vignette|Le Bouddha Chakyamuni entouré de Maudgalyâyana et Saripoutta (deux disciples et arhat). Thangka tibétain, , Musée national de Varsovie. Arhat ou arhant (terme sanskrit ; en pâli: arahant ou plus couramment , coréen : hangeul : 아라한 (hanja : 阿羅漢, romanisation révisée : arahan) ; japonais ou Ougu (應供) ; )), est le nom donné dans le bouddhisme theravâda à celui qui a atteint le dernier stade de la sagesse et de l'éveil. C'est le quatrième état des Quatre êtres nobles.

Étymologie En sanskrit, le terme arhat est le participe présent du verbe arh-, « mériter ». C'est donc proprement un « méritant ». Il s'agit du premier titre donné à tous les bouddhas, et le mot est donc en quelque sorte de « libéré des passions et du samsâra ». On peut aussi le comprendre comme « digne », c'est-à-dire « digne de grand respect » ou « digne de vénération »

Le mot équivaut aussi à « vainqueur de l'ennemi », c'est-à-dire ici la cupidité, la colère et les illusions, l'ignorance.

L'état d'arhat Dans les anciens textes indiens et dans le bouddhisme theravâda, l'état d'arhant est le but final de la pratique bouddhique : l'atteinte du nirvāna, ce qui signifie l'élimination des afflictions, la fin des renaissances dans le monde de la souffrance (saṃsāra) et l'accession à l'état « où il ne reste rien à apprendre ».

C'est la quatrième et dernière étape du śrāvaka, le disciple du bouddhisme theravâda. Selon certaines interprétations, il existe une différence entre un arhat et un bouddha en ce que l'arhat a atteint l'Éveil à la suite d'un enseignement, alors qu'un bouddha l'a atteint par lui-même.

Dans les textes du bouddhisme mahâyâna, l'idéal de l'arhat est délaissé au profit de celui de bodhisattva considéré comme plus altruiste et plus accessible aux laïcs. Il est en quelque sorte un état intermédiaire, étape sur la voie du parfait éveil.

Le terme arhat est aussi une des dix épithètes du Bouddha et par conséquent dans certains textes, il sert à désigner Bouddha lui-même.

Représentation dans les différents pays bouddhistes vignette|Un arhat, par RyōzenIl s'agit du peintre (fin ), à ne pas confondre avec le moine poète Ryōzen ayant vécu trois siècles plus tôt.. Rouleau japonais suspendu: encre, couleur et or sur soie. Chine En Chine, la représentation la plus populaire d'arhat, (chinois: luohanI, montre le personnage de Budai, tout en rondeur, avec un grand sourire (lui valant en Occident le surnom de bouddha rieur). Il existe en réalité dix-huit Luohan dans la culture bouddhiste chinoise, mais Budai en est le plus populaire.

Le , comporte une « Porte de la droiture des 500 arhats ». Le temple Hongluo dans le district de Huairou à Pékin présente également un jardin des cinq cents arhats. .

Corée

Inde

vignette| Sculpture en bois d'arhat. Pagode Quan Âm, quartier Cholon à Hô Chi Minh-Ville. Japon

Rakan (ou Arakan) au Japon, est un terme définissant tous les êtres qui, dans les temps anciens, parvinrent à la libération des dix liens du karma. Selon la tradition, il y en aurait cinq cents, mais on en représente en général seize (les seize arhat). Le plus souvent, ils sont vénérés en groupe plutôt qu'individuellement, comme dans le temple du Rakan-ji à Oîta (île de Kyushu).

Viet Nam

Notes et références

Voir aussi

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