Saint-Brice-en-Coglès (prononcé , comme Cogles) est une ancienne commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, peuplée de habitantsPopulation municipale .. Elle a fusionné le avec Saint-Étienne-en-Coglès pour former la commune de Maen Roch. La commune de Saint-Brice-en-Coglès, Village étape depuis 2004, a été la première de France à avoir été labellisée "Village en poésie" (le )Ouest France, jeudi 5 janvier 201 / Site du Printemps des Poètes.
Géographie Situation
Saint-Brice-en-Coglès est situé à au nord-est de Rennes et à au sud du Mont Saint-Michel dans le pays de Fougères. Relief Hydrographie
Des cours d'eau servent de limite communale : la Loisance (affluent de rive droite du Couesnon), après avoir traversé la partie orientale de la commune et traversé le bourg, sépare au nord Saint-Brice-en-Coglès de Coglès, de même que son affluent de rive droite le ruisseau des Échelles qui sert de limite communale avec La Selle-en-Coglès et longe notamment le domaine du château du Rocher-Portail.
Des affluents de la Minette, rivière elle-même affluente du Couesnon, ont leur source dans la partie sud de la commune
Une base de plein air et de loisirs, avec notamment un parcours sportif et des jeux, inaugurée en 1990, a été aménagée autour de l'étang et du bois de la Croix Madame.
Transports Le bourg de Saint-Brice-en-Coglès est un carrefour de plusieurs routes départementales, notamment la D20, axe routier sud-nord, venant de Saint-Hilaire-des-Landes, la D98 venant côté sud de Saint-Marc-le-Blanc, la D102 venant de Baillé et la D155 axe routier ouest-est venant, côté ouest, d'Antrain et se dirigeant, côté est, vers Saint-Étienne-en-Coglès ; une rocade routière contourne le bourg côté sud et est devenue le nouveau tracé de la D 155 dont l'ancien itinéraire est devenu la D 3155 qui relie côté est du bourg, l'agglomération de Saint-Brice-en-Coglès à l'échangeur autoroutier n°30 de la A84, laquelle passe à l'est du bourg de Saint-Étienne-en-Coglès.
Une voie verte a été aménagée reprenant le tracé de l'ancienne ligne ferroviaire de Vitré à Pontorson. C'est aussi partiellement le tracé du GR37 qui traverse toute la commune.
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Sanctus Bricius de Puiniaco en 1050, Sanctus Bricius Pugniacensis au , Sanctus Bricius en Coglais en 1516Chanoine Amédée Guillotin de Corson, Pouillé historique de l'archevêché de Rennes, Rennes, Fougeray et Paris, René Haton, 1880-1886, 6 vol. in-8° br., couv. impr., tome V, 804p., , Disponible sur Gallica..
Le nom de la commune vient de saint Brice, évêque de Tours, successeur de Saint Martin au , et du pays du Coglais dont elle fait partie (sous son ancienne graphie de Coglès).
Le gentilé est Briçois.
Histoire Préhistoire Un talon de hache polie a été découvert dans la commune ; il se trouve au Musée de Bretagne..
Moyen-Âge En 1050, un seigneur du Coglais fait don de 8 acres de terre, situées sur le bord de la Loisance et près de la villa de La Branche à l'abbaye de Saint-Florent de Saumur, qui possédait l'église de Saint-Brice (dénommée ecclesia Sancti Bricii de Puiniaco dans le cartulaire de l'abbaye Saint-Florent de Saumur) dans la paroisse de Puiniac (Puigné) — nom indiquant une origine gallo-romaine. Saint-Brice-de-Puiniac devient Saint-Brice-en-Coglais, cette désignation perdurant jusqu'au milieu du ..
Au Moyen Âge, la seigneurie de Saint-Brice est dans la baronnie de Fougères. Goeffroy de Saint-Brice est le dernier du nom en 1343.
Temps modernes 100px|thumb|left| Armes des Scépeaux : vairé d'argent et de gueules En 1509, Guy de Scépeaux vend la seigneurie de Saint-Brice à Philippe de Montauban, chancelier de la duchesse Anne. La terre de Saint-Brice, qui passe aux Volvire de Ruffec puis aux Guérin de la Grasserie en 1674, est érigée en baronnie par Charles IX en 1566 et en marquisat en 1644. Avant la Révolution, ce marquisat s'étend sur trente paroisses.
Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Saint-Brice en 1778 :
L'église paroissiale est reconstruite entre 1774 et 1776 (sa première pierre est bénie le par l'abbé de Saint-Germain, recteur de la paroisse et l'église achevée est bénie le par Mgr de Girac ; deux petites fenêtres romanes de l'ancienne église furent conservées.
Amédée Guillotin de Corson signale l'existence de 4 chapelles dans la paroisse : Sainte-Catherine de la Motte (mentionnée dès 1428, toujours desservie au milieu du ), Rocher-Portail ( mentionnée déjà en 1682), la Villette (dépendant du manoir du même nom, abandonnée déjà au milieu du ) et Frontigné (signalée en 1676, détruie avant le milieu du ).
En 1785, Louise-Caroline Guérin de la Grasserie épouse le marquis de La Rouërie, héros de la guerre d'indépendance américaine.
Révolution française La population de la commune est favorable aux changements apportés par la Révolution française, surtout après la fin de la Terreur. La principale fête révolutionnaire est celle célébrant l’anniversaire de l’exécution de Louis XVI, accompagnée d’un serment de haine à la royauté et à l’anarchie, fêtée à partir de 1795Louis Dubreuil, « Fêtes révolutionnaires en Ille-et-Vilaine », in Annales de Bretagne, volume 21, tome 4, 1905, (Disponible sur Persée)..
Le , les Chouans menés par Boisguy attaquent Mellé, et le , chassent de Saint-Brice le poste de 200 hommes qui l'occupaient. C'est le début de la première Chouannerie dans le pays de Fougères.
Le , des volontaires et des gardes nationaux de Saint-Marc-le-Blanc fusillent six personnes, âgées de 14 à 53 ans, dans le bois de la Motte, près de l'étang de Dieulegard.
Le Le , François Pilet attaque le cantonnement de Saint-Brice, ce qui marque le point de départ de la Chouannerie de 1815.
Pendant la Restauration, le maire de Saint-Brice, Louis Humbert de Sesmaisons, siège à la Chambre des pairs.
Le plan cadastral de 1833 montre un bourg encore peu important avec juste quelques rues autour de l'église (les rues anciennes sont la place Charles de Gaulle, la rue de l'église, la rue Pasteur, la rue Surcouf, le début de la rue de la Libération et de la rue de Châteaubriand)..
A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Saint-Brice en 1853 :
Des halles-mairie, conçues par l’architecte Charles Langlois, sont construites en 1853 (J(jusqu’au début du le rez-de-chaussée de la mairie, dont les grilles s’ouvraient pour les marchés, servaient de halles). L'église paroissiale est à nouveau reconstruite entre 1855 et 1858 sous la direction de l’architecte Pierre Jourdin ; (Mgr de Saint-Marc en fit la bénédiction solennelle le ) ; de style néogothique, elle est en forme de croix latine ; la tour de l'église précédente (construite sur un sol mouvant, elle menaçait de s'effondrer), qui avait été refaite en 1820, fut conservée.
Le est inauguré le tronçon de ligne du chemin de fer entre Fougères et Saint-Brice-en-Coglès, et le suivant, celui entre Saint-Brice et le Mont-Saint-Michel (Ligne de Vitré à Pontorson). La gare devient alors un centre de grande activité avec l'expédition de granits, du bétail et des autres productions de la région, ainsi que pour le trafic de voyageurs. Les industries comme la laiterie, l'abattoir industriel et les chantiers de granit se sont développées à partir de petites entreprises locales.
Le La Belle Époque L'hospice-hôpital est construit entre 1904 et 1907 (l'établissement compte à l'époque 27 lits, et est divisé en 2 pavillons, l'un réservé aux hommes et l'autre aux femmes) ; son pavillon central est remarqué par la forme de son toit et ses mosaïques dues à Odorico ; l'hôpital a été agrandi à plusieurs reprises dans le courant du (146 lits en 1914). L'hospice-hôpital de Saint-Brice
Saint-Brice-en-Coglès à la Belle Époque
La Première Guerre mondiale Le monument aux morts de Saint-Brice-en-Coglès porte les noms de 91 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux 7 sont morts en Belgique (Alfred Le Porcher et Ernest Rivière, tous les deux dès le à Virton ; Jean Nicolle le à Namur ; Gilles Bazin le ; Pierre Canto le ; Jean Simon et Benjamin Bonnet en 1915) ; Jen Duquesne est mort de maladie en novembre 1914 au Maroc ; Joseph Leporcher est mort le alors qu'il était prisonnier de guerre en Allemagne ; tous les autres sont morts sur le sol français, dont Eugène Boubarne, Paul Clément, Louis Lemarchand, Victor Lenoir, Pierre Mariaux et Jean Souchu, tous les six décorés à la fois de la Médaille militaire et de la Croix de guerre et Joseph Villalard, Ambroise Legros, Paul Guillon, Joseph Guilleux, Yves Drollon, Isidore Carnet et Joseph BerthelotJoseph Berthelot décédé le à Châtillon-sur-Marne (Marne), à ne pas confondre avec un autre Joseph Berthelot, décédé le à Louvois (Marne), tous les sept décorés de la Croix de guerre. Eugène Mellier est décédé des suites de ses blessures le , donc plusieurs mois après l'armistice..
L'Entre-deux-guerres Émile HoudusÉmile Houdus, né le , décédé le . a fait de nombreuses photographies de Saint-Brice-en-Coglès pendant l'Entre-deux-guerres et l'après Seconde Guerre mondiale, disponibles sur le site Internet du Musée de Bretagne, par exemple des photographies du congrès eucharistique tenu en septembre 1930..
Le trafic voyageurs sur la ligne ferroviaire Vitré-Pontorson via Fougères et Saint-Brice-en-Coglès ferme en 1938.
La Seconde Guerre mondiale Le monument aux morts de Saint-Brice-en-Coglès porte les noms de 16 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale : parmi ces victimes, Jean Hamard, tué à l'ennemi dès le début de la guerre le à Sierck-les-Bains ( Moselle) ; Alfred Juguet, André Lebeschu, Isidore Marion, Constant Masson, André Rossignol, tous les cinq morts au printemps 1940 lors de la Bataille de France, ainsi que Alexandre Balluais (mais ce dernier en Belgique) ; Pierre Canto, mort le alors qu'il était prisonnier de guerre en Allemagne ; Pierre Prudor, marin mort en mer le dans le naufrage du sous-marin Surcouf ; Amand Guillon, du 4e régiment de zouaves, mort le en Tunisie ; deux résistants FFI : Jules Frémont, résistant du réseau Ceux de la libération (groupe René Gallais de Fougères), fusillé le à la prison de Stadelheim à Munich et Étienne Lorin, du réseau Manipule, mort au camp de concentration de Mauthausen le ; deux résistants FFL : Denis Forget, du 2e bataillon de marche du Tchad, mort des suites de ses blessures le à Grézac (Charente-Maritime) et Constant Dauguet, marsouin, du 1er régiment de marche du Tchad, mort à Ammersee (Bavière). Les circonstances des décès des deux autres victimes (J. Letranchant et R. Morinière) ne sont pas précisées.
Le , dans l'un de ses derniers numéros avant sa cessation de parution en raison de la Libération, le journal L'Ouest-Éclair écrit que « nos médecins (..) s'affairent infatigablement autour de leur bourgade au hameau de repli. La pénurie des moyens de transports, le mauvais temps et l'insécurité des routes donne à leur dévouement une belle allure. (..) Sans doute les établissements hospitaliers à Saint-Brice, Tremblay, Saint-Georges-de-Reintembault, Saint-Aubin-du-Cormier et ChaudebœufL'hôpital de Chaudebœuf est en Saint-Sauveur-des-Landes., ont-ils été très vite garnis, trop vite, puisque les événements de guerre ramènent presque chaque jour des corps sanglants, mutilés, de nos compatriotes (..) »..
L'après Seconde Guerre mondiale Trois soldats originaires de Saint-Brice-en-Coglès (Bernard Boué, Robert Collombel et E. Goter) sont morts pour la France pendant la Guerre d'Indochine et un (Louis Ménager) pendant la Guerre d'Algérie.
Une maison de retraite ouvre en 1973, devenue par la suite un EHPAD.
En 1975 la mairie, rez-de-chaussée et étage, donc y compris les anciennes halles, sont restructurées pour un devis de 89000 francs..
Le trafic marchandises sur la ligne ferroviaire Vitré-Pontorson via Fougères et Saint-Brice-en-Coglès ferme en 1984, ce qui entraîne la fermeture totale de la ligne.
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