Mont-Saint-Jean est une commune française située dans le canton d'Arnay-le-Duc du département de la Côte-d'Or, en région Bourgogne-Franche-Comté.
Cette petite ville médiévale est limitrophe du parc naturel régional du Morvan.
Géographie Situation
Mont-Saint-Jean est dans le quart sud-ouest de la Côte-d'Or, à de la Nièvre à l'ouest et de la Saône-et-Loire au sud-ouest. Sa préfecture Dijon est à à l'est, son chef-lieu de canton Arnay-le-Duc à au sud. D'autres villes proches sont Saulieu ( à l'ouest), Autun ( au sud), Montbard ( au nord-ouest), Beaune ( au sud-est). Paris est à au nord-ouest:0x409ce34b3144bb0!8m2!3d47.292301!4d4.401478 Mont-Saint-Jean sur la carte de google.fr. Les distances entre deux points donnés sont calculées dans le panneau latéral à gauche (voir l'onglet en haut à gauche de la carte - cliquer sur "itinéraires")..
La commune est limitrophe du parc naturel régional du Morvan sur environ , la longueur de la limite de commune partagée avec Thoisy-la-Berchère à l'ouest.
Routes et transports Deux autoroutes se rencontrent à au sud-est, à l'échangeur de Pouilly-en-Auxois : l'autoroute A6 et l'autoroute A38, qui débute là et mène à Dijon.
La D977bis traverse d'est en ouest toute la partie sud de la commune, proche de la limite de communes avec Marcilly. Elle relie Saulieu à l'ouest avec Vandenesse, Commarin et Sombernon (est et sud-est).
La route départementale D36 longe le côté ouest de la vallée du Serein, remontant vers le nord-est pour rejoindre vers Précy-sous-Thil la D980 Autun / Montbard / Châtillon-sur-Seine. La D117, qui commence sur la D36 à l'ouest de Mont-Saint-Jean, grimpe sur la butte pour traverser le bourg puis se dirige vers le nord-ouest pour rejoindre Vitteaux.
Les gares de train les plus proches sont la gare de Dijon-Ville et la gare de Beaune.
L'aérodrome de Pouilly - Maconge est à au sud-ouest.
L'opérateur de bus Transco dessert Mont-Saint-Jean (un bus par jour).
Hydrographie Le Serein traverse l'ouest de la commune, coulant à peu près en parallèle de la limite de communes avec Thoisy, à environ de cette limite. Il aborde la commune à d'altitude au sud-ouest au Pré du Pont, à l'ouest du moulin Génot ; ses premiers servent de limite de commune entre Mont-Saint-Jean et Marcilly et il reçoit là son affluent de rive droite le Dorant. après avoir pénétré dans la commune, il reçoit toujours en rive droite le ruisseau en provenance d'Ormancey. plus loin il arrose le moulin Doyen à d'altitude puis atteint Sonnotte en aval du moulin. en aval de Sonnotte il reçoit en rive droite le ruisseau de Gincey. Il quitte la commune à d'altitude à l'ouest de Sonnotte, en aval de ce hameau.
Son affluent de rive droite le Dorant sert de limite de communes avec Marcilly-Ogny au sud, mais conflue avec le Serein sur Marcilly » sur Géoportail..
Le ruisseau d'Ormancey ( de long) prend naissance à la source à l'est de Montberthaut, aux lieux-dits la Croix de l'Ormeau et sur Popins. Coulant de façon générale vers le sud-ouest, il contourne la butte de Mont-Saint-Jean par l'est et arrose le moulin de l’Étang et Ormancey. Il conflue au lieu-dit la Petite Verlon, m en amont du moulin Doyen.
Le ruisseau de Gincey (~ de long) prend naissance à Gincey et coule vers le sud-ouest. Il passe près du hameau de l'Aubue
Relief Le Serein s'est taillé une vallée dont la largeur à ce stade varie entre ; toute la partie ouest de la commune empiète sur cette vallée, pour une surface avoisinant les . Le reste de la commune est un plateau entaillé de petites mais profondes vallées, avec des coteaux de de hauteur.
Communes limitrophes Huit communes sont limitrophes de Mont-Saint-Jean ; la commune de La Motte-Ternant n'est pas limitrophe, bien que son territoire soit tout proche à l'ouest » sur Géoportail..
Hameaux, lieux-dits et écarts Dans la boite déroulante qui suit, les hameaux sont en caractères gras et les lieux-dits en italiques. Les noms suivis d'une astérisque sont ceux indiqués sur la carte de Cassini (établie vers 1745) ; le cas échéant, l'orthographe passée différente est indiquée entre parenthèses.
Autres
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Pouilly-en-Auxois à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme Typologie Au , Mont-Saint-Jean est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (78,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (80,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (42,7 %), terres arables (24,6 %), forêts (19 %), zones agricoles hétérogènes (11,3 %), zones urbanisées (1,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie La première mention du nom de Mont-Saint-Jean qui nous soit parvenue date du . L'endroit a été appelé successivement : « Castellum… quod dicitur Mons sancti Johannis » (924) ; Munt Saint Juhan (1255) ; Mont Saint Johan (1261) ; Mont Saint Jahan (1274) ; Mont Seint Johan (1283) ; Mont Seint Jehan (1284) ; Mont Sent Juhan (1289) ; Mont Saint Jehan (1311) ; Mont Saint Juham (1340) ; Mon saint Jouhan (1346) ; Mont Saint Juhan (1403) ; Mont Saint Jouhan (1424) ; Mont Sainct Jouhan (1529) ; Mont Sainct Jehan (1534) ; Mont Sainct Jean (1574) ; Mont Saint Jean (1694) ; Mont-Serein (époque révolutionnaire)..
De l'oïl mont et le nom de saint., Jehan, le Baptiste.
L'hagionyme Saint Jean est censé protéger la montagne ou le mont, qui est également connue sous le nom de « Montagne des Trois Croix », sur lequel le village ou la ville se sont établis.
Histoire Moyen Âge Mont-Saint-Jean a été une seigneurie importante de Bourgogne et la résidence d'une puissante famille. sous les ducs de Bourgogne de la lignée Capétienne. Les Mont-Saint-Jean sont probablement en famille avec Renard vicomte de Beaune : dans les deux familles les prénoms Renard et Hugues dominent et celui d'Aganon est également courant parmi les premiers vicomtes de Beaune ; de plus Hugues de Mont-Saint-Jean est le premier témoin civil cité dans un document non daté concernant la fondation de Cîteaux établi par Renard vicomte de Beaune. Le prénom Aganon est également courant parmi les seigneurs de Vergy, même si la connexion entre la famille de Vergy et les vicomtes de Beaune n'a pas été établie (Hugues III de Mont-Saint-Jean épouse une femme de la famille de Vergy avant 1152.). Ils sont aussi en famille avec les de Couches..
À cette époque les descendants de l'antique famille de Vergy, issus eux-mêmes des premiers comtes d'Auxois, occupent une partie des places fortes du pays et les principales situations féodales de la contrée. Ses multiples et puissants rameaux s'étendent depuis le Mâconnais jusqu'aux extrêmes limites de l'Avallonnais. Les seigneurs de Mont-Saint-Jean y sont alliés. La terre de Mont-Saint-Jean est une baronnie..
La première mention connue du château date de 924 : la chronique de Flodoard le cite deux fois, sous le nom de Castellum Montis Sanctis Johannis. Cette année-là Rainard/ Renard, vicomte d'Auxerre, frère de , s'en empare avec l'aide de ses neveux et Gilbert de Chalon, après la mort en 921 du comte d'Auxerre Richard le Justicier. Raoul duc de Bourgogne puis roi des Francs, reprend le château plus tard dans l'année. Raoul confie peut-être ensuite Mont-Saint-Jean à Reynard, car 150 ans plus tard un "Raginardus de Monte sancti Johannis" est nommé dans deux chartes de 1076 et 1077. Ce personnage a le nom et les manières de son ancêtre : il prend Beliniacum, propriété de l’Église d'Autun. Or l'évêque d'Autun depuis au moins 1055 est son propre frère Aganon de Mont-Saint-Jean († ), qui en 1176 porte jugement contre son frère Raynard pour ce fait ; en 1077 Raynard rend les biens volés à l'Église d'Autun.
Raynard et Aganon ont un frère, Gaudry de Couches († un 24 fév.) qui, au vu du nom différent, est probablement un demi-frère par leur mère.
Guy de Mont-Saint-Jean († 1145/52) épouse une femme de la maison de Saulx (prénom inconnu)La femme de Guy de Mont-Saint-Jean (1145/52) est citée comme filia Guidonis viri militaris de Saltu castro (fille de Guy "homme militaire" du château de Saulx). Les mêmes prénoms se retrouvant souvent d'une génération à l'autre, il est difficile de déterminer de quel Guy de Saulx il s'agit.. Ils ont. : Hugues († apr. 1196), épouse Elisabeth de Vergy avant 1152 Jean, cité avec Hugues dans des chartes allant de 1116 à 1145 ; Emmeline († apr. 1152), dame de Blaisey par mariages ; une fille, prénom inconnu, devient dame de Chaudenay par mariage.