Le de ligne (en néerlandais : ) était une unité d'infanterie de la force terrestre des forces armées belges.

Historique vignette|gauche|La citadelle de Gand, garnison historique du régiment. Le régiment est créé juste après l'indépendance de la Belgique par un arrêté du régent datant du qui renomme le « régiment de Gand » en « de ligne ». Il est fondé sur les bases de l'ancienne afdeeling d'infanterie des forces armées du Royaume uni des Pays-Bas et basé dans la toute nouvelle citadelle de Gand, prise dès le par le corps franc des tirailleurs belges-parisiens commandé par Louis Adolphe Le Doulcet de Pontécoulant. Il prend d'emblée part à la guerre belgo-néerlandaise et repousse l'armée néerlandaise au delà de la frontière entre la Belgique et les Pays-Bas. Durant la campagne des 10 jours, le régiment forme avec le de chasseurs à pied le de tirailleurs, surnommée la Brigade Niellon, intégrée à l'armée de l'Escaut.

En 1839, le régiment prend part par 2 fois à des combats contre l'armée néerlandaise.

En 1870, à l'occasion du conflit franco-prussien, le de ligne est mobilisé dans le cadre de l'armée d'observation et de la défense d'Anvers. Après la démobilisation, le régiment est déplacé successivement dans les garnisons de Namur, Arlon puis Liège avant de revenir à Namur.

En 1894, il est transféré au Petit-Château à Bruxelles. Il y restera jusqu'à la Première Guerre mondiale.

Première Guerre mondiale Lors de la mobilisation, comme tous les régiments de ligne d'active, il est divisé pour donner naissance au de ligne et au de forteresse (chargée de la défense de Liège). Ensemble, ils forment la mixte de la d'armée. Il remporte son premier combat la nuit du 5 au sur les hauteurs du Sart-Tilman. Malgré cela, l'avance allemande n'est pas arrêtée et à la suite des pertes importantes, les 9 et de ligne fusionnent. Les 18 et , le régiment arrête une offensive allemande dans la région d’Aarschot. Le , il combat dans la région de Haacht puis se retire derrière l'Yser. Les 22 et , il participe aux combats à Lombardsijde.

Il passe les 4 années de guerres dans les tranchées : en 1916, il occupe le secteur de Dixmude et de février à , celui de Ramscapelle. Il repousse l'assaut allemand sur Merckem les 17 et . Les 28 et , il défait les Allemands à Stadenberg, fait de nombreux prisonniers mais perd énormément d'hommes. Le régiment atteint la Lys le . Durant le conflit, il aura perdu 35 officiers, 115 sous-officiers et 1000 hommes de troupes.

L'entre-deux-guerres Après une courte affectation à Saint-Trond, le régiment est envoyé en Allemagne en 1919 pour participer à l'occupation de la Rhénanie. Il occupera le secteur Krefeld/Munchengladbach.

Fin 1924, le régiment est rapatrié à Laeken.

Seconde Guerre mondiale Lors du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, le régiment faisait partie, avec le de grenadiers et du de carabiniers de la d'infanterie. Le régiment est scindé en trois pour donner les et d'infanterie de ligne.

Le , le régiment est positionné près du canal Albert dans la région de Klein-Vorst. Le 11, il reçoit l'ordre de se retirer sur la ligne KW. Le , il atteint le canal de Willebroeck. Le , il est posté comme division de réserve dans la région d'Assenede. Dans la nuit du 22 au , il recule encore pour atteindre le canal de dérivation de la Lys près d'Eeklo. Le , le régiment prend le train pour Roulers et prend position à Kachtem où il doit combattre. Il bat en retraite une dernière fois avant la capitulation vers Beveren où le régiment est de facto dissout. Ses pertes se montent à 2 officiers et 45 sous-officiers et hommes de troupe.

Après-guerre En , 6 brigades d'infanterie sont créées en Irlande et en Angleterre. Le de la reçoit le nom de de ligne reprend les traditions du régiment. Il redevient également francophone.

Après sa formation en Irlande du nord d'avril à , le bataillon est déplacé en Allemagne à Sunninghausen. En 1946, le bataillon redevient néerlandophone. En 1947, il prend ses quartiers à Bourg-Léopold jusqu'à sa dissolution le .

Du au , le régiment est réactif et est caserné à Saint-Trond. Il passe ensuite dans la réserve et devient le bataillon de garde de la province du Brabant. Le , le régiment est reformé comme bataillon anti-chars de la d'infanterie blindée à Soest. Le , le bataillon est réduit en une compagnie anti-chars dépendante de la même brigade. En 1992, la compagnie est transférée à la réserve

Drapeau Il reçoit son drapeau le des mains du roi Léopold I sur la place de Malines. Le , il est brûlé au quartier-général du d'armée au château de Wijnendaele pour ne pas être pris par l'ennemi. Un nouvel exemplaire est remis le sur la place Poelaert à Bruxelles au de ligne. Il porte les inscriptions suivantes :

Campagne 1914-1918 Liège Merckem Yser Stadenberg La Lys Anvers Lombardsijde

Ainsi qu'une fourragère et la croix de chevalierRemise par le roi Albert le 29 juillet 1918 à la suite de leur résistance à la bataille de Merckem de l'Ordre de Léopold.

Organisation Le régiment est composé comme suit: 1 compagnie de commandement; 1 compagnie médicale 1 peloton d'éclaireurs 3 bataillons divisés en : 3 compagnies de fusiliers 1 compagnie de mitrailleurs 1 bataillon divisé en : 1 compagnie de mitrailleurs () 1 compagnie anti-chars () 1 compagnie de mortier ()

Divers Dans le , Italie du nord, , ainsi que dans le Visible à 2 minutes 20, Transylvanie, janvier 1918 de la série télévisée Les Aventures du jeune Indiana Jones, l'on peut voir Indiana Jones porter l'uniforme de capitaine du de ligne. Le plus vieux volontaire belge de la première guerre mondiale, Barthélémy Merx, âgé de 64 ans en 1914 et surnommé "Papa Merx", servi durant toute la guerre et jusqu'en dans ce régiment.

Hommages À Bruxelles, longeant le canal, une des rues formant la petite ceinture est nommée Boulevard du de ligne.

Liens externes Marche du de ligne sur Youtube Site de l'amicale des anciens du 9e de ligne.

Notes et références

Catégorie:Unité militaire belge Catégorie:Fondation en 1830