Assérac est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire.. Géographie vignette|gauche|Situation de la commune d'Assérac dans le département de la Loire-Atlantique.

Situation Assérac est situé au nord de la presqu'île guérandaise, à sept km au nord de Guérande, au nord-ouest du parc naturel régional de Brière.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par l'étier de Pont d'Arm, le ruisseau de Kerougas, l'étier de Pont Mahé, l'étier du Foy et divers autres petits cours d'eau..

L'étier de Pont d'Arm, au sud du territoire communal, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Guérande et se jette dans le traict de Pen Bé puis l'océan Atlantique à Mesquer.. Différents petits ruisseaux rejoignent cet étier ainsi que celui de Pont-Mahé au nord via des zones de marais (marais de Pont-Mahé au nord et marais du Mès au sudPLU d'Assérac - étude environnementale, 2025, p.13..

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang du Pont de Fer, d'une superficie totale de ( sur la commune)..

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique d'AsséracLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Littoral Assérac présente une importante façade littorale, formée par : le traict de Pen Bé, un bras de mer dans lequel se trouvent exploitations ostréicoles et mytilicoles, ainsi que plusieurs plages ; la grande baie de Pont-Mahé (qu'elle partage avec la commune de Pénestin) appréciée par les pratiquants des sports de glisse et des sports équestres.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée, caractérisée par une faible pluviométrie en été et une bonne insolation.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Herbignac à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Assérac est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

La commune, bordée par l'océan Atlantique, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral.. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des , ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit..

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (77,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (78,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (37,3 %), zones agricoles hétérogènes (27,5 %), prairies (12,4 %), forêts (8,7 %), zones humides côtières (5,4 %), zones urbanisées (3,2 %), zones humides intérieures (2,2 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (2 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (1,2 %), eaux maritimes (0,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Azarac en 1160 (archives de la Loire-Inférieure)Henri Quilgars, Dictionnaire topographique du département de la Loire-Inférieure, Nantes, 1906, p. 5 (lire en ligne sur DicoTopo) Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Librairie Droz, 1990, , entrée , , (lire en ligne) ; Asserac en 1287; Acérac au et .

Il s'agit d'une formation toponymique gallo-romaine en -acum, suffixe d'origine gauloise locatif à l'origine, puis de propriété. Il s'est régulièrement fixé sous forme de terminaison -ac dans les régions où le breton est parlé ou a été parlé, ailleurs à l'ouest, dans les régions de langue d'oïl, il a évolué en -é.

L'identification du premier élément, probablement un anthroponyme, divise les toponymistes. Les uns considèrent, d'après la forme la plus ancienne, qu’Assérac est une altération d’Azarac et proposent le nom d'homme latin hypothétique *Atiarius (dérivé d’Atius), les autres suggèrent de reconnaître le nom de personne latin .

En breton, le nom de la localité est Azereg, évolution naturelle de la forme ancienne Azarac. Azereg est la forme bretonne affichée par la municipalité sur les panneaux d'entrée de la commune et conseillée par l'Office public de la langue bretonne. La variante Azerieg est également attestéeKeleier an Naoned, n°13, Genver 1977.

Une prononciation locale du nom de la commune en gallo, , a été relevée dans quatre communes environnantes par Chubri et retranscrite Asséra.. La forme normalisée en écriture ELG choisie en 2003 par Institut d'Etudes Britto-Romanes est AseracJ.-L. Ramel et A.J. Raude, Liste des communes du département de Loire-de-Bretagne, Maezoe - Institut d'Etudes Britto-Romanes, Rennes, 2003. La forme normalisée en écriture ABCD choisie en 2021 par l'Institut du gallo est Assera..

Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 64,8 % des toponymes de la commune sont bretons.

Le composé L'Armor-d'Assérac désigne tout le rivage de la mer dans l’étendue de la paroisse d’Assérac, avant le (Archives de L.-Inf., B 1484).

Histoire

Antiquité Le village fait partie du territoire de la tribu gauloise des Namnètes.

Moyen Âge Au , les Bretons s'installent à l'est de la Vilaine et dominent dès lors la presqu'île guérandaise. Ils laissent une trace importante dans la toponymie locale : plus de plus 60% des micro-toponymes sont d'origine bretonne.

Deux compagnons d'un certain Bernard (fondateur de La Roche-Bernard, selon la tradition) créent, au un oratoire à Pen-Bé. Ils s'établissent à Faugaret. Jusqu'au , c'est là que les seigneurs d'Assérac résident. Ensuite, le siège de la seigneurie se situe à Herbignac. Le territoire fait partie des possessions des familles de Rochefort et de Rieux.

Temps modernes En , Jean (5) de Rieux est fait marquis d'Assérac. Le marquisat passe aux mains de Nicolas Fouquet de 1656 à 1658, avant de revenir à la maison de Rieux. En 1679, Jean-Gustave de Rieux vend son marquisat à la famille de Lopriac. Jusqu'à la fin du , Pénestin faisait partie d'Assérac..

Révolution française et Empire La dernière marquise de la lignée, Félicité de Lopriac, est guillotinée en 1794, et le dernier seigneur d'Assérac, Louis Charles Marie de Rieux d'Assérac, est fusillé en 1795.

Époque contemporaine Jusqu'alors rurale, la commune est progressivement transformée à partir de l'ouverture, en 1907, de la ligne de chemin de fer reliant Guérande à Herbignac. Alors que seules quelques villas avaient été construites, elles sont dès lors une vingtaine. La ligne de chemin de fer est fermée en 1939.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'occupation allemande se prolonge à Assérac, comme sur l'ensemble des localités voisines de l'estuaire de la Loire, durant les de l'épisode de la poche de Saint-Nazaire. Alors que la région est libérée en , la reddition effective de la poche intervient le , trois jours après la capitulation de l'Allemagne.

Le développement balnéaire est tardif : la période 1960-1970 voit l'apparition d'une zone pavillonnaire stéréotypée, notamment à Pont-Mahé. À la fin du , ce sont les attraits des activités liées à l'utilisation du vent qui font la renommée de la commune, urbanisée principalement le long du littoral.

Politique et administration

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Population et société Démographie

Selon le classement établi par l'Insee, Assérac fait partie de l'aire urbaine et de la zone d'emploi de Saint-Nazaire et du bassin de vie d'Herbignac. Elle n'est intégrée dans aucune unité urbaine. Toujours selon l'Insee, en 2010, la répartition de la population sur le territoire de la commune était considérée comme : 86 % des habitants résidaient dans des zones et 14 % dans des zones , données récupérées dans un fichier téléchargeable sous format Excel..

Évolution démographique

Pyramide des âges

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à s'élève à 30,1 %, soit en dessous de la moyenne départementale (37,3 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à est de 31,4 % la même année, alors qu'il est de 23,8 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait pour , soit un taux de 50,72 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,42 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Économie Depuis la deuxième moitié du , les principales activités économiques de la commune sont la polyculture, l'ostréiculture, l'exploitation des salines et les activités liées au tourisme.

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments vignette|gauche|redresse|L'église Saint-Hilaire. vignette|Monument aux morts des guerres de 1914-1918 et 1939-1945. La baie de Pont-Mahé, située sur le territoire de la commune, représente un site naturel notable et draine depuis le milieu des une intense activité touristique et de loisirs. La conjonction d'une étendue d'eau protégée et de vents soutenus fait de la baie un spot de planche à voile et de kitesurf renommé.

L'église Saint-Hilaire, consacrée le , est de style néo-gothique. Elle remplace un ancien édifice de type roman.

Le monument aux morts est situé dans le cimetière communalCoordonnées du monument aux morts : .. La liste des soldats morts lors des deux guerres mondiales y figurant se trouve sur le relevé du site MémorialWebGen.orgListe des noms figurant sur le monument aux morts d'Assérac, sur MémorialWebGen..

Le manoir de Kerougas.

Le château du Quenet, propriété successive de la famille Poictevin de La Rochette, puis des Le Beschu de Champsavin.

Emblèmes

Héraldique

Devise La devise d'Assérac : Franc à tout venant.