James Wright Foley, né le à Rochester dans le New Hampshire aux États-Unis et mort le , probablement près de Raqqa en Syrie, est le premier otage américain exécuté par l'État islamique « en représailles » à l'intervention militaire de la coalition internationale en Irak et en Syrie CNN enlèvement d'un journaliste américain en Syrie GlobalPost Reported beheading of James Foley not yet verified Video shows ISIS beheading U.S. journalist James Foley NBC James Wright Foley, Kidnapped Journalist, Apparently Executed by ISISCBS Another American hostage threatened with death. Enlevé le au nord-ouest de la Syrie, alors qu'il est journaliste pour le journal américain GlobalPostLe parcours de James Foley avant son assassinat reste mystérieux, Le Monde, 20 août 2014., il est décapité par Mohammed Emwaz, dit « Jihadi John », et la vidéo de son exécutionContrairement à beaucoup d'autres vidéos de décapitation, celle de James Foley ne montre pas l'acte en lui-même mais seulement son commencement et son aboutissement est diffusée sur internet.
Biographie James Foley est originaire de Rochester, dans le New Hampshire. En 1996, il est diplômé de l'université catholique Marquette jsonline Islamic militants execute journalist, MU grad James Foley, et catholique... En 2003, il est également diplômé de la MFA Program for Poets & Writers à l'Université du Massachusetts à Amherst Masslive - James Foley, journalist reportedly slain by ISIS, is UMass-Amherst graduate. Ensuite, en 2008, il obtient un diplôme de la Medell School of Journalism de la Northwestern University.
Carrière James Foley est d'abord enseignant en Arizona, puis dans le Massachusetts et à Chicago, avant de devenir reporter-photographe au milieu des années 2000.. En , alors qu'il travaille pour , il est emprisonné avec trois autres journalistes, près de Brega, en Libye, par les forces loyales à Muammar Kaddafi durant la guerre civile libyenne. Un de ses collègues, Anton Hammerl, est tué lors de l'attaque au cours de laquelle il est capturé Four Foreign Journalists Held in Libya James Foley describes his capture in Libya, The Sydney Morning Herald.. Il est libéré 44 jours plus tard.
Foley continue à travailler pour GlobalPost, ainsi que pour d'autres médias, telle que l'agence française Agence France-Presse, jusqu'à son enlèvement le , en Syrie..
Enlèvement et assassinat James Foley est enlevé avec son interprète, près de Taftanaz, dans le gouvernorat d'Idleb, le . Son interprète est libéré par la suite.. Il aurait probablement été capturé par des djihadistes du Front al-Nosra, qui plus tard rallieront l'État islamique en Irak et au Levant.
Une intervention des forces spéciales américaines est initiée par Barack Obama, quelque part en Syrie en , afin de libérer James Foley et les autres otages.. Des combats ont lieu durant lesquels un nombre important de miliciens sont tués, mais James Foley n'est pas localisé. L'opération de sauvetage est menée sous le secret, mais révélée après la mort de Foley, confirmant pour la première fois qu'une intervention des troupes américaines avait été menée durant la guerre civile syrienne.
Le journaliste français Nicolas Hénin qui a été otage pendant sept mois avec James Foley et avec qui il partageait la même pièce a témoigné que Foley était parce qu'ils avaient découvert que son frère Michael était dans l'US Air Force. Foley avait dit à Hénin que s'il s'en sortait, il ferait du dialogue interreligieux et de l'aide à la communication entre les mondes musulman et chrétien ou travaillerait au Comité pour la protection des journalistes"James Foley était le souffre-douleur des geôliers, mais il restait impassible", L'Express, 20/8/2014.
L'un de ses geôliers a été le terroriste Najim Laachraoui, un des auteurs des attentats du 22 mars 2016 à Bruxelles.. Les déplacements de Foley sont restés inconnus jusqu'en , lorsque l'État islamique diffuse une vidéo sur YouTube montrant James Foley lisant une déclaration invitant les citoyens américains à cesser leur soutien au gouvernement américain dans sa campagne de bombardement ciblant l'État Islamique Nytimes - Militant Group Says It Killed American Journalist in Syria. La vidéo montre ensuite sa décapitation et révèle que l'État islamique détient un autre journaliste américain nommé Steven Sotloff, menacé d'être également assassiné si le président américain Barack Obama ne fait pas arrêter les attaques aériennes contre l'État Islamique. La vidéo est tournée dans un endroit désertique non localisé.
Le , le Conseil de sécurité américain confirme l'authenticité de la vidéo.. Le jour précédent, soit le , la famille de James Foley confirme sa mort... Diane Foley, la mère de James, confie
Le , Eliot Higgins, fondateur du collectif d'investigation Bellingcat, affirme avoir trouvé la localisation de l'endroit où James Foley a été assassiné. En se basant sur la vidéo et des données satellitaires, il l'identifie à une colline située non loin de l'entrée occidentale de la ville syrienne de .
Conséquences de l'assassinat En réponse à une question posée lors d'une conférence de presse le et demandant si, à la suite de l'assassinat de Foley et des menaces visant l'autre journaliste américain, les États-Unis allaient suspendre leurs frappes aériennes comme le demande le groupe jihadiste ISIS (l'État islamique en Irak et au Levant), le président américain Barack Obama annonce que « la seule question qui se pose est de savoir si nous allons les intensifier ». 14 frappes sont réalisées le jour mêmeU.S. military announces 14 airstrikes in Iraq following James Foley execution, The Washington Pos, 20/8/2014.
Les services secrets britanniques et américains tentent d'identifier le tueur qui parle anglais avec un accent britannique, sur la vidéo diffusée "Hunt is on for suspected British jihadi in James Foley execution video", par Laura Smith-Spark and Erin McLaughlin, CNN 22 août 2014 (consulté le 22 août 2014)James Foley : comment Scotland Yard tente d'identifier son bourreau sur le site de Métronews, 21 août 2014 (consulté le 22 août 2014). Le premier ministre britannique David Cameron, qui a interrompu ses vacances pour diriger une cellule de crise, admet que l'assassin du journaliste est probablement anglais et annonce renforcer l'interdiction des candidats au jihadCameron : le bourreau de James Foley est probablement britannique, Le Point, 20/8/2014. Le coupable serait un ex-rappeur« Etat islamique: le bourreau de James Foley est-il un ex-rappeur britannique ? », L'EXPRESS,24 août 2014..
Le , au cours d’un point presse, Ben Rhodes, conseiller adjoint à la sécurité nationale de la Maison-Blanche, déclare que l’assassinat de James Foley par les jihadistes de l’État islamique représente contre les États-Unis, n’excluant pas des frappes en Syrie« Exécution de Foley : les États-Unis n'excluent pas des frappes en Syrie », sur le site lexpress.fr, 22 août 2014..
Hommage Un documentaire retrace son histoire Jim : the James Foley story. Le 13 novembre 2016, le chanteur Sting lui dédie la chanson The empty chair, lors du concert au Bataclan, en hommage aux Victimes des attentats de Paris du 13 novembre 2015.
Notes et références Note
Références
Voir aussi Articles connexes Journalistes et collaborateurs de l'AFP morts dans l'exercice de leurs fonctions Daniel Pearl Nicholas Berg Steven Sotloff David Haines Hervé Gourdel Peter Kassig Jim: The James Foley Story (documentaire)
Liens externes
Free James Foley, site de la famille , chanson The empty chair, enregistrée par Sting au Bataclan le 13 novembre 2016.
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