Marpiré est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, peuplée de Population municipale , légale en ..
Géographie Situation Marpiré est située dans le centre-est du département d'Ille-et-Vilaine.
Communes limitrophes
Relief vignette|left|L'étang de la Corbière.
Le finage communal présente une ligne de hauteurs, des crêtes appalachiennes, d'altitude légèrement supérieure à (le point le plus haut étant à à la Haute Noë), orientées ouest-est dans sa partie nord et des altitudes moindres dans sa partie sud, s'abaissant jusqu'à d'altitude dans son angle sud-est. Le nord du territoire communal est en partie couvert de bois et forêts (partie orientale de la forêt de la Corbière, elle-même prolongement oriental de la forêt de Chevré, Bois de la Lisière et ses prolongements (Bois de la Herlisse à l'ouest, Bois de Briérue à l'est). Le bourg est vers d'altitude.
Le finage est drainé par plusieurs modestes affluents (qui tous prennent leur source dans la partie nord du territoire communal) de rive droite du ruisseau de Palet, lui-même affluent de rive droite de la Cantache ; l'un d'entre eux, le ruisseau des Landes de Marpiré, délimite même pendant une partie de son cours le sud-est du territoire communal. À l'ouest, le ruisseau de la Gaillardière est un affluent du ruisseau de la Vallée, lui-même affluent de rive droite de la Vilaine. Plusieurs étangs ont été aménagés le long de leur cours, notamment l'étang de la Baluère au sud de la commune, l'étang de la Corbière à l'ouest dans la forêt du même nom, ou encore le Plan d'eau de l'Orée du Bois, à la limite méridionale du Bois de la Lisière.
Le paysage rural traditionnel est le bocage avec habitat dispersé en de nombreux hameaux et fermes isolées.
Géologie Faisant partie du Massif armoricain, la commune, située à la limite nord-est du bassin de Rennes est traversée par des crêtes appalachiennes orientées ouest-nord-ouest - est-sud-est, correspondant aux restes érodés de deux plis anticlinaux et de synclinaux, dits de La Bouëxière et d'Izé, datant du plissement hercynien, formés de roches précambriennes, ordoviciennes, siluriennes, et dévoniennes, des grès et des schistes d'Angers, ardoisiers, pour la bande de la Corbière, des schistes de Saint-Lô et des grauwackes quartzeux pour la bande de la forêt de ChevréCharles Barrois, Le bassin du Ménez-Bélair, "Annales de la Société géologique du Nord ", 1894, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57748152/f327.image.r=Marpir%C3%A9 et A. Bigot, Observations géologiques sur la feuille de Laval, "Bulletin de la Société Linnéenne de Normandie", 1902, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5817987d/f141.image.r=Marpir%C3%A9?rk=665239;2
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Gaillardière, les Landes de Marpiré..
vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de MarpiréLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.. Deux plans d'eau complètent le réseau hydrographique : le plan d'eau de l'Orée du Bois () et l'étang de la Corbière ()..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Arbrissel à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Marpiré est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rennes, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (65,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (66,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (29,4 %), terres arables (25,9 %), zones agricoles hétérogènes (20,5 %), prairies (19,2 %), zones urbanisées (5 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Marpireium en 1157 et capella Marpireii en 1213Amédée Guillotin de Corson, Pouillé historique de archevêché de Rennes, volume 5, 1880, consultable .
Le gentilé est Marpiréen.
Histoire Moyen Âge En 1157, Étienne, évêque de Rennes, confirma Guillaume, abbé de Saint-Melaine, dans la possession de tout le territoire de Marpiré que le baron de Vitré avait donné à son monastère ; cette donation est confirmée en 1213 par Pierre, un autre évêque de Rennes, à Geffroy, autre abbé de Saint-Melaine. Mais, selon Amédée Guillotin de Corson, rien ne prouve que Marpiré était alors une paroisseAmédée Guillotin de Corson, "Pouillé historique de archevêché de Rennes", volume 5, 1880, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k75001z/f142.image.r=marpir%C3%A9. Un aveu rendu au prieur de Notre-Dame-de-Vitré (ce prieuré dépendait de l'abbaye Saint-Melaine de Rennes) datant de 1399 concernant le fief de Marpiré a été conservéChronique d'histoire et de littérature de la Bretagne, revue "Annales de Bretagne", 1907, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k115319g/f176.image.r=Marpir%C3%A9?rk=42918;4.
Époque moderne Selon un aveu de 1546, les habitants de Marpiré devaient fournir un garde forestier et un cheval aux seigneurs de Gazon en Pocé-les-Bois pour la garde des parties de la forêt de Chevré et de l'étang de Chevré qui leur appartenaientM. Etasse, Documents inédits concernant la baronnie de Vitré, "Bulletin et mémoires de la Société archéologique du département d'Ille-et-Vilaine", 1910, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207795g/f103.image.r=Marpir%C3%A9. Selon un autre aveu daté du , le seigneur de Gazon, possédait dans la paroisse de Marpiré le domaine et la métairie de Mainbert [ou Mainberte, ou Mauberte] « maisons, court [cour], (...), issues, fuyes, garennes, bois de haute fustaye, viviers, etc. Comme propriétaires dudit lieu, les Beaumanoir ont droit de prééminence en l'église de Marpiré, droit d'enfeu, (...), bancs à accoudoirs à queue, écussons d'armes et armoiries, tant au dedans qu'au dehors d'icelle église »Édouard Frain, "Une terre, ses possesseurs catholiques et protestants, de 1200 à 1600 : pour faire suite aux «Familles de Vitré»", 1879, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54086453/f132.image.r=marpir%C3%A9
Selon Amédée Guillotin de Corson, il est probable que la paroisse de Marpiré n'aurait été créée que dans la seconde moitié du , son premier recteur ayant été Mathurin Nicolas, cité en 1664, même si les registres de baptême de Marpiré remontent à 1601. Elle aurait été précédemment l'équivalent d'une trève dépendant du prieuré Notre-Dame de Vitré, lui-même dépendant de l'abbaye Saint-Melaine de Rennes. Au , les moines bénédictins de Vitré abandonnèrent pour portion congrue toutes les dîmes levées dans la paroisse au bénéfice du recteur de Marpiré, parfois appelé à tort "prieur" ; ces dîmes étaient levées à la onzième gerbe « dans toute l'étendue de la paroisse sur les froment, seigle, avoine, sarrasin, lins et chanvres »Amédée Guillotin de Corson, "Pouillé historique de archevêché de Rennes", volume 5, 1880, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k75001z/f143.image.r=marpir%C3%A9.
En raison de la présence de bois et forêts, une verrerie a existé à Marpiré à la fin du , créée à l'initiative du duc de la Trémoille, baron de Vitré, et dirigée par des membres de la famille de Cacqueray"Armorial général de France", volume 1, consultable https://books.google.fr/books?id=YiRJAAAAcAAJ&pg=PA112&lpg=PA112&dq=maire+Marpir%C3%A9&source=bl&ots=-6nhpQZCxe&sig=YPNgxnB8TFgUPAA716Vi7_3jMeo&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjIhMnUzJjRAhUDrRoKHWCPBEA4UBDoAQgkMAI#v=onepage&q=maire%20Marpir%C3%A9&f=false (ou Caqueray)Louis de Caqueray, né en 1644, marié le à Aubermesnil-aux-Érables (Seine-Maritime), sieur du Coudray en Marpiré, est décédé le à Marpiré ; Charles de Cacqueray est maître-verrier à Marpiré en 1690, Alexandre de Cacqueray (sieur des Landes, décédé le à Bézancourt (Seine-Maritime ; une de ses filles Servane-Antoinette de Cacqueray des Landes, née le à Marpiré, fut religieuse, voir Fleury Vindry, "Les demoiselles de Saint-Cyr (1686-1793)", 1908, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6374926f/f111.image.r=Marpir%C3%A9?rk=1072966;4) et Antoine de Cacqueray le sont en 1700, voir http://amisverriers.e-monsite.com/pages/histoire/maitres-verriers-de-haute-bretagne.html, issus d'une famille normande de maîtres-verriersRené Kerviler, "Répertoire général de bio-bibliographie bretonne". Livre premier, Les bretons. 7,BROU-CARN, 1886, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58176362/f402.image.r=Marpir%C3%A9?rk=42918;4.
Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Marpiré vers 1778 :
Révolution française Julien Lemarchant fut le délégué de la paroisse de Marpiré à la réunion du tiers état de la sénéchaussée de Rennes lors de la rédaction des cahiers de doléances pour les États généraux de 1789.