Paul-Gabriel Othenin de Cléron, comte d'Haussonville, né à Gurcy-le-Châtel (Seine-et-Marne) le et mort à Paris le , est un homme politique français, avocat, et .

Biographie vignette|gauche|200px|Paul-Gabriel d'Haussonville Il est le fils de Joseph Othenin d'Haussonville, conseiller-général et député de Seine et Marne, membre de l'Académie française, et de Louise de Broglie. Le portrait de sa mère a été peint par Ingres. Il est aussi le petit-fils de Victor de Broglie, duc de Broglie, pair de France, président du conseil sous Louis-Philippe, membre de l'Académie française, et l'arrière-petit-fils de Madame de Staël.

En 1871, il est élu député de Seine et Marne à l'Assemblée nationale, où il siège au centre-droit.

Il n'est pas réélu au renouvellement de 1876, mais devient le bras droit de son oncle maternel, le duc de Broglie, président du conseil, lors de la crise du 16 mai 1877.

À l'Académie Son ouvrage intitulé Les Établissements pénitentiaires en France et aux coloniesC'est dans cet ouvrage que fut écrite la célèbre phrase : « Au fond d'obscures geôles de province, se cachent parfois des dévouements d'autant plus méritoires, qu'ils n'ont pour eux ni l'attrait des récompenses, ni l'éclat des services rendus ». (1875) est couronné par l'Académie française.

Le , il est élu au fauteuil de l'Académie française, où il succède à Elme-Marie Caro. Il y est reçu le par Joseph Bertrand.

En 1894, avec François Coppée, il est le parrain du romancier Paul Bourget, élu au fauteuil. Il est également l'auteur d'un ouvrage de référence sur Le salon de Necker (1882), dont il était le descendant. En 1904, il est élu à l'Académie des sciences morales et politiques.

Positions politiques En 1891, quand Édouard Bocher démissionne de l'administration des biens de la famille d'Orléans, le comte d'Haussonville est nommé représentant accrédité du comte de Paris en France Le Gaulois, 26 septembre 1892, . Il cherche à renforcer le parti orléaniste en recrutant parmi la petite noblesse les membres des comités locaux monarchistes. Il crée de nouveaux organes orléanistes et organise des tournées de conférences pour mettre l'accent sur les principes modernes et démocratiques du comte de Paris. Mais la mort de ce dernier en 1894 anéantit ces efforts.

Il se retire de la vie politique, se préoccupe de questions sociales, collabore à des quotidiens comme Le Gaulois ou Le Figaro. Il demeure royaliste de cœur, mais c'est un royaliste modéré et un catholique social et libéral en matière de religion. Il adhère à la Ligue de la patrie française au temps de l'affaire Dreyfus.

Charles Maurras et L'Action française fulminent contre lui à plusieurs occasions. Lorsque le comte déclare en 1900 que la monarchie n'est plus de sa part qu'une . Lorsqu'il affirme en 1905 que l'Église est démocratique dans son organisation en s'en prenant implicitement à l'Action française - d'Haussonville tente alors de convaincre les catholiques des avantages que l'Église pourrait tirer de la future Loi de séparation des Églises et de l'État si elle l'acceptait, avant que le pape ne la condamne : Michael Sutton, Charles Maurras et les catholiques français, 1890-1914: nationalisme et positivisme, Beauchesne, 1994, , site maurras.net, Charles Maurras, La Démocratie religieuse, chap. III, (reprise de son article de L'Action française du 15 décembre 1905), Le Figaro, 29 novembre 1905, Comte d'Haussonville, "Le lendemain de la Séparation". Lorsque le comte écrit à nouveau, en 1911, que la démocratie est une réalité dont il faut tenir compte, qui empêche d'espérer Le Gaulois, 27 décembre 1911, . Lorsque Maurras a voulu être candidat à l'Académie française en 1923, d'Haussonville aurait promu contre lui la candidature du républicain de centre-droit Charles Jonnart, élu L'Action française, 15 septembre 1924, . L'article nécrologique rédigé par Maurras lui rend néanmoins hommage, même si ce dernier déplore encore que . Maurras y reconnaît que d'Haussonville a voulu voter pour lui en 1923.

Distinction

Chevalier de la Légion d'honneur

Mariage et descendance il épouse à Paris les 23 et Pauline d'Harcourt (Paris, - Paris , ), fille de Georges Bernard d'Harcourt, marquis d'Harcourt Olonde, ambassadeur de France à Vienne, puis à Londres, et de Jeanne Paule de Beaupoil de Sainte Aulaire. Dont quatre filles :

Aleth de Cléron d'Haussonville (château de Saint-Eusoge, Rogny, - Paris , ), mariée en 1900 avec François de Maillé de La Tour-Landry, et dernier duc de Plaisance (1862-1926), sans postérité ; Elisabeth de Cléron d'Haussonville (Gurcy le châtel, - Paris , ), mariée en 1892 avec Jacques Le Marois, comte Le Marois (1863-1920), dont postérité, dont Jean Le Marois ; Mathilde de Cléron d'Haussonville, célibataire, infirmière de la Croix-Rouge française, officier de la Légion d'honneur (Paris , - château de Coppet, )Dossier Légion d'honneur de Mathilde d'Haussonville. ; Madeleine de Cléron d'Haussonville (Paris , - Paris , ), mariée en 1896 avec Guy du Val de Bonneval (1869-1915), dont postérité.

À Paris, après 1900, les d'Haussonville résident rue de Constantine dans le même immeuble que la comtesse Robert de Fitz-James.

En 1889, il vend le château de Gurcy-le-Châtel. A sa mort, il est inhumé avec son père au cimetière de Gurcy-le-Châtel (77).

Œuvres

Notes et références

Annexes

Sources

Articles connexes Famille de Cléron d'Haussonville La vicomtesse d'Haussonville (portrait de sa mère par Ingres) Maison d'Harcourt Château de Coppet

Liens externes

Catégorie:Personnalité de la Troisième République Catégorie:Membre de l'Académie française Catégorie:Membre de l'Académie des sciences morales et politiques Catégorie:Député de Seine-et-Marne (Troisième République) Catégorie:Député à l'Assemblée nationale (1871) Catégorie:Membre de la Ligue de la patrie française Catégorie:Naissance en septembre 1843 Catégorie:Naissance en Seine-et-Marne Catégorie:Décès en septembre 1924 Catégorie:Décès dans le 7e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 80 ans