Le Paysandu Sport Club est un club de football brésilien basé à Belém au nord du Brésil. Il évolue en Série C .

Le Paysandu est 51 fois champion Parazão, le championnat du Pará de football. Le a également remporté deux fois le championnat brésilien de Série B, deux fois la Copa Norte, et sa plus grande fierté depuis 2002, vainqueur de la . Cette dernière victoire lui a permis de se hisser au rang de seul club de football nord-brésilien qui a participé à la Copa Libertadores en 2003.

Son surnom, le résulte du mélange de deux symboles de l’équipe : le qui est le surnom qui a été donné à la mascotte du club créée en 1948 et la est le surnom du stade où évolue le club, dont le vrai nom est Estádio Leônidas Sodré de Castro.

Histoire Fondation thumb|alt=Belém, au nord du Brésil|le club est basé à Belém, dans l'état du Pará, au nord du Brésil L’histoire du Paysandu commence réellement le , lors de la demi-finale du championnat Paraense opposant les deux équipes de Belém, Norte Clube et Guarany. À la suite d'une grossière erreur d’arbitrage, c’est le Guarany qui parvient à se qualifier pour la finale, avec un but d’avance sur son adversaire. La finale voit alors s’opposer le Guarany et le rival du Norte Club, le Grupo do Remo. Aujourd’hui, le Grupo do Remo (Groupe d'aviron en français) existe sous le nom de Clube do Remo (Club d'aviron).

Cette année-là, le Norte Club avait de très grandes chances de gagner la compétition. La direction de l'équipe décide de faire appel à la Federação do Para de Futebol (FPF)Fédération du Pará de football. C'est elle qui est chargée des évènements sportifs en tout genre dans l’état du Pará. pour demander de rejouer le match de demi-finale, considéré comme mal arbitré. L'appel fut rejeté par la fédération. Le Norte Club ne voulut pas en rester là, et imagina différentes manières de lutter plus efficacement contre les injustices et les erreurs d’arbitrage. L'idée principale était de reformer le club dans le but de le rendre plus fort, plus populaire. Hugo Manoel de Abreu Leão, joueur à l'époque de l'équipe du Norte Club devint très rapidement le chef de file du mouvement.

Le , l'un des journaux du Pará (O Estado do Pará) fait pour la première fois mention d'une nouvelle équipe de la capitale de l'état, Belém, qui va se baser sur l'aviron et le football. Le Grupo do Remo étant le grand rival du Norte Club, le but était de faire de ce nouveau club une association omnisports, ne reposant plus uniquement sur le football, mais aussi sur l’aviron comme le Remo.. Cette équipe s'appelle Paysandu Club. Le de l'année suivante, le même journal parle d'une réunion le lendemain à 20 h., qui aura pour but de donner une direction à la nouvelle équipe, encore inconnue du grand public.

Le lundi , à 20 h 15, l'assemblée (composée de 42 membres environ, principalement du Norte Club, mais aussi d’autres petites équipes de l’état) se réunit, et décide d'élire officiellement à l'unanimité Hugo Manoel de Abreu Leão à la tête du mouvement. Ce dernier décida de donner le nom de Paysandu Foot-Ball Club à la nouvelle équipe. Le nom de Paysandu fut choisi en mémoire de la marine brésilienne, lors de la prise de la ville de Paysandú en Uruguay, lors de la Guerre contre le Paraguay. Cependant, cette décision sépara l'assemblée en deux. Ceux qui étaient contre ce nom, formèrent par la suite une autre équipe, le Time Negra (aujourd'hui souvent considérée comme équipe B du Paysandu, avec qui ils s'échangent des joueurs lors des matchs de faible importance).

Le président fut élu, Deodoro de Mendonça, pour l'année 1914. Il était accompagné du vice-président, Eurico Amanajás, les secrétaires Arnaldo Moraes et Humberto Simoões. La trésorerie était tenue par Gastão Valente. Le club avait pour but de rivaliser contre le Grupo do Remo, et pouvoir très rapidement se hisser parmi les meilleurs du pays A História do Paysandu Sport Club 1914-1995 -. Mais le , lors de la troisième réunion de la direction, il fut proposé aux membres de rejoindre directement la fédération du Pará de football, ce qui fut majoritairement approuvé. Le Paysandu troqua de nom pour l’occasion, passant de Paysandu Foot-ball Club à Paysandu Sport Club, nom qui demeure inchangé jusqu’à aujourd’hui ..

Le premier match du jeune Paysandu eu lieu le dimanche à 16h, à l’occasion du Parazão 1914, dans le stade prêté pour l’occasion, de l’entreprise Firma Ferreira & Comandita, qui l’avait construit. Il y avait énormément de personnes pour l’époque, environ 2000, et la marraine Mille Isolina Coutinho, baptisa le stade avec le champagne. Ce fut Deodoro de Mendonça qui donna le coup d'envoi, touchant la balle du pied. Le vainqueur de ce match fut le Remo, par 2 buts à 1. La différence fut faite à cause d'un pénalty sur la fin du jeu.

La première équipe était composée par: Romariz; Bayma, Silvio; Jaime, Moura Palha, Mitchel; Hugo Leão, Garciaa, Guimarães, Mateus e Arthur Morais. Hugo Leão aura été connu principalement dans le club pour deux choses. La principale est sa déclaration en 1913 « je vais fonder un club capable de vaincre le Grupo do Remo ». La seconde partage l’opinion. Le , lors du championnat, le Paysandu jouait contre Ipiranga. Le joueur voulut tirer un pénalty, de dos aux buts, avec le talon ; ce fut le de l’équipe dans ce match, qui se solde par une victoire du Paysandu 14x3. Leão fut hué par manque de fair-play, mais aussi acclamé pour un but qui n’est pas facile à faire.

Lors des années suivantes, le Paysandu ne cessa de croître en puissance, et très vite dépassa son rival, le Remo au niveau des titres, malgré les neuf ans qui séparent la création des deux équipes.

Entre 1940 et 1991, les grands débuts +Matchs du Paysandu pour le Campeonato Paraense de 1947DatePaysanduScore18/05Paysandu4 - 2 Tuna15/06Paysandu6 – 1Júlio César20/07Paysandu2 – 1Sport Belém14/09Paysandu1 – 1Remo19/10Paysandu3 – 1Tuna09/11Paysandu2 – 0Júlio César21/12Paysandu2 – 0Remo Les années 1940 sont pour le Paysandu l’ère des premières grandes victoires que les supporters aiment se rappeler. C’est la mise en place de plusieurs acquis. À commencer par le titre de champion invaincu, entre 1942 et 1947 en matière de championnat du Pará de football (il n'y eut pas d'édition du championnat en 1946).

Entraîné initialement par Alfredo Gama et dans les jeux finaux par Nagib Coelho Matni, le Paysandu conquis le titre de « pentacampeão Paraense de futebol » (cinq fois vainqueur du championnat du Parà de football) dans la saison de 1947. L’ Esquadrão de Aço (le surnom de l’équipe donné par les supporters en 1939, grâce à une équipe de buteurs, qui signifie escadron d’acierMagazine Campeão dos Campeões - février 2012) a réalisé un splendide championnat, se sacrant champion invaincu, le tout avant même de vaincre le Remo 2x0 à son avant-dernier match dans la compétition, le . Le Paysandu a joué 8 parties, avec sept victoires, et un nul. Son attaque a marqué 27 buts, et sa défense n’a encaissé que de 7 buts, soit une différence positive de 20 buts. L’avant-centre Hélio a été le plus grand buteur du Paysandu et du championnat, avec 11 buts. Sóia en a marqué 4, Rivas 4, Dengoso 2, Hosana 2, Brias, Guimarães, Adimar et Conde (défenseur de la Tuna) 1 but chacun. Au dernier match, contre Transviário, le Paysandu fut victorieux avec 9 buts à 1. Par la conquête du titre, le Paysandu reçu le trophée « Belas Victorias » (belles victoires), offert par une entreprise de Belém. L’année suivante, est créée la mascotte du club, issue d’une caricature de l’équipe dans le journal ..

La décennie 40 marque aussi deux évènements majeurs dans la rivalité entre le Remo et le Paysandu. Le , le Remo vainc le Paysandu, en pleine Curuzu, 7x2 .. Le score, pour un derby est relativement large. Mais cette supériorité de but est surmontée par le Paysandu, 7x0, le , dans le Baenão (stade du Remo). Aujourd’hui encore, ces deux évènements, et surtout la victoire écrasante du Paysandu sont rappelés par les supporters, faisant référence à une époque où il y avait peu de journaux relatant ces évènements, et qui paraissent compliqués à réitérer de nos jours ..

Les années 1950 et 1960 sont marquées par la venue de géants, comme Quarentinha, ou encore Oberdan et Bené. Généralement, ce sont de ces années que les supporters les plus anciens se souviennent. Un véritable âge d’or du football du Pará.

La plus grosse victoire du Paysandu durant cette époque date de 1965 sur le géant Peñarol .. C’est une victoire inoubliable pour les supporters du Paysandu. Le match s'est déroulé le , avec une victoire de 3 buts à 0, digne pour beaucoup d'être inscrite dans les annales. Le Peñarol de l'époque était une machine à victoires, considéré comme le Barcelone d'aujourd'hui. Il faisait un parcours de matchs amicaux au Brésil, avec quinze victoires à son actif. L'équipe principale était issue quasiment dans son intégralité de la sélection nationale d'Uruguay. Mazurkiewsk, Forlan, Abbadie, Pedro Rocha et Caetano, pour ne citer qu'eux, arboraient le maillot jaune et noir de l'équipe du pays voisin du Brésil. Le Peñarol n'était "que" double vainqueur de la Copa Libertadores, double champion Uruguayen et champion mondial des clubs. L'année suivant ce fait, il devenait nouvellement champion de la Copa Libertadores…. La victoire du Paysandu a tout simplement retourné la ville de Belém. Le Liberal, le plus grand journal de l'État marqua en titre "Le Triomphe du Papão est une victoire pour le Brésil". C'était la vengeance du "maracanasso" (défaite du Brésil face à l'Uruguay lors de la Coupe du monde en 1950, 2x1).

Le grand journaliste de Rio, Nelson Rodrigues marqua "Le Paysandu a un maillot. Même étant simple, il se transforme en un étendard flamboyant […]. Qu'il en soit ainsi, ou autrement, nous sommes en face d'un fait indubitable, que nous ne pouvons ignorer: le Peñarol, qui est réputé pour être formé de l'équipe nationale d'Uruguay, est tombé sur un os Paráense. À présent, écrivant cette chronique, je peux imaginer le brio, la fureur, la soif, la flamme avec laquelle a joué l’équipe du Pará. Le Peñarol est sorti de ce match avec les oreilles qui ont chauffé. Trois à zéro! Une vraie douche froide!".

Outre cette victoire, un immense fait historique pour la Fiel s'est produit ce jour-là dans les tribunes. L'un des supporters présent, le marin et musicien Francisco Pires Cavalcante a eu une inspiration lors de la partie. Pires était un compositeur qui, malheureusement, n'était plus parvenu à composer quoi que ce soit depuis une vingtaine d'années. Très enthousiasmé par la prestation de son Paysandu, Pires a eu une inspiration soudaine. Pris d'une forme de transe il s'est mis, dans les gradins à composer la Marchinha, en hommage au Papão qui était en train de donner une correction magistrale à l'équipe Uruguayenne. À la fin du match, Pires fredonnait cette Marchinha "uma listra branca, outra listra azul, estas são as cores do Papão da Curuzu…" (une bande bleue, l'autre blanche, ce sont les couleurs du Papão de la Curuzu). Le marin venait de composer la chanson la plus populaire du Paysandu… Beaucoup la considèrent d'ailleurs comme l'hymne officiel du Paysandu, ce qui est faux. Cela reste pour énormément de supporters un des "hymnes" Brésiliens les plus entraînant.

À cette époque, le stade de la Curuzu possédait, comme beaucoup de petits stades, des gradins en bois. Les retransmissions télévisées n'étaient pas si courantes pour un match de foot. C’était la TV Marajoara qui couvrait les évènements sportifs, à une très faible fréquence. Pour ce match, il n'existe aucune trace vidéo. Seulement quelques photos, apparues dans les journaux, et certains témoins, gardant précieusement le billet du match…