Plénée-Jugon est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne.

Géographie

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par l'Arguenon, le bras de l'arguenon, la Rieule, le ruisseau du Bos robert. et un autre petit cours d'eau..

L'Arguenon, d'une longueur de , prend sa source dans la commune du Mené et se jette dans la Manche en limite de Saint-Cast-le-Guildo et de Saint-Jacut-de-la-Mer, après avoir traversé .. Les caractéristiques hydrologiques de l'Arguenon sont données par la station hydrologique située sur la commune de Jugon-les-Lacs. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 29/07/2024 à 02:06 TU à partir des 627 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/02/1972 au 01/06/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le même jour..

La Rieule, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Rouillac et se jette dans la Rosette à Jugon-les-Lacs, après avoir traversé ..

Deux plans d'eau complètent le réseau hydrographique : l'étang de la Rieule, d'une superficie totale de ( sur la commune) et l'étang de Perdriel ()..

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Plénée-JugonLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Quintenic à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Plénée-Jugon est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (87,9 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (88,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (66,8 %), zones agricoles hétérogènes (11,5 %), prairies (9,6 %), forêts (9 %), zones urbanisées (2 %), mines, décharges et chantiers (0,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,5 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Pleneet en 1231, 1233 et en 1269, Plenehet en 1253, Parrochia de Plenodio en 1256, Plenest en 1289, Plenest Jugon en 1468 et en 1477. Le nom est devenu Plénée-Jugon à partir de l’arrêté du 5 brumaire an X ()..

Plénée est un toponyme brittonique dont l'élément Plé- représente l'ancien breton ploe « paroisse », issu du latin plebs. Il est peut-être suivi d'un nom de saint breton, Neot ou Niet (), autrement noté Nioth. Il est aussi possible d'y voir une ancienne forme bretonne Plebs Nemet, Nemet désignant un lieu sacré.

La forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est Plened-Yugon..

Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 19,4 % des toponymes de la commune sont bretonsJean-Yves Le Moing, Les noms de lieux bretons de Haute-Bretagne, Coop Breizh, 1990, p. 380.

Histoire

Préhistoire

Des fouilles menée sur le site des « Touches » ont permis de mettre au jour un ensemble funéraire composé de 13 sépultures datées entre la culture campaniforme et l'âge du bronze ancienAudrey Blanchard et al., Un ensemble funéraire du Campaniforme / Bronze ancien : le site des « Touches » à Plénée-Jugon (Côtes-d’Armor), Bulletin de la Société Préhistorique Française, Société Préhistorique Française, 2019, 116 (4), pp.725-742.

L'époque moderne

L'église réformée de La Moussaye est fondée en 1619 par Amaury II Gouyon de La Moussaye. La communauté est forte d'une centaine de fidèles, localisés surtout à Plénée-Jugon et Sévignac ; parmi eux des membres de la famille Gouyon de La Moussaye et de celle des Gouyquet du Tertre, possessionnés en Trédaniel, Plémy et PlœucOlivier Le Dour et Grégoire Le Clech, "Les huguenots bretons en Amérique du Nord", tome 1, Les Portes du large, 2012, ..

Le XXe siècle

Les guerres du XXe siècle

Le monument aux Morts porte les noms de 219 soldats morts pour la Patrie. : 198 sont morts durant la Première Guerre mondiale. 15 sont morts durant la Seconde Guerre mondiale. 5 sont morts durant la Guerre d'Algérie. 1 est mort hors conflit.

Politique et administration

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Démographie

Lieux et monuments Abbaye Notre-Dame de Boquen, abbaye cistercienne d'hommes, fondée vers 1137 par Olivier II de Dinan, seigneur de Jugon, pour des moines venus de Bégard. En 1450, le prince Gilles de Bretagne fut inhumé dans l'abbatiale. À la Révolution, la communauté ne comptait plus que quatre religieux. L'abbaye en ruines fut relevée, à partir de 1936, par Dom Alexis Presse, moine cistercien originaire de Plouguenast, profès de l'abbaye de Timadeuc (Morbihan) et ancien abbé de Tamié (Savoie). À partir de 1973, les sœurs de Bethléem ont succédé aux moines et ont fondé le monastère de Notre-Dame-de-la-Croix-Vivifiante. Elles partent en 2011, laissant la charge de l'abbaye à la Communauté du Chemin Neuf.. L'abbaye est classée au titre des monuments historiques.. Château de La Moussaye, inscrit à l'inventaire général du patrimoine culturel. Château de Saint-Riveul, inscrit à l'inventaire général du patrimoine culturel. La Roche-aux-Fées, allée couverte classée en 1970 au titre des monuments historiques.. Menhirs de Saint-Mirel, classés au titre des monuments historiques.. Église Saint-Pierre (voir aussi : Fonts baptismaux de Plénée-Jugon).

Personnalités liées à la commune Cinéma et théâtre Jean-Pierre Bagot, comédien, né à Plénée-Jugon. Joseph Ligneau, adjudant-écrivain, a passé plusieurs années à Plénée-Jugon avant 1914. Il décrit précisément la gare de Plénée-Jugon, les écoles, les hameaux de la ville Cadoret, le village de Langouhèdre, le hameau de Bocquenet, la Ville-Avry, le Haut-Bert, la Ville Jehan, la Gilaudière, le champ Bernay, la Meslaie, la ferme de la Pocherie dans son autobiographie parue en France sous le nom « mémoires d’un adjudant tome 1. », et parue en Amérique du Nord sous le nom « Comment j'ai passé le certificat d'étude 1912. ».

Voir aussi

Liste des communes des Côtes-d'Armor

Notes et références Notes

Cartes

Références

Liens externes Plénée-Jugon sur le site de l'Institut géographique national

Site sur le Centre de secours de Plénée-Jugon

Catégorie:Commune dans les Côtes-d'Armor Catégorie:Ancien chef-lieu de canton dans les Côtes-d'Armor