Le Groupe PSA est un ancien constructeur automobile français fondé en 1966 en tant que holding du groupe Peugeot et ayant intégré plusieurs marques européennes, dont Citroën en 1974 et Opel-Vauxhall en 2017. Le , groupe PSA disparaît lors de sa fusion avec Fiat Chrysler, le nouvel ensemble s'appelant Stellantis...

La raison sociale de l'entreprise a évolué au cours de son existence. À sa création, en 1966, PSA est le sigle de Peugeot Société Anonyme. En 1976, avec le rachat de Citroën, le nom devient PSA Peugeot Citroën, puis, en 2016, il est abrégé en Groupe PSA. Outre Peugeot, Citroën et Opel-Vauxhall, il a intégré plusieurs marques sous lesquelles il a vendu de nombreux véhicules, dont notamment Talbot (1978 à 1986), DS (à partir de 2014), Ambassador (à partir de 2017). Il a aussi hérité d'autres marques qu'il n'a pas développées (Panhard, Simca, Sunbeam, etc.).

Acteur industriel majeur dans la construction automobile mondiale, le Groupe PSA vend à la fin des années 2010 près de 4 millions de véhicules, emploie plus de dans le monde et réalise un chiffre d'affaires de plus de . Plus des 3/4 des véhicules sont vendus en Europe, où le groupe est régulièrement leader de plusieurs marchés nationaux (France notamment). En Chine, il est par contre un acteur marginal alors que dans d'autres pays, des partenariats ponctuels lui permettent d'exploiter les opportunités.

Le 4 janvier 2021 la société est absorbée par Fiat Chrysler Automobiles Amsterdam et radiée le 4 février 2021Annonce n° 7176 du BODACC B n° 20210024 publié le 04/02/2021.

Histoire Fondation de PSA

PSA (Peugeot Société Anonyme) est fondé en 1966Jean-Louis Loubet, automobiles Peugeot, une réussite industrielle 1945-1974, Économica, 1990, à Sochaux. Il s'agit en fait d'un transfert juridique de la Société des Automobiles Peugeot qui devient PSA.

Rachat de Citroën La naissance de PSA Peugeot Citroën intervient en Alain Frerejean, Les Peugeot, deux siècles d'aventure, Flammarion, 2006, à la suite de l'absorption de Citroën SA par Peugeot SA en à la demande du gouvernement français, car Citroën est en faillite et au bord du dépôt de bilan.

Peugeot supprime les projets Citroën non rentables et un premier modèle standardisé apparaît, la Citroën LN, qui reprend la carrosserie du coupé Peugeot 104 et le moteur de l'Ami 6.

Rachat de Chrysler Europe Ayant réalisé de bons résultats depuis 1976 grâce à des finances soigneusement gérées, le groupe PSA Peugeot Citroën annonce le Alain Frerejean, Les Peugeot, deux siècles d'aventure, le rachat de Chrysler Europe (4,5 % du marché européen avec Simca en France, Rootes en Grande-Bretagne et Barreiros en Espagne) pour de dollars (1 milliard de Franc français), devenant le européen et mondial derrière General Motors, Ford et Toyota. La cession comprend aussi le contrat de fournitures de pièces détachées à Iran Khodro pour y assembler la Paykan, puis ultérieurement d'autres véhicules Peugeot.. Sur le plan du capital, Chrysler se voit offrir 14,4 % de Peugeot SA, et devient le deuxième actionnaire de référence tandis que la famille Peugeot rétrograde de 49 % à 37 %. Dans le contexte politique de l'époque avec une possible victoire de la Gauche aux élections législatives, l'allié américain complique une éventuelle nationalisation, alors que Chrysler se décharge de ses filiales européennes..

En , Chrysler Europe prend le nom de Talbot, qui avait été racheté par Simca dans les années 1950. Trois marques composent alors le groupe français PSA : Peugeot, Citroën et Talbot. La renaissance de Talbot est difficile : elle tombe au moment du deuxième choc pétrolier et la marque n'a pas de petit modèle à vendre, segment où se fait la croissance du marché. Jean-Paul Parayre fusionne alors les réseaux Peugeot et Talbot en France à l'automne 1980Jean-Louis Loubet, automobiles Peugeot, une réussite industrielle 1945-1974, .

Les affaires ne marchent pas beaucoup mieux pour Citroën et Peugeot confrontés au vieillissement de leurs modèles. De plus, en , les usines d'Aulnay et de Poissy connaissent des grèves dures. Sur place, les syndicalistes de la CGT se battent contre ceux du syndicat maison, la CSL ..

Cette époque coïncide en outre avec l'arrivée chez Citroën, en 1980, de Georges Falconnet à la direction commerciale, et avec lui d'une collaboration suivie avec Jacques Séguéla.

La petite Talbot Samba est lancée en 1981, mais comme les autres modèles Talbot, ses ventes subiront une baisse régulière. À la mi-juillet 1983, Peugeot-Talbot annonce d'emplois, soit 9 % des effectifs du groupe. Le , Jacques Delors déclare : .

Présidence de Jacques Calvet vignette|gauche|redresse|La Peugeot 205, succès européen de PSA vignette|gauche|redresse|La Citroën BX, elle sauvera Citroën de la faillite dans les années 1980. Pour marquer son lancement, elle sera présentée sous la tour Eiffel à Paris. Alors, la famille Peugeot fait appel aux services de l'énarque Jacques Calvet qui est nommé président du directoire. Emblématique et médiatisé, il dirige le groupe durant 13 ans, de 1984 à 1997L'Automobile Magazine , octobre 1997, en le restructurant profondément pour en assurer le sauvetage. La banque d'organes communs aux deux marques lancée par Jean-Paul Parayre est développée méthodiquement, engendrant de grosses économies dans les coûts de revient pour maintenir des prix de ventes compétitifs face à la concurrence.

PSA va alors développer une synergie entre ses marques et développer des projets sur les mêmes bases pour limiter les coûts de production. Grâce aux modèles Citroën BX et Peugeot 205, les deux marques se redressent tandis que Talbot disparaît en France en 1986. La plateforme de la Citroën ZX est reprise par la Peugeot 306, puis par la Citroën Xsara, le Citroën Xsara Picasso et en partie par le premier Citroën Berlingo / Peugeot Partner.

Si Jacques Calvet, dans toute sa communication, conférences de presse, discours, etc., met toujours en avant les deux marques sans jamais privilégier l'une par rapport à l'autre, c'est moins le cas pour les produits. Certains lui reprocheront d'avoir banalisé les modèles Citroën dans les années 1990.

Présidence de Jean-Martin Folz vignette|droite|La Citroën C6, véhicule de la présidence française Jean-Martin Folz succède à Jacques Calvet en 1997.

Après deux ans passés à étudier le groupe et la concurrence au sein de la Direction de la Stratégie, Jean-Martin Folz lance dès son accession à la présidence une politique de plates-formes destinée à structurer tant la communauté de composants entre les véhicules du groupe que son organisation technique et industrielleVoir par exemple cette déclaration page 2 du rapport d'activité de PSA 1998 : "Au début de l'année 1998 le groupe PSA Peugeot Citroën a confirmé les principes de son organisation. Fort de deux marques généralistes, le groupe s'attache à donner à chacune, dans le cadre d'un plan produit cohérent et de stratégies internationales coordonnées, des personnalités clairement affirmées et, dans la mesure du possible, complémentaires. La marque Peugeot comme la marque Citroën disposent ainsi dans les domaines du marketing, du commerce et plus généralement des relations avec leurs clients de l'autonomie nécessaire à la conduite de politiques distinctes et, dans de nombreux cas, concurrentes ; à l’inverse, dans un souci d'efficacité et de recherche d'économies d'échelle, tout l'appareil technique, industriel, administratif et financier du groupe automobile est à présent définitivement unifié. À fin d'obtenir rapidement des réductions substantielles des charges et des délais de développement, des dépenses d’industrialisation, des coûts de production et des prix d'achat des pièces et équipements, une politique de plates-formes à la fois ambitieuse et rigoureuse a été largement développée : en 2001, 75 % des automobiles Peugeot et Citroën relèveront de trois plates-formes, étant entendu que deux véhicules sont réputés relever d'une même plate-forme lorsqu'ils partagent au moins 60 % de leurs coûts de revient. Cette ambition inspire aussi bien le plan produit du groupe, que l'organisation des équipes qui conçoivent les automobiles et suivent leurs évolutions, et que la spécialisation des grands sites de production ; de premiers résultats spectaculaires ont d'ores et déjà été atteints.". Il fait adopter le pilotage par projet des nouveaux développements de véhicules et d’organes mécaniquesArticle "Le projet automobile chez PSA Peugeot Citroën, Revue Technologie , mai-juin 2004, à 8 et fusionne tout l’« amont technico-industriel » (production, études et méthodes) pour ne laisser aux deux marques du groupe que leur structure commerciale, marketing et communication. Il regroupe donc les fabrications des modèles Citroën et Peugeot dans les mêmes usinesJean-Louis Loubet, Histoire de l'automobile française, et renforce le groupe à l'étranger dans les pays à forte croissance (Brésil et Chine).

Pour réduire les coûts de recherche et de production, PSA mène depuis plusieurs années des coopérations ciblées avec d'autres constructeurs, les plus anciennes sont avec Renault (mécanique) depuis 1966 et Fiat avec les filiales Sevel (utilitaires légers Citroën C25 - Peugeot J5) depuis 1978Jean-Louis Loubet, Histoire de l'automobile française, . De nouvelles alliances sont nouées avec Ford (tous les moteurs diesel), Toyota (petite voiture d'entrée de gamme), BMW (moteurs essence) et Mitsubishi (SUV).

Le groupe connaît une nouvelle forte croissance jusqu'à 2003, notamment grâce au succès de la Peugeot 206, Citroën Xsara Picasso, Peugeot 307, aux gammes de moteurs diesel et à la politique de coopération.

L'année 2004 fut, selon les deux directeurs généraux de Peugeot et de Citroën, pour les deux marques du groupe, « convenable » mais contrastée. En Europe, où le groupe avait un important programme de lancement de nouvelles voitures, le phénomène de guerre des prix s'est amplifié, tandis qu'en Chine, la croissance est décevante, le marché étant saturé en constructeurs.

Malgré le lancement en 2005 de la 1007 et du duo Peugeot 107 - Citroën C1, premiers véhicules produits en coopération avec Toyota à Kolin (République tchèque), les ventes continuent à stagner et les résultats à baisser. Au premier semestre 2006, ces derniers subissent une baisse de plus de moitié, ce qui contraint Jean-Martin Folz à annoncer un plan d'économies.

En 2006, les ventes mondiales du groupe, à (dont 68,22 % en Europe, 13,8 % de part de marché), ont baissé de 0,7 %., dont (dont 62,50 % en Europe, 7,4 % de part de marché) pour Peugeot (+1,8 %) et (dont 76,19 % en Europe, 6,4 % de part de marché) pour Citroën (+0,8 %)autoactu.com - l'information automobile professionnelle. Folz annonce son départ. Christian Streiff est choisi fin 2006L'Automobile Magazine , décembre 2006 et lui succède début 2007L'argus automobile, 8 février 2007.

Présidence de Christian Streiff vignette|gauche|La Peugeot Bipper, utilitaire de l'année 2008. vignette|280px|Groupe de propulsion électrique PSA Peugeot-Citroën : à , moteur à courant continu, permettant une vitesse de , avec un ratio fixe ; En arrière en haut: accumulateur nickel-cadmium : capacité 100 ampères-heures, , ; durable et résistant au froid. Chargeur embarqué permettant suppl. par heure. Pour Peugeot 106, Citroën Saxo (les deux best-sellers), Citroën AX, Citroën Berlingo et Peugeot Partner, soit un total de plus de . Photographié au Museum Autovision, Altlußheim. PSA annonce suppressions d'emplois par départs volontaires majoritairement en France en , expliquant que le groupe est dimensionné pour produire 4 millions de véhicules alors qu'il n'en vend que 3,4 millions. Au premier trimestre, le chiffre d'affaires progresse de 6,5 %..