Saint-Péver , est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne.

Ses habitants sont les Pévérois.

Petite commune de 328 habitants, Saint-Péver se perche à flanc de coteau, à de Guingamp, sur un très vieux chemin parallèle au Trieux. Saint-Péver est une commune de Leff Armor Communauté et fait partie de la région historique du Trégor.

Géographie Situation Saint-Péver est une petite commune des Côtes-d'Armor située à une dizaine de kilomètres de Guingamp, ville la plus proche. Sa superficie est d'environ . Le village de Saint-Péver est situé sur l'axe Guingamp-Pontivy (D 767) qui traverse une partie de la Bretagne du Nord vers le Sud. De plus, Saint-Péver est située non loin de la route nationale 12, et le trajet jusqu'à la préfecture Saint-Brieuc est de Géoportail - IGN.

Le Trieux, fleuve côtier de , passe à Saint-Péver.

Altitudes La commune de Saint-Péver est située à une altitude moyenne de , ce qui est assez élevé pour la région. L'altitude du centre-bourg est exactement de (au pied de l'église). Le point culminant de la commune s'établit à . Ce point se situe au milieu du triangle formé par les lieux-dits du Rest, Lan Ven et Castel Pic. Le point le moins élevé de la localité est situé sur la Route de Corlay, dans la vallée du Trieux, juste à l'entrée de la commune près du Moulin de Kerauffret (ce dernier étant situé dans la commune de Ploumagoar) et son altitude est de .

Communes limitrophes Saint-Péver est bordée des cinq communes suivantes : Lanrodec, Plésidy, Ploumagoar, Saint-Adrien, Saint-Fiacre.

Le paragraphe suivant décrit les limites entre Saint-Péver et les localités voisines : Saint-Péver / Saint-Adrien (longueur : ) : délimitation par le Trieux entre le Moulin de Kerauffret (en Ploumagoar) et Pont-Locminé. Saint-Péver / Plésidy (longueur : ) : délimitation par le Trieux entre Pont-Locminé et le Moulin de Toulborzou. Saint-Péver / Saint-Fiacre (longueur : ) : délimitation par un affluent du Trieux qui débouche au niveau du Moulin de Toulborzou. Saint-Péver / Ploumagoar (longueur : ) : délimitation terrestre qui commence au Moulin de Kerauffret, se poursuit au lieu-dit de Pont Coz Tang et continue jusqu'à Kersperz (ce dernier lieu-dit étant en Ploumagoar). Saint-Péver / Lanrodec (longueur : ) : cette délimitation passe par le Bois d'Avaugour puis par le Bois-Meur. Elle débute aux environs de Kersperz (en Ploumagoar), continue vers Run an Botern (en Lanrodec), vers le Château d'Avaugour (en Saint-Péver) et traverse la D 24 pour arriver aux alentours de Kervery (en Saint-Péver).

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Trieux et l'Avaugour...

Le Trieux, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Kerpert et se jette dans la Manche entre Lézardrieux et Ploubazlanec, après avoir traversé .. Les caractéristiques hydrologiques du Trieux sont données par la station hydrologique située sur la commune. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 29/07/2024 à 02:06 TU à partir des 524 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/11/1980 au 01/06/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le ..

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Saint-PéverLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Kerpert à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Saint-Péver est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (60,3 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (58,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (42,7 %), forêts (39,7 %), terres arables (11,8 %), prairies (5,8 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Saint Bezver en 1444 et Kerpevezre en 1481.. Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Péver-la-Lande.

Bernard Tanguy rapproche l'hagionyme Bezver de l'anthroponyme gallois Bedwyr, l'un des chevaliers de la légende arthurienne.

Selon Bernard Tanguy, la transcription de la forme bretonne parlée est Zan Peveur. Il propose la forme Sant-Pever comme nom breton officiel de la commune.

Histoire

Le Moyen Âge

Sous l'Ancien Régime, Saint-Péver était une trève de Plésidy. Saint-Péver appartenait à l'évêché de Tréguier et au comté du Goëlo. Le château d'Avaugour se dressait sur un éperon dominant le cours du Trieux à l'extrémité occidentale de l'actuelle commune de Saint-Péver.

Le

La Belle Époque

L'inventaire des biens d'église fut effectué à Saint-Péver le sans incident notable..

La Première Guerre mondiale

Le monument aux morts porte les noms de 44 soldats morts pour la Patrie pendant la Première Guerre mondiale..

La Seconde Guerre mondiale Un soldat originaire de Saint-Péver, François Le GuenniouFrançois Le Guenniou, canonnier, décédé le à l'hôpital de Beauvais (Oise)., est mort pour la France durant la Seconde Guerre mondiale.

L'Après Seconde Guerre mondiale Trois soldats originaires de Saint-Péver sont morts pour la France durant la Guerre d'Indochine (Yves Hillion, François Le Guenniou et André Simon). Par ailleurs un soldat est mort hors conflit (Ernest Raoult en 1947 à Bangui) et un autre (René Jaouen) est mort dans un cadre non déterminé.

Politique et administration Administration municipale Élections de 2026 Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Saint-Péver, commune de moins de , est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes. Le nombre d'habitants au recensement de 2023Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026. étant compris entre 100 et 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de onze..

Une seule liste, menée par Jean Jourden, maire sortant., est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 63,81 %.. Jean Jourden est réélu maire le .La liste officielle des maires du département des Côtes-d'Armor en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Wikimedia Commons.. Liste des maires Le tableau ci-dessous présente la liste chronologique des maires de Saint-Péver depuis 1800 :

Population et société Démographie Évolution démographique Le maximum de la population a été atteint en 1881 avec .

Pyramide des âges La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à s'élève à 32,4 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (30,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à est de 23,6 % la même année, alors qu'il est de 32,9 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait pour , soit un taux de 51,93 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,3 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Lieux et monuments

La chapelle de Restudo

La chapelle de Restudo fut probablement construite par les Chevaliers de l'ordre de Saint-Jean qui y avaient une commanderie. La tradition rapporte que Charles de Blois donna du bois pour sa réédificationPhilippe Bonnet et Jean-Jacques Rioult, Bretagne : dictionnaire guide du patrimoine., Éditions du patrimoine, Paris, 2002, 531 , 453.. L’édifice, en granite, date de la fin du et est classé monument historique depuis 1954. Son plan initial, en forme de croix latine, fut modifié en 1920 par la suppression de l’aile Nord, en mauvais état et jugée dangereuse. dit que les pierres furent récupérées pour l’édification d’une maison. D’après les arcades subsistant, on peut penser que cette aile Nord était légèrement antérieure à l’aile Sud.

À l'intérieur de la chapelle, on peut trouver plusieurs statues anciennes comme celle de Saint Eutrope, tenant ses intestins dans ses mains et qui était invoqué pour guérir les enfants de la colique. La fontaine située près de la chapelle était d'ailleurs réputée pour guérir les maux de ventre.

L'attrait principal de la chapelle, à la nef inclinée, réside dans ses fresques ocre brunes des , par la suite recouvertes, avant d’être restaurées en 1953. On peut y contempler sur un mur diaphragme : au sommet : le couronnement de la Vierge, entourée d'anges musiciens ; au-dessous, à gauche : la Cène, avec le Christ donnant la communion aux Apôtres, dont Judas tenant un poisson. Une servante apporte pain et eau ; sa collègue l’épie par une petite fenêtre ; à droite : le Christ prie à Gethsémani, alors que les apôtres dorment.