La famille de Gourcy, anciennement de Gorcey, de Gorcy, est une famille subsistante de la noblesse française, d'extraction chevaleresque, originaire de Lorraine. Sa filiation remonte à Richer, seigneur de Gorcey vivant dans la seconde moitié du .

Cette famille compte parmi ses membres des officiers supérieurs et généraux, des chambellans, des chanoines.

Histoire Les auteurs d'armoriaux générauxMalgré la qualité de ces ouvrages, il est difficile, au vu de leur caractère de généralité de les citer contre des auteurs beaucoup plus spécialisés et de grande fiabilité tel Dom Pelletier. Jougla de Morena par exemple n'a pu que reprendre l'existant, là où Pelletier travaillait sur les documents originaux, documents qui pour certains ont depuis disparu. admettent tous que cette filiation est, au moins, prouvée à partir de Jean. Chevalier qui, en 1270, était compté au rang des seigneurs fieffés du comté de BarFrançois Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois Dictionnaire de la noblesse... 1774, page 305 Charles Emmanuel Joseph Poplimont "La Belgique Héraldique", 1866, page 83 et suivantes.Henri Jougla de Morenas "Grand Armorial de France, volume 4, page 189.. D'après une tradition peu étayéeYvan Christ "Guide des châteaux de France Meurthe-et-Moselle", 1985 page 63 : « Une tradition peu convaincante fait sortir les seigneurs de Gorcy d'une ancienne famille irlandaise établie en Lorraine au milieu du et qui aurait donné son nom au village.», certains auteurs lui donnaient sans preuves documentaires une origine mythique irlandaise et carolingienne Jean Cayon "Ancienne chevalerie de Lorraine, ou, Armorial historique et généalogique des maisons qui ont formé ce corps souverain" 1850, page 88..

La famille de Gourcy remonte sa filiation suivie, selon un certain nombre de généalogistes, à Jean, seigneur de Gorcey, vassal du duc de Lorraine en 1270 . D'autres sources posent cependant pour certaine la date de 1218Dans le même sens: notes du Général de La Taille et de Xavier de Gourcy 1911 où Godeffroy de Gorcey, avec un seigneur de Beauffremont, se porte caution d'une somme empruntée par le duc de Lorraine à l'évêque de Metz. Cet acte faisant mention du père de Godeffro, Richer, chevalier (« miles ») qui vivait vers 1160. Le document est, par exemple, mentionné dans l'almanach de Gotha 1831Dans la section "reichsständischen gräflichen Familien".

De même, Eudes ou Huins de Gourcy, fils de Richer et père de Jean, se porta caution en 1265 de Thibaut, comte de Bar. La filiation est ainsi prouvée par suite d'actes non contestés depuis Richer né au milieu du .

Cette famille fit partie au des petits chevaux de Lorraine (terme honorifique peu juridique qui s'appliquait à une dizaine de familles d'extraction chevaleresqueE de Séréville & F. de Saint-Simon "Dictionnaire de la noblesse française" page 64. et qui fut sans doute « inventé » au Société d'archéologie lorraine et du Musée historique lorrain, 1876, page 178.).

La famille de Gourcy reçut les titres de baron de Gorcy en 1623, comte du Saint-Empire en 1709, comte de Gourcy par lettres patentes du duc de Lorraine du 22 décembre 1713.

La famille de Gourcy se divisa en de nombreuses branches qui quittèrent progressivement la Lorraine pour l'Autriche (dès la première partie du par l'incitation du duc de Lorraine François, devenu empereur du Saint-Empire), le Val de Loire, le sud de la France ou la Belgique à la suite des persécutions révolutionnaires. La comtesse de Gourcy-Droitaumont, abbesse de Remiremont, ou la comtesse de Gourcy-Pagny, abbesse d'Épinal, furent massacrées ou guillotinées. De l'Autriche certains partirent jusqu'en Hongrie ou en Pologne russe sous les noms de Gourcy-Longuyon ou de Gorski.

Les comtes de Gourcy-RécicourtRécicourt est un nom de fief, et non le nom d'une famille éteinte: ainsi il ne faut pas mettre de tiret entre Gourcy et Récicourt. subsistent en France et les comtes de Gourcy-Serainchamps en Belgique.

Personnalités Les personnalités de cette famille sontconsulter la thèse de René Jacques, à l'article de M. de La Chesnaye-Desbois et à l'ouvrage généalogique écrit par Charles de Gourcy en 1912. :

Branche de Gorcey Gracillon, seigneur de Gorcey, capitaine-prévôt de Longuyon en 1340. Gérard de Gorcey, seigneur de Villette et Colmey, lieutenant au gouvernement de la place de Damvilliers en 1623, capitaine d'une troupe de 150 hommes d'armes. Créé baron par l'Infante Isabelle-Claire-Eugénie d'Autriche, gouvernante des Pays-Bas. Pierre de Gorcey, capitaine dans l'armée autrichienne (régiment de don Guillelmo Verdugo), tué par les Ottomans au siège de Presbourg en 1635.

Branche de Longuyon Nicolas, comte de Gorcey-Longuyon, capitaine au service de l'empereur d'Autriche. Il se fixa en Autriche où ses descendants portèrent le nom de Gorcey-Longuyon. Pierre de Gourcy « Graf Peter von Gourcy » (1706-1795), général de cavalerie au service du Saint-Empire. , . Colonel puis major général, il achève sa carrière comme Feldmarschall-Leutnant.

Branche de Charey François Antoine de Gourcy, seigneur de Charey, comte de Gourcy de Charey par diplôme du duc Léopold de Lorraine du . Adjudant général au service de l'empereur d'Autriche, lieutenant colonel au régiment d'Eugène de Savoie, chambellan du duc de Lorraine et colonel à la suite du régiment de ses gardes.

Branche de Récicourt Joseph Ignace, comte de Gourcy-Récicourt (1730-1783), présenté de minorité dans l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem en 1745de La Roque (1891) col 105, cornette au régiment de Fouquet, commandeur de l'ordre de Saint-Étienne de Toscane, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis. Charles Henri Innocent, comte de Gourcy, né le à Verdun, décédé le , fils du précédent, capitaine au régiment royal Lorraine-cavalerie, capitaine de la louveterie du roi Louis XVI, chevalier de l'ordre de Saint-Louis, il émigra à Vienne avec sa femme et son fils (Conrad). Sera promu maréchal de camp sous la Restauration. Conrad, comte de Gourcy, né le à Nancy, décédé le à Pont-à-Mousson, fils du précédent, capitaine de la Garde royale puis chef de bataillon d'infanterie. . Des années 1840 jusqu'aux années 1865, il sillonna l'Europe, notant toutes les initiatives et progrès qu'il constatait. Charles Antoine, comte de Gourcy-Récicourt, dit vicomte de Gourcy (1801-1858), frère du précédent, lieutenant des gardes du corps du roi, écuyer de main puis écuyer cavalcadour du roi Charles X. Henri de Gourcy, né en 1830 au château de Jallanges, mort en 1906 au château de Chaltrait, fils du précédent, capitaine de cavalerie et graveur amateur, chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur. Albert-Gabriel, comte de Gourcy, (1827-1911), frère aîné du précédent et du suivant, colonel, officier au 11e régiment de dragons, maire de Coulmiers. C'est sous son mandat qu'eut lieu la bataille de Coulmiers, en . Gaspard, comte de Gourcy (1843-1924), frère du précédent, juriste, il s'engagea comme zouave pontifical. Propriétaire d'un vignoble dans le Gard. Charles, comte de Gourcy (1883 à Saint-Gilles-du-Gard - 1956 à Arcal, Vannes), fils du précédent, officier au 122e régiment d'infanterie, croix de guerre 14-18, docteur en droit ayant rédigé sa thèse (droit économique et historique) sur La Foire de BeaucaireThèse dirigée par le professeur Huvelin, université de Poitiers.. Il fut mobilisé en et grièvement blessé lors de la sanglante journée du , par des tirs de mitrailleuses allemandes durant la défense de LunévilleCitation à l'ordre du 122 datée de 1915, signée du lieutenant colonel Henry. Une rue de Vannes porte son nom.

Branche de Mairy-Mainville Jean-François de Gourcy (né vers 1650 et décédé à Mainville le ), seigneur de Mainville et de Ville-aux-Prés, épousa le à Mainville, Anne-Scolastique D’Albord (ou Del Bord, née vers 1656 et décédée à Mainville le ), fille de Louis, commissaire des guerres au service d’Espagne, et de Barbe-Sabine de Xivry, qui le rendit père de : 1° Florimond, qui suit ; 2° Gaspar, marié en Pologne ; 3° Gabrielle-Catherine. C’est Anne Scholastique qui fit construire, à Mainville, la chapelle d’Albord (référencée sur la carte de Cassini), aujourd’hui chapelle Sainte Barbe toujours présente actuellement au bord de la route départementale 643. Florimond Claude, comte de Gourcy, seigneur de Mainville et de Ville-aux-Prés, colonel d’Infanterie (né à Mainville le et décédé à Mainville le ), épousa le à Mairy Marie-Claire de Serainchamps de Mairy (né à Mairy le et décédée à Mainville le ), fille du baron Jacques de Serainchamps, seigneur de Saulny et de Mairy. De ce mariage naquirent : 1° André-Mathieu (1718-1802), qui suit ; 2° Isaïe-Fréderic (né en 1720), seigneur de Récicourt par achat ; il alla s’établir en Amérique, et y mourut sans descendants ;3° Antoine (né en 1724), seigneur de Ville aux pré ; 4° Joseph, officier de cavalerie, au service impérial ; 5° Marie Reine Thérèse (1717-1754), sans alliance ;6° Marie Claire Antoinette (1730-1787), mariée le , à Gabriel de Reumont (1721-1802), Chevalier du Saint Empire, seigneur de Flassigny-la-Petite, de Flassigny-la –Grande, de Torgny, de Bazaille, de Blagny ; 7° Paul Albert Nicolas (né en 1722). André-Mathieu (né à Mainville le - décédé à Mainville le ), comte de Gourcy, seigneur de Mainville, chevalier de Saint Louis en 1760, ancien capitaine de grenadiers au régiment de Bouillon Infanterie, puis major du régiment de la Royal-Barrois infanterie, épousa par contrat du , Marie-Angélique de Gourcy-Charey (né à Charey le et décédée à Mainville le ), sa cousine germaine, fille de François-Antoine, comte de Charey, et de Louise-Marguerite-Thérèse d’Argentier. De cette union ils eurent : 1° Charles-Alexandre-Joseph de Gourcy-Serainchamps (1751-1806), qui suit, 2° Joseph-Isaïe, chanoine comte de Lyon, 3° Paul-Joseph de Gourcy de Mainville, aussi chanoine comte de Lyon, a été baptisé à Mainville le , 4° Marie Victoire, baptisée à Mainville le , 5° Marie Anne Victoire Angélique, née en 1749 et elle s’est mariée à Mainville le , 6° Marie Louise, née en 1752, 7° Marie Angélique Joséphine, née en 1754, 8° Marie Catherine, née en 1750. Il eut deux filles dont elles sont devenues chanoinesses. La première chanoinesse d’Epinal, élue abbesse en 1788, et la deuxième chanoinesse de Remiremont. Le comte Charles-Alexandre de Gourcy-Serainchamps (né à Pont-à-Mousson le et décédé à Vezin le ) est l'auteur de la branche de Gourcy-Serainchamps dont il releva le nom à l'extinction de cette famille. Il était l'héritier général de la comtesse de Serainchamps, à la condition que son nom de famille soit perpétué. Charles de Gourcy, seigneur de Mainville, Brabant, Lomerange et Trieux, épousa Marie-Isabelle de Mettecoven d'Opleeuw (1769-1820) et résida dans le château de Melroy à Vezin en Belgique. Considéré comme émigré de la Révolution française, il fut déchu de son statut de noble et privé de ses biens à la Révolution Française. Il s’établit ainsi en Belgique où il fonda une famille dont les descendants portent toujours actuellement son nom. Charles-Alexandre-Joseph ne vécut pas assez longtemps pour retrouver son statut de noble. Il a eu trois fils et une fille qui ont demandé et obtenu le statut noble en Belgique. Au cours du temps, l'orthographe du nom de famille « Serinchamps » a évolué en « Serainchamps » avec ou sans « s » à la fin du nom. Paul-Joseph de Gourcy de Mainville, né en 1756 à Mairy-Mainville et mort en 1808, chanoine-comte de Lyon en 1771, fils d'André Mathieu de Gourcy.

Branche d'Allamont Pierre Paul, comte de Gourcy-Allamont (1705-1794), seigneur de Villers, chambellan de l'impératrice et , colonel commandant un régiment de cuirassiers à son service. François-Joseph, comte de Gourcy-Allamont (1706-1788), colonel commandant le régiment de Savoie au service de l'empereur d'Autriche. Pantaléon-Olive-Joseph, comte de Gourcy-Allamont dit le comte d'Aulnay (1707-1800), chambellan de l'empereur d'Allemagne, , chevalier de l'ordre impérial et militaire de Marie-Thérèse.