

Le bourg est desservi par la D 134, qui traverse la commune d'est en ouest et va à Chalais. La D 20, route qui va de Chalais à Rioux-Martin et Boscamnant, passe en limite sud de commune. La D 191 passe en limite ouest de la commune, dans la forêt, et va de Brossac à Mélac près de SauvignacCarte IGN sous Géoportail.

La gare la plus proche est celle de Chalais, desservie par des TER à destination d'Angoulême et de Bordeaux.

Hameaux et lieux-dits L'habitat est assez dispersé, et de nombreuses fermes et hameaux sont disséminés sur la commune, principalement au pied de la forêt à l'ouest du bourg.

Parmi les hameaux les plus importants, on peut citer chez Parlant au sud, les Gorces et les Foucaudes au nord.

Communes limitrophes

Géologie et relief Commune d'une grande superficie, sa moitié occidentale est occupée par la forêt de la Double, composée principalement de pins maritimes. La moitié orientale est cultivée, principalement des céréales. Ces zones correspondent à des zones géologiques bien définies : calcaire crayeux du Campanien (Crétacé supérieur) à l'est, et à l'ouest, terrain accidenté composé de sable kaolinique, d'argiles et de galets, dépôts datant du TertiaireCarte du BRGM sous Géoportail. ..

Le bourg est à d'altitude, et le point culminant se trouve dans les hauteurs à l'ouest dans la forêt, chez Finet (). Le point le plus bas est à , situé en limite sud le long de l'Argentonne près du Moulin de la Motte.

Hydrographie Réseau hydrographique vignette|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseaux hydrographique et routier d'Yviers. La commune est située dans le bassin de la Dordogne au sein du Bassin Adour-Garonne.. Elle est drainée par l'Argentonne, la Laine, le ruisseau de la Tannerie et par divers petits cours d'eau, qui constituent un réseau hydrographique de de longueur totale..

Yviers est traversé du nord au sud par l'Argentonne, petit ruisseau qui descend de Bardenac, passe au bourg et se jette dans la Tude après avoir traversé Rioux-Martin et longé Chalais.

L'Argentonne reçoit de nombreux petits affluents sur sa rive droite, qui descendent de la forêt au sol argileux, comme le ruisseau de la Tannerie ou la Gourdine, ainsi qu'un petit affluent qui se jette au bourg.

À l'extrémité occidentale de la commune, naissent de petits ruisseaux intermittents descendant vers la Poussonne, affluent du Palais qui se jette dans le Lary. Le ruisseau de la Laine fait la limite nord-ouest.

Il y a aussi quelques petits étangs dans la forêt, et des sources comme le Font Rouil au nord, la Fontaine de l'Aiguillon, ...).

Gestion des eaux Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Isle - Dronne ». Ce document de planification, dont le territoire regroupe les bassins versants de l'Isle et de la Dronne, d'une superficie de , a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin de la Dordogne (EPIDOR).. Il définit sur son territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le troisième SDAGE du Bassin Adour-Garonne qui couvre la période 2022-2027, approuvé le ..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à ). Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Rioux-Martin à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Yviers est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (55,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (56,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (37 %), zones agricoles hétérogènes (32,2 %), terres arables (22,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (6,6 %), zones urbanisées (1,3 %), prairies (0,2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs Le territoire de la commune d'Yviers est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), feux de forêts et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Risques naturels Yviers est exposée au risque de feu de forêt. Un plan départemental de protection des forêts contre les incendies (PDPFCI) a été élaboré pour la période 2017-2026, faisant suite à un plan 2007-2016.. Les mesures individuelles de prévention contre les incendies sont précisées par divers arrêtés préfectoraux et s’appliquent dans les zones exposées aux incendies de forêt et à moins de de celles-ci. L’arrêté du règlemente l'emploi du feu en interdisant notamment d’apporter du feu, de fumer et de jeter des mégots de cigarette dans les espaces sensibles et sur les voies qui les traversent sous peine de sanctions. L'arrêté du rend le débroussaillement obligatoire, incombant au propriétaire ou ayant droitLe débroussaillement s'applique notamment aux abords de constructions, chantiers, travaux ou installations sur une largeur de (selon un principe du droit des assurances, tout propriétaire est tenu d’assurer la protection de ses biens), et de minimum de part et d’autre des voies privées y donnant accès.., chapitre Feux de forêts..

vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux d'Yviers. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 79,1 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,4 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, sont en aléa moyen ou fort, soit 73 %, à comparer aux 81 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune..

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1986, 1988, 1999, 2009 et 2012. Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999.

Risques technologiques Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une ou des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence, chapitre Risque transport de matières dangereuses..

Toponymie Les formes anciennes sont Iverio en 1083-1098, Vier en 1109, Yverio en 1100.

Selon Talbert, l'origine du nom d'Yviers remonterait à un nom de personne gallo-romain Iberius, dérivant du nom du peuple des Ibères, ce qui correspondrait à Iberius [fundus], « domaine d'Ibérius »Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928. A.Dauzat, quant à lui, préfère une origine germanique de ce nom : Ew-hari.

Le "s" final a été ajouté plus tardivement, probablement bien après la guerre de Cent Ans lors de la francisation du nom.

La commune a été créée Yviers en 1793 du nom de la paroisse.

Histoire Des vestiges antiques témoignent d'une ancienneté de l'occupation, en particulier des objets de l'époque romaine (céramique sigillée, tegulae, colonne de marbre, pointes d'amphores), à la combe de Saint-Front en dessous de Chez Camus, et aux Justices, autour du bourg, indiquant de probables emplacements de villas. Dans un puits fouillé en 1872, on a aussi retrouvé 17 urnes rangées debout, au milieu de faïence plus grossière et fragments de tegulae.

Au Moyen Âge, le diocèse de la paroisse d'Yviers était celui de Saintes, la Tude faisant la limite avec celui de Périgueux.