vignette|Motobécane surnommée la « grise » (1961-1970). La Mobylette (contraction de mobile et de bicyclette) est à l'origine un modèle de cyclomoteur de la marque Motobécane ou Motoconfort équipée du moteur de type AV3. L'AV3 est le nom du premier modèle du cyclomoteur lui même. Puis vont se succéder d'autres types de Mobylettes, équipées principalement des moteurs type AV31, AV35, AV7 et AV10. Parfois même avec une période de cohabitation de deux types de moteur suivant le modèle. Les dernières production seront sous la marque MBK.

Historique L'invention, en 1949, de la Mobylette revient à Éric Jaulmes, directeur technique depuis 1941« À la mémoire d'un Ingénieur », sur motobecane-club-de-france.fr (consulté le 7 juin 2018). et Charles Benoit, son oncle, dirigeant et cofondateur avec Abel Bardin et Jules Bénézech, de MotobécaneLe co-inventeur de la Mobylette est Gardois, sur midilibre.fr, 29 décembre 2011 (consulté le 6 juin 2018).. Déjà quelques années auparavant, l'ingénieur Marcel Morel de chez Monet-Goyon avait fait une étude sur un cyclomoteur de , qui ne sera pas retenu par sa direction. Le premier modèle sera vendu sous l'appellation « Mobylette AV 3 »Notice pièces détachées AV 3 Mobylette, Bibliotobec.org., il est devenu, avec le VéloSoleX, un deux-roues populaire en France des années 1960 aux années 1990. En 1960 est ouvert le site industriel de Rouvroy () entièrement destiné à la production des modèles de la gamme Mobylette. Il emploie jusqu'à ..

Dans les années 1970, le modèle le plus courant est l'AV88, appelé couramment la « Bleue »Du fait de sa couleur uniforme bleu clair., conçue en 1957, que les jeunes aimaient modifier pour avoir de meilleures performances (, culasse de chaudron, carburateur Dell'Orto voire plus, pot de détente bruyant, petit guidon, garde-boue AV en aluminium). Pendant un temps, Motobécane est le plus gros producteur de deux-roues motorisés au monde grâce à ce modèle. Ses surnoms sont multiples, tels que « brêle », « meule »« Bilette », « pétrolette », « tasse à café », « chiotte ». et surtout « mob ». Le nom « Mobylette » est apparu dès le premier modèle, dit « » qui désigne aussi le type de son moteur. Elle a ensuite évoluée avec le moteur AV35, dont le cylindre est en alliage léger revêtu de chrome dur puis le moteur qui abandonne le piston à déflecteur pour un balayage Schnürle à deux transferts, conçu sous la direction d'Éric Jaulmes.

À la fin des années 1970 apparaît le moteur modernisé du 51v, l'AV10 à admission par clapets, conçu par l'ingénieur Eric Jaulmes, qui évite le retour du mélange vers le carburateur et augmente la pression de transfert.

La production de la Mobylette atteindra par an en 1974-1975. La « Bleue » fut produite à quinze millions d'exemplaires.

La marque en déclin pendant les années 1990 en raison de l'obligation du port du casque et face à la concurrence des scooters et des motocyclettes importées d'Asie, la production n'est plus que de par an en 2002. Sa ligne de production n'occupe alors plus que . En 2003, la direction de Yamaha qui a repris MBK en perte de vitesse, décide d'arrêter la production en raison des normes européennes d'émissions contraignantes et la mise en application de la norme pour les motocyclettes en , qui condamnera le produit. Le site de Rouvroy sera préservé par l’attribution de la fabrication de scooters par Yamaha.

Motorisation vignette|Une véritable « Mobylette » Motobécane. Le moteur à deux temps de était avec l', directement dérivé de celui du (cyclomoteur à deux vitesses créé par réduction de la cylindrée, de de la créée en 1938).

Deux modèles Motobécane 99Z et 95TT sont équipés d'un dispositif de contre piston agissant comme un compresseur. Ce moteur, bénéficiant d'un couple très élevé, pour la cylindrée, est utilisé par des fabricants de voiturettes sans permis.

Transmission Au départ, le moteur était en prise directe sur le plateau de la courroie de transmission avec absence d'embrayage automatique.

En 1951, apparait un embrayage centrifuge permettant de conserver le moteur en fonctionnement même à l'arrêt, et donc aussi de disposer d'un éclairage la nuit.

Vers le milieu des années 1950, apparait l'embrayage automatique double-effet « Dimoby », permettant de redémarrer sans pédaler après un arrêt moteur en marche.

Absent des premiers modèles, le variateur de vitesse "Mobymatic" ( Des billes centrifugées déplacent une joue mobile, augmentant ainsi le diamètre de la poulie, le moteur pivote alors vers l'arrière car articulé sur un axe fixé au cadre ) est rapidement devenu la transmission standard« Variateur de vitesses Mobymatic » sur motobecane-club-de-france.fr (consulté le 14 juillet 2018).. Les derniers modèles disposeront d'un allumage électronique plus performant et nécessitant moins d'entretien que l'allumage à rupteurs des modèles précédents.

Démarreur Initialement, le démarrage se faisait grâce à des pédales ou à la poussette, car la réglementation obligeait le fonctionnement en mode « vélo » du cyclomoteur jusqu'en 1982. Un kick apparaitra sur certains modèles plus récents. vignette|MBK 51 Hard Rock, démarrage au kick. Les derniers modèles, comme la , la disposeront d'un démarrage par kick grâce à un système d'écrou cranté sur le vilebrequin situé au niveau de l'allumage sur l' ou par des pignons sur la poulie comme sur les ).

Modèles Cadre tubulaire

Cadre coque

Autres modèles

La « mobylette » aujourd'hui vignette|Une « Mobylette » Peugeot TSR BB Rallye de 1973. En France, dans le langage courant, le terme « mobylette » est devenu, par antonomase Définition de mobylette dans le Larousse.Voir Marque utilisée comme nom., le nom générique donné aux cyclomoteurs ayant l'apparence de la Mobylette Motobécane . Cet abus de langage s'est même étendu aux cyclomoteurs à variateur vendus dans les et 1990 (comme les ou à vario, le Peugeot XP Avenger) car ils ne ressemblaient pas du tout aux scooters. Pour ce type d'engin, on préfère le terme générique de « cyclomoteur » ou en abrégé « cyclo », sauf pour désigner la véritable « Mobylette ».

Ce type de cyclomoteur se rencontre encore parfois dans certaines zones rurales ; mais, en milieu urbain, les scooters (plus pratiques, plus propres avec leur graissage séparé et leurs caches esthétiques, et dont les capacités d'accélération supérieures les rendent plus adaptés à une utilisation « d'un feu à l'autre ») ont remplacé cette famille de cyclos, devenus aussi peu fréquents qu'obsolètes. Certains, cependant, demeurent, même en ville, adeptes de « la mob », moins chère que les scooters ( en très bon état contre au moins ) et surtout que les « mécaboites » (environ ), plus maniable pour se faufiler entre les voitures, moins lourde, plus facile à réparer, et échappant aux modes. En 2015, il arrive encore de croiser des « mobs », entre autres à Paris.

La « mob » est toujours aussi appréciée par ses propriétaires car, contrairement aux scooters, les réparations sont simples, le moteur est facile d'accès et les pièces moins onéreuses que celles des autres .

Depuis la quasi-disparition des 103 et 51 Peugeot dans les magasins, collectionneurs et nostalgiques commencent à s'intéresser à ces cyclos. Les utilisateurs historiques de ces machines ont entre trente et cinquante ans, et la mode du rétro-nostalgique se répandEmmanuel Delfarguiel, « Tourisme : le voyage rétro est à la mode en Indre-et-Loire », France 3 Régions, 28 novembre 2019.. D'un prix faible en occasion (150 à pour un modèle ordinaire en état de rouler), facilement transportable dans une voiture, ne nécessitant pas de compétences très poussées en mécanique et ne demandant que peu de place, les « mobs » deviennent une façon d'entrer à moindre investissement dans le monde de la collection de véhicules à moteur. Les modèles spéciaux qui sont les plus rares ou les modèles anciens en très bon état sont les plus recherchés. Leur cote entre passionnés peut dépasser en 2015 les . Un modèle de type AV88 ou AV89 en état neuf entièrement d'origine peut dépasser les Mobylette, sur comprendrechoisir.com (consulté le 23 décembre 2015). ; les modèles ordinaires à restaurer peuvent être acquis à un prix très raisonnable.

Des rassemblements « mobs » entre passionnés de tout âge avec balade sont souvent organisés un peu partout en France« Insolite : le challenge mob SNSM … quand les fans de mobylette aident le secours en mer », sur francetvinfo.fr, 18 juin 2018 (consulté le 14 juillet 2018)..

Aujourd'hui, la marque renaît en France avec des motorisations électriques :

https://www.mobylette-france.fr/notre-histoire

Notes et références

Annexes

Articles connexes Chez Peugeot : 101, 102, 103, 104 et 105

Autres constructeurs : Kreidler Florett Zundapp ks50 Gitane Testi

Liens externes Didier Ganneau, Motobécane, de la Mobylette au Booster, Éditions techniques pour l'automobile et l'industrie (E-T-A-I). Guide de restauration de mobylettes type Motoconfort, MBK, Motobecane, sur capitaine-mob-custom.com. Site de l'Association Le garage à tasses, consacré aux cyclomoteurs.

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