Jean Bassères, né le à Perpignan (Pyrénées-Orientales), est un haut fonctionnaire français. Il est le directeur général de Pôle emploi du au . Anciennement secrétaire général des ministères économiques et financiers, il a également été directeur général de Pôle emploi, devenu France Travail, pendant onze ans.
Biographie Jeunesse et études Diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris, il est élève de l'École nationale d'administration (1984-1986).
Carrière
Haute fonction publique et cabinets Jean Bassères sort de l'ENA affecté à l'Inspection générale des finances (1986-1987). Il travaille ensuite au cabinet d'Henri Nallet (1990-1992), ministre de la Justice, puis à celui de Michel Sapin (1992-1993).
Il occupe par la suite divers postes au ministère des Finances, dont celui de directeur général de la Comptabilité publique (1998-2000), avant de diriger le cabinet de Laurent Fabius (ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie) en 2000.
De 2005 à 2008, il est secrétaire général du ministère de l’Économie et des Finances.
Il dirige l'Inspection générale des finances de 2008 à 2011. Il occupe, avant 2008, des fonctions au sein de la SNCF Voyages en tant que directeur « finance-stratégie-juridique ».
Direction de Pôle Emploi En , il devient directeur général de Pôle EmploiUNSA Pôle Emploi, Jean Bassères est le nouveau directeur général de Pôle Emploi, 14 décembre 2011. Nommé sous le quinquennat Sarkozy en remplacement de Christian Charpy, il est reconduit dans ses fonctions en par le Conseil des ministres présidé par François Hollande, puis les et par le Conseil des ministres présidé par Emmanuel Macron, pour ses troisième et quatrième mandatsQui est Jean Bassères, reconduit pour un troisième mandat à la tête de Pôle emploi?, Challenges, 12 décembre 2017Compte rendu du Conseil des ministres du 21 décembre 2020, CR Conseil des Ministres 21/12/2020.
Parcours universitaire Après l'annonce du président de la République, Emmanuel Macron, en , de la création de deux structures en appui de la réforme de la haute fonction publique (l'Institut national du service public en remplacement de l'ENA et de la Délégation interministérielle à l’encadrement supérieur de l’État (DIESE)), Jean Bassères est chargé de présider une Commission chargée d'établir un rapport de préfiguration de l'INSP et de la DIESE. Ce rapport dit « Rapport Bassères » est rendu fin .
Le , Jean Bassères est nommé directeur provisoire de l'Institut d'études politiques de Paris et administrateur provisoire de la Fondation nationale des sciences politiques. Il conserve ces fonctions jusqu'à l'élection du nouveau directeur Luis Vassy, le .
Parcours à la RATP Début , il devient membre du conseil d'administration de la RATP. Le , un arrêté ministériel le nomme président-directeur général par intérim de la RATP à compter du suite au départ de Jean Castex. Il quitte ce poste , remplacé par Xavier Piechaczyk le . Il reste toutefois administrateur de la RATP.
Polémiques et controverses Durant sa période à la tête de Pôle emploi, certaines organisations syndicales et associations ont critiqué la politique de contrôle renforcé des demandeurs d’emploi, jugée par certains comme trop centrée sur la sanction plutôt que sur l’accompagnement.
Son passage à la direction de Sciences Po a suscité des débats médiatiques et internes, notamment après sa décision d’autoriser l’intervention de forces de police dans l’établissement lors de mobilisations étudiantes, une première depuis 1968, décision dénoncée par une partie du personnel et des étudiants.
Décorations .
Notes et références
Catégorie:Haut fonctionnaire français Catégorie:Naissance en mai 1960 Catégorie:Naissance à Perpignan Catégorie:Inspecteur des finances Catégorie:Élève de l'École nationale d'administration (France) Catégorie:Élève de l'Institut d'études politiques de Paris Catégorie:Directeur de l'Institut d'études politiques de Paris Catégorie:Président de la RATP