Le Santos Futebol Clube est un club brésilien de football fondé le et basé dans la ville de Santos dans l'État de São Paulo. Il a été surnommé Peixe (littéralement, « Poisson ») pendant des décennies, mais la mascotte du club est une baleine. Ce surnom évoque la ville de Santos qui est un port, contrairement aux autres clubs majeurs de l'État de São Paulo, plus continentaux.

Santos est devenu la première équipe dans l'histoire du football à avoir marqué, de manière accumulée, en 1998 et en 2004.

Ils jouent habituellement avec un maillot blanc, et un maillot alternatif avec des bandes verticales noires et blanches et des shorts noirs. Toutefois, selon le statut du club, le premier choix de l'équipe est un maillot à rayures avec un short blanc et des bas blancs.

Le club de Santos a été désigné cinquième meilleur club de football du selon la FIFA. Il est notamment célèbre pour avoir compté Pelé dans son effectif pendant la majeure partie de sa carrière (1956-1974).

Historique Débuts du club Le club a été fondé le à l'initiative de trois sportifs de la ville, Francisco Raymundo Marques, Mário Ferraz de Campos et Argemiro de Souza Júnior, qui ont convoqué une assemblée au siège du Clube Concórdia pour la création d'une équipe de football. Les couleurs initiales du Santos FC étaient le blanc, le bleu et l'or, mais comme il était difficile à l'époque de confectionner un uniforme dans ces couleurs, il fut décidé le que le club prendrait les couleurs blanche et noire (alvinegras).

Le premier match officiel du club a eu lieu le , le Santos FC battant le Santos Athletic Club (une équipe composée d'anglais) par 3-2. Le premier but du match a été marqué par Arnaldo Silveira, et est considéré comme le premier de l'histoire du club. Au début de 1913, Santos a reçu une invitation de la Liga Paulista de Futebol pour participer au championnat d'État. Ses débuts ont eu lieu le , contre Germânia, et l'équipe de Santos a été battue par 8 buts à 1. En raison du coût élevé des voyages à l'époque, Santos s'est retiré du championnat, la seule victoire de l'équipe ayant été contre son rival Corinthians (qui faisait également ses débuts dans ce championnat) par le score de 6 à 3. Après avoir renoncé à participer à la compétition d'État, Santos a été accepté dans le championnat de la ville de Santos, et remporta les éditions de 1913 et 1915 sous le nom d'União FC, car l'APEA (la ligue à laquelle le club était affiliée) ne lui permettait pas de participer avec son nom officiel. En 1916, les alvinegros intègrent à nouveau le Campeonato Paulista, et inaugurent la même année leur stade de Vila Belmiro.

Santos a été finaliste des éditions du Campeonato Paulista en 1927, 1928 et 1929. Le club remporte son premier championnat d'état en 1935, en battant les Corinthians 2-0 au Parque São Jorge.

L'ère Pelé

Compétition officielle Vingt ans après ce premier titre, une équipe de Santos emmené par des jeunes talents comme Zito, Ramiro et Vasconcelos gagne le second championnat pauliste du club en battant Taubaté 2-1.

C'est dans ce contexte qu'un jeune garçon de quinze ans nommé Edson Arantes do Nascimento est présenté au club par l'ancien international brésilien Waldemar de Brito. À la fin de 1956, Santos gagne son troisième Paulista, contre São Paulo. Mais, en finale, Vasconcelos se casse la jambe. Pour le remplacer, le jeune Pelé intègre l'équipe pour 1957 et marque vingt buts, sans gagner le championnat toutefois.

C'est en 1958 que Pelé se révèle vraiment. Il gagne la coupe du monde avec le Brésil, et, en club, marque 58 buts en 38 rencontres, gagnant à nouveau le Paulista.

Si le titre lui échappe en 1959 au profit de Palmeiras, Santos réalise un triplé entre 1960 et 1962, se qualifiant pour la Taças Brasil, ancêtre du Brasileirão qui oppose les vainqueurs des différents championnats d’états. Santos remporte l’édition 1961, qui va lui permettre de participer à la Copa Libertadores 1962, la première du club. Ayant survolé son groupe lors du premier tour, Santos élimine l’Universidad Católica en demi-finale et affronte en finale l’ogre de l’époque, double tenant du titre, le Peñarol d'Alberto Spencer. Après une victoire de chaque côté, un troisième match doit départager les deux équipes. Pelé marque un doublé et force un but contre son camp, menant Santos au premier titre continental de l'histoire des clubs brésiliens.

Deux semaines après, Santos affronte et bat le Benfica d'Eusébio en finale de la Coupe Intercontinentale. L’année suivante, Santos conserve ses deux titres internationaux, remportant la Libertadores face à Boca, puis l’Intercontinentale face au Milan AC. Au Brésil, Santos continue de dominer, ne perdant que les Paulista de 1963, 1966 et 1970 sur la décennie 1960, et gagnant cinq Taças Brésil entre 1961 et 1965, ainsi que celle de 1968. Santos, entre 1961 et 1963, réalise l'exploit de gagner neuf titres consécutifs : Paulista 1961, Taça Brasil 1961, Copa Libertadores 1962, Intercontinentale 1962, Paulista 1962, Taça Brasil 1962, Torneio Rio – São Paulo 1963, Copa Libertadores 1963, Intercontinentale 1963. Après 1965, les succès se font plus rare, non seulement sur le continent, avec trois éliminations de suite en demi-finale de Copa Libertadores, mais aussi nationalement, où, hormis une année 1968 hors-norme où Santos fait le doublé Paulista-Tournoi RGP et gagne l'éphémère Supercoupe intercontinentale, Santos ne domine plus.

Pelé ne gagnera jamais le championnat brésilien unifié, né de la fusion en 1971 de la Taça et du tournoi RGP. Un an après avoir gagné son dernier trophée avec le club, le Paulista 1973, en inscrivant 26 buts, Pelé prend sa retraite le , après 1118 matchs et 1090 buts.

Les tournées amicales

Avec la célébrité de Pelé et l'engouement autour de la séduisante sélection brésilienne de 1958, Santos se lance dès 1959 dans une série de tournée autour du monde, où le club affronte contre des sommes d'argents très lucratives la plupart des grandes équipes de l'époque. Entre mai et , par exemple, Santos dispute 22 matchs en Europe. Les saisons de Santos se ressemblent : une tournée en début d’année, au Brésil ou dans un pays d’Amérique du Sud, ensuite le tournoi Rio – São Paulo (puis tournoi Roberto Gomes Pedrosa), une autre tournée à la mi-saison (d’abord en Europe en fin de saison pour les clubs européens, puis également en Afrique et aux États-Unis), et enfin le championnat paulista et la Taça Brasil. Le club participe à un nombre de matchs démesurés, parfois plus de cent par année. À trente-deux reprises au cours de sa carrière, Pelé a disputé un match alors qu’il avait déjà joué la veille (pour 24 buts). Il est certain que cette accumulation de match a joué un rôle dans les blessures que subit Pelé à partir de 1965..

En 1971, le Santos FC se lance dans une tournée de matchs amicaux en Amérique du Sud et centrale. Les joueurs du club se rendent alors en Bolivie, Colombie, au Panama, Surinam et au Salvador, mais aussi dans la Caraïbe, en Guadeloupe, Jamaïque, Haïti et en Martinique. En Martinique, Pelé et ses coéquipiers affrontent une sélection des meilleurs joueurs locaux. Le match a lieu le , au stade Louis-Achille, à Fort-de-France. Le score final (4 à 1 pour le Santos FC) est anecdotique devant le contexte du match, qui éclaire l'immense popularité de Pelé à l'époque.

Ce match de gala est organisé par la Ligue martiniquaise de football (LMF) pour relancer le football martiniquais alors en pleine crise. Le prix du billet pour entrer au stade et voir ce match de prestige est multiplié par 10, passant de à , pour pouvoir payer le cachet demandé par le club brésilien. À l’époque, le Santos FC se déplace pour des matchs amicaux, moyennant un cachet entre par match. Dans les années 1970, le Santos est le club qui demande, pour ces occasions spéciales, le plus gros montant au Brésil. C’est aussi l’un des cachets les plus élevés au monde. En Martinique, l’annonce du prix du billet engendre de nombreuses manifestations, notamment menées par les étudiants d’extrême-gauche du GAP (Groupe d’Action Prolétarienne) qui revendiquent « Nous irons voir Pelé sans payer ». Entre les grèves, les campagnes de tracts, les graffitis et les manifestations à Fort-de-France, où les jeunes et la police s’échangent cocktails molotov et lacrymogènes, le mouvement prend tant d’ampleur que le gouvernement français décide alors en urgence de retransmettre le match en direct à la télévision via l’ORTF local (aujourd’hui appelé Martinique Première). C’est la toute première fois qu’un direct télévisuel est organisé dans l’outre-mer français.

En 2014, le documentaire « Nous irons voir Pelé sans payer »., réalisé par Gilles Elie-Dit-Cosaque, revient sur ce match et sur ses conséquences sociales en Martinique, au travers des interviews des anciens joueurs du Santos FC et de Martinique, mais aussi de journalistes, des spectateurs du match et bien sûr des anciens militants qui ont mené la fronde.

L'après-Pelé Après que Pelé ait quitté Santos en 1974, le club se reconstruit autour d'un noyau de jeunes joueurs athlétique comme Juary, Pita, Aílton Lira et João Paulo, ce qui lui vaut le surnom de Meninos da Vila (traduit sommairement, les gamins de la ville). Cette génération gagne les Paulista 1978 et 1984, mais échoue face au Flamengo de Zico en finale du championnat brésilien de 1983.

Santos ne revient au sommet qu'une décennie plus tard, perdant le brasileiro lors d'une finale controversée contre Botafogo en 1995. Deux ans plus tard, en 1997, les alvinegros remporte leur cinquième tournoi Rio-São Paulo, puis la Coupe Conmebol l'année suivante. En 2002, pour les 90 ans du club, Santos a remporté le championnat brésilien, à nouveau grâce à un noyau de joueurs issus de son centre de formation, autour de Diego, Robinho, Renato, Elano, Alex et Léo. L'année suivante, en 2003, avec la même assise, le club a été finaliste de la Copa Libertadores, s'inclinant contre Boca Juniors.

En 2004, l'équipe perd en quart de finale de la Copa Libertadores contre le champion de Colombie Once Caldas. Dans le championnat Paulista, elle va jusqu'en demi-finale. Mais, surtout, le club, entrainé par Vanderlei Luxemburgo, renforcé par Ricardinho et Deivid, remporte le brasileiro tout en marquant le plus grand nombre de buts de l'histoire de cette compétition (103).

En 2009, Luis Álvaro de Oliveira Ribeiro se présente pour la deuxième fois (il avait été battu en 2003 par Marcelo Pirilo Teixeira) au poste de président du club, lors d’élections marquées par des manifestations. Il est alors élu avec le nombre de votes le plus élevé de l'histoire du club (1882 votes pour 62 % des voix) et prend la place de Teixeira Em eleição confusa, Luis A. de Oliveira Ribeiro é o novo presidente do Santos.

Dès sa prise de fonction, Luis Álvaro devient le président à remporter le plus rapidement un titre depuis sa prise de fonction, avec le Paulista 2010, en seulement 30 matchs (dont 23 en championnat) Luis Álvaro é o mais rápido presidente campeão do Santos.

Un de ses faits d'armes majeurs au début de son administration, est l'obtention sous forme de prêt de la star brésilienne Robinho de la part de Manchester City. Pour réussir à payer le salaire de l'attaquant international, Luis Álvaro demande l'aide de différents partenaires.

Cinq mois après sa nomination, Santos remporte son tout premier titre en coupe du Brésil. Le club n'avait pas remporté deux titres durant la même année depuis 1968.

Pour obtenir des succès, Luis Álvaro fait augmenter la masse salariale du club, et conserve les nombreux joueurs prometteurs formés au club comme Neymar ou Paulo Henrique Ganso, très convoités par des gros clubs européens.

En 2010, Santos réalise un gros coup en faisant venir le joueur de Galatasaray Elano Santos fecha com Elano pelo sonho do tri da Libertadores.