Les Chardons du Baragan (Ciulinii Bărăganului) est un film roumain sorti en 1958, réalisé par Louis Daquin d'après le roman éponyme de Panait Istrati, mais sur un scénario plus conforme au point de vue de la Roumanie communiste de l'époque.
Synopsis Dans le Royaume de Roumanie de 1906, et dans la steppe du Bărăgan, un adolescent, Matache (lire Mataque) et ses parents paysans, vivent péniblement de la terre. Ils quittent leur village dans l'espoir de trouver un meilleur sort, mais la mère meurt après un accident. Pour subsister, le père se fait engager dans une ferme. Après un vol, le propriétaire, un riche boyard, le désigne comme coupable, et lâche sur lui ses chiens qui le tuent. Matache, désormais seul, est recueilli par une famille compatissante.
Les récoltes sont mauvaises, les paysans vivent mal ; les boyards, eux, vivent bien. Au printemps 1907, les paysans poussés à bout se révoltent. La répression est sanglante, les massacres effroyables. Matache, qui a survécu à l'horreur, décide, encore une fois, de partir.
Fiche technique Titre original : Titre français : Les Chardons du Baragan Réalisation : Louis Daquin, assisté de Maurice Failevic Scénario : Louis Daquin, Antoine Tudal et Alexandru Struteanu, d'après le roman autobiographique éponyme de Panaït Istrati Photographie : André Dumaître Cadreur : Philippe Brun Décors : Liviu Popa Costumes : Maria Bortnovschi Musique : Radu Paladi Montage : Eugenia Gorovei Assistant réalisateur : Gheorghe Vitanidis Société de production : Filmstudio Bucuresti Pays de production : Format : Noir et blanc - 35 mm - 1,37:1 Genre : drame Dates de sortie : France : (Festival de Cannes) France :
Distribution Nutsa Chirlea : Matache Ana Vlădescu : Tudoritsa Ruxandra Ionescu : Stana Florin Piersic : Tănase : Marin Clody Bertola : Dudaca Matei Alexandru
Mihai Berechet Benedict Dabija
Maria Tănase
Distinctions
Les Chardons du Baragan a fait partie de la sélection officielle du Festival de Cannes 1958, représentant la République populaire roumaine.
Débat en 1972 vignette|Le Bărăgan comme « Sibérie roumaine » entre 1948 et 1989 selon Victor Frunză Istoria comunismului în România, EVF, Bucarest, 1999, À la suite du visionnage de ce film, dans un débat télévisé en 1972 (époque où le régime de Nicolae Ceaușescu, qui avait soutenu le « Printemps de Prague », apparaissait dans les médias français comme un communisme indépendant du bloc de l'Est et plutôt sympathique), François Mitterrand, alors en plein processus de constitution du « Programme commun » avec les communistes français, déclara que dans la Roumanie d'avant le communisme, « les boyards s'amusaient à tirer sur les paysans comme sur du gibier », ce qui déclencha les protestations, passées largement inaperçues, de l'historien (exilé en France, professeur à la Sorbonne) et du dissident Virgil Ierunca (autre exilé travaillant à l'ORTF), car outre la fausseté de l'affirmation, au moment du tournage du film comme au moment de la déclaration de François Mitterrand, les étaient le principal lieu de travail forcé des prisonniers politiques de la dictature roumaine, avec une mortalité élevée en raison des conditions de détention et du climatVirgil Ierunca, Au contraire, éd. Humanitas, Bucarest, 1994 et Nicolae Florescu, Emil Turdeanu et le respect de la vérité, in „Jurnalul literar” n° 11, 2000..
Notes et références
Liens externes
Les Chardons du Baragan Festival-Cannes.fr
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