Jean Séailles, né à Paris le et mort le au Plessis-RobinsonÉtat civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970, est un résistant français de la Seconde Guerre mondiale.
Biographie Origine Il est le fils de l'ingénieur Jean Charles Séailles (1883-1967) et de Spéranza CaloAbréviation de Elpis Calogeropoulou (Constantinople, - Paris, ), cantatrice mezzo-soprano, fille d’un peintre réputé de Constantinople, mariés en , et installés à AntonyAdresse à Antony : 22 rue de Verrières (qui devint ensuite 54 avenue du Bois de Verrières). La propriété a été détruite en 1971. avant le printemps 1918. Son grand-père paternel, Gabriel Séailles (1852-1923), était professeur de philosophie en Sorbonne, et sa grand-mère paternelle, Octavie Charles Paul Séailles (1855-1944), était artiste peintre.
Il est le premier des quatre enfants : Jean Séailles (1915-2010). Simone Séailles (1917-1945)Une rue d'Antony porte son nom. Comme son frère Pierre, elle s'illustra dans le réseau Sylvestre-FARMER du SOE. Elle fut arrêtée par la Gestapo dans un café de l'avenue de Wagram à Paris, le , et mourut à Ravensbrück (matricule 47.182). Pierre Séailles (1919-2007), Violette Séailles (1926-1966). Seconde guerre mondiale Avant la Seconde guerre mondiale, il était pacifiste et s'était fait réformer.. Il épouse en premières noces, en 1939, la pianiste Krino Kalomiris (1913-1982), fille du compositeur grec Manolis Kalomiris (1883-1962).
Région parisienne Il s'engagea dans la résistance et se réclame du mouvement « Vengeance », avec son épouse Krino. Il réalisa, plusieurs actions de résistance depuis Paris avec sa sœur Simone Séailles. A partir de , il vit dans la clandestinité., compte tenu de l'arrivée de la Police spéciale à Antony et de l'arrestation de Jacques MagrissoVoir en ligne. Par l'intermédiaire de Vitaly Halberstadt, joueur d’échecs et problémiste, qui lui aussi vivait en clandestinité, rencontre Claude de Baissac, agent du SOE. Leur rencontre donne lieu à la création du réseau Aristide - Buckmaster du SOE, où il seconde Claude de Baissac.
La Mayenne Simone Séailles, son amie Natacha Altovsty et lui-même avaient maintes fois parcouru à vélo la campagne au sud d'Alençon en quête de ravitaillement. Ils connaissaient plusieurs fermes à l'accueil amical, et grâce auquel il survivait en grande partie grâce à ces relations. Tandis qu'il assistait à la déportation de plusieurs de ses proches, Jean Séailles prit la décision au mois de , de devoir quitter Paris avec sa femme et une amie réfugiée russe, Katia Anzi-Stoliarova, une fille de Natacha Klimova. Il s’était lié à un marchand de bestiaux à Saint-Mars-du-Désert.
Il vient s'installer à la Bretellière (aujourd'hui l'Oisonnière) à Saint-Mars-du-Désert.
Connu sous le pseudo commandant Grégoire, il organise le maquis de Saint-Mars-du-Désert, tout en étant adjoint du chef adjoint du réseau Aristide - Buckmaster du SOE et chef départemental des FFI. Il forme avec sa femme un noyau de résistance avec Jean-Marie Dugast (Julien)., Auguste Ledeul (Couraprès), Lemoigne, Maurice Ragot (Adrien), Albert Jardin (Gabriel). Il met en place un réseau de parachutage en prévision du Débarquement de Normandie, au début de l'année 1944. Krino Kaloméris s'engage également dans la résistance. Le groupe se renforce, notamment avec des jeunes réfractaires au Service du travail obligatoire (STO).
Résistance Le , Jean Renaud-Dandicolle revient de Paris accompagné du major Claude de Baissac, agent du Special Operations Executive. À la suite d'un ordre de la France libre, ils doivent s'établir dans le nord-Mayenne. Ils sont installés dans une ferme abandonnée à la Roisière à Champgenéteux par le réseau Navarre de Paul Janvier. Ce dernier cherche à imposer à Janvier l'autorité anglaiseDans son livre Souvenirs de résistance d'un groupe du nord de la Mayenne: réseau Navarre, 1970, 40 p., Paul Janvier indique une interview au Daily Telegraph du 6 juin 1969, où Claude de Baissac se souvient très bien être débarqué, un jour, chez un docteur Janvier, de Bais, mais ne semble plus connaître que Jean Séailles et le groupe F.T.P. de Saint- Mars-du-Désert.. Mis en contact par Paul Janvier, Claude de Baissac s'installe par la suite avec Jean Séailles et le groupe F.T.P. à Saint-Mars-du-Désert. Le groupe de Jean Séailles possède alors un lien avec Londres.
A la Libération, Séailles revint en région Parisienne. Décoré de la Croix de Guerre, il possède la médaille de la Résistance.
Bibliographie Spéranza Calo-Séailles, Figures de résistants. Simone et ses compagnons. Simone Séailles « Violette » dans la Résistance, déportée morte pour la France, lettre-préface du général de Gaulle, introduction par Vercors, Paris, Éditions de Minuit, 1947, 204 p. La Résistance armée. Histoire du Maquis de Saint-Mars-du-Désert. Vue d'ensemble de l'action des FFI sur la limite nord Sarthe-Mayenne. Suivie de la liste chronologique des coups de main et de la liste des membres de la Résistance, Rennes, Le Patriote de l'Ouest (Les Cahiers de la Résistance de l'Ouest), sans date, 30 p.+photos. Rebelles et résistants. Histoire du maquis de Saint-Mars du Désert, Bonneuil-sur-Marne, Impr. Reprographica, 2006, 149 p.
Notes et références
Sources Résistance et maquis : Sur les arrières du front allemand de Normandie en 1944. Résistance et maquis.
Liens externes
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