Marsilly est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans la partie nord-ouest du département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine). Ses habitants sont appelés les Marsellois et les Marselloises..

De tradition mytilicole et agricole, Marsilly s'est transformée progressivement en une commune résidentielle de la seconde couronne de l'Aire d'attraction de la Rochelle.

Son activité mytilicole et ostréicole, son golf de 18 trous et son chemin côtier paysagé font partie des principaux attraits de la ville.

Géographie Situation géographique Située au nord de La Rochelle, sur le pertuis Breton face à l'île de Ré, Marsilly est avant tout une commune littorale.

Sur un plan plus général, Marsilly est située dans le Sud-Ouest de la FranceCertains y voient une appartenance géographique au Midi de la France — en référence au « Midi atlantique » cher au géographe Louis Papy - ainsi Marsilly comme le département de la Charente-Maritime peuvent être rattachés à deux grands ensembles géographiques, le Grand Sud-Ouest français et parfois le Grand Ouest français., au centre de la côte atlantique dont elle est riveraine, faisant partie du « Midi atlantique »Louis Papy, Le Midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984, p.21.

Le cadre géographique

Marsilly possède un intéressant trait de côte constitué à la fois de falaises et de terres basses qui s'égrènent sur environ cinq kilomètres. Les falaises blanches et calcaires du jurassique surplombent l'océan d'une dizaine de mètres environ. Elles sont situées sur le nord-est de la commune et se terminent à la limite de la commune d'Esnandes au lieu-dit Coup de Vague, ces dernières se prolongent de nouveau jusqu'à la pointe Saint-Clément (toujours sur la commune voisine d'Esnandes) où commence le Marais poitevin. La côte à falaises débute au site de la Pelle, petit port mytilicole situé au cœur du littoral de la commune. Au sud-ouest de la commune et à partir du site de la Pelle apparaît la côte basse qui correspond à un ancien marais comblé dont la zone littorale est adonnée en partie à la mytiliculture, pratique maritime dont l'activité s'est fortement développée à partir de la seconde moitié du . Cette côte basse qui se prolonge au sud-ouest est de nouveau stoppée par une nouvelle côte à falaises à partir de la pointe de Dignolet, située cette fois dans la commune voisine de Nieul-sur-Mer.

C'est dans cette partie du marais comblé qu'a été aménagé en bordure du littoral le grand terrain du golf de la Prée, dont le toponyme explique à lui seul l'origine première du marais qui était un pré salé pour l'élevage bovin.

Communes limitrophes

Hameaux et lieux-dits

Outre le chef-lieu de commune, seul un gros village est présent dans la commune et quelque deux ou trois écarts répartis sur les hauteurs calcaires à l'est de la commune. Nantilly (hameau homonyme de la commune de Nantilly dans la Haute-Saône) est le village principal de la commune après le chef-lieu de commune. Il forme aujourd'hui une unique agglomération avec Marsilly. L'agriculture est à l'origine de quelques écarts qui se sont constitués sur les parties élevées de la commune, correspondant au promontoire calcaire de l'Aunis. Il s'agit notamment des écarts de la Casse, en limite de la commune de Saint-Xandre au sud-est de Marsilly, et de la Richardière, près du golf de la Prée. Quant à l'écart de la Cave, à l'ouest de Marsilly, il a été aggloméré à l'ensemble Marsilly-Nantilly du fait de la poussée urbaine de la commune.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Littoral charentais et aquitain, caractérisée par une pluviométrie élevée en automne et en hiver, un bon ensoleillement, des hivers doux (), soumis à la brise de mer. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de La Rochelle à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Marsilly est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Marsilly, une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de La Rochelle, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

La commune, bordée par l'océan Atlantique, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral.. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des , ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit..

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (82,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (86,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (80,7 %), zones urbanisées (12,1 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (5,2 %), zones agricoles hétérogènes (2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs Le territoire de la commune de Marsilly est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Risques naturels La commune fait partie du territoire à risques importants d'inondation (TRI) de La Rochelle-Île de Ré, regroupant concernées par un risque de submersion marine de la zone côtière, un des qui ont été arrêtés fin 2012 sur le bassin Loire-Bretagne et confirmé en 2018 lors du second cycle de la Directive inondation.. Les submersions marines les plus marquantes des antérieures à 2019 sont celles liées à la tempête du , à la tempête du , aux tempêtes Lothar et Martin des 26 et et à la tempête Xynthia des 27 et . Cette tempête a eu pour conséquence l’instauration de zones de solidarité, où les parcelles considérées comme trop dangereuses pour y maintenir des maisons pouvaient à terme être expropriées (Loix, La Flotte, Nieul-sur-Mer, La Rochelle,…). Des cartes des surfaces inondables ont été établies pour trois scénarios : fréquent (crue de temps de retour de à ), moyen (temps de retour de à ) et extrême (temps de retour de l'ordre de , qui met en défaut tout système de protection)... La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1993, 1999 et 2010, chapitre Risque inondation..

vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Marsilly. Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels, chapitre Mouvements de terrain..

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 4,3 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (54,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, aucun n'est en aléa moyen ou fort, à comparer aux 57 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune..

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1991, 2003, 2005 et 2017 et par des mouvements de terrain en 1999 et 2010.

Risques technologiques Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une ou des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence, chapitre Risque transport de matières dangereuses..

Toponymie De l'anthroponyme gallo-romain Marcilius, suivi du suffixe -acum. Elle est attestée sous les formes Marcileum en 892 et 1195, Marciliaco en 1269.

Histoire Les chercheurs aurait trouvé deux sites à sel protohistoriques (façon qu'avaient les gaulois d'extraire le sel) : le domaine de Marcilius aurait pu être détruit par les pirates au moment des troubles du .

C'est une charte de 892 qui nomme Marcileum pour la première fois. Beaucoup plus tard, en 1185, dans les archives de l'abbaye de Fontevraud, maison-mère de l'Ordre de Fontevraud, Marcileum est mentionné. L'abbaye a des terres et des maisons à Marsilly. La forme du nom n'est pas fixée, Marcileum, Marcilenum, Marcille dans « Le grand fief d'Aunis » qui est un inventaire de toutes les possessions d'Alphonse de Saintonge, frère de Saint Louis, et des sommes qu'il en tirera.

Alphonse de Poitiers