La boxe est une discipline sportive et un sport de combat qui oppose deux adversaires ayant recours à des frappes de percussion.

Le mot « boxe », d'origine anglaise (la pratique se dit boxing), fait souvent référence à la boxe anglaise (BA), sport codifié durant la deuxième moitié du , qui impose entre autres le combat avec les seules mains gantées.

D'autres types de lutte sont très anciens et déjà codifiés, comme le pugilat et les arts martiaux.

D'autres encore utilisent conjointement les frappes de poings, pieds et projections, comme la savate-boxe française et les pratiques orientales.

Par extension, de nombreuses disciplines ont donc emprunté l'appellation « boxe », notamment les « boxes sportives » du et du telles les boxes pieds-poingsCette appellation française de « boxe pieds-poings » a été proposée, dans les années 1970, par Alain Delmas, enseignant d'université, spécialiste des sports de combat et arts martiaux, chercheur en combatique et stratégique. (BPP) réglementées pour certaines en Occident, le full-contact américain, le kick-boxing américain, le kick-boxing japonais ou K1 style, le chausson marseillais ou le panache (cousins de la boxe française savate), les boxes de l'Extrême-Orient dites plutôt « martiales » que « sportives » comme la boxe chinoise, le kung-fu-wushu, la boxe khmère (Pradal Serey), la boxe birmane (bama lethwei) et la boxe thaïlandaise (muay-thaï), entre autres.

La boxe est un sport particulièrement violent qui peut engendrer certaines blessures. L'équipement recommandé sert de protection.

Étymologie Le mot « boxe » vient de l'anglais box, qui signifie « coup ». La boxe anglaise fut longtemps appelée noble art en raison des règles qui furent définies au sous le patronage d'un aristocrate britannique.. L'idée était de différencier la boxe des gentlemen des combats sans réglementation qu'on pouvait voir dans les rues ou les foires de villages.

Différentes boxes La boxe connaît de nombreuses variantes suivant ses origines culturelles et géographiques. Ces variantes sont définies par leurs « cibles » corporelles, les « armes » corporelles utilisées, ainsi que pour certaines, les techniques de balayage, de projection et de saisies.

Les invariants de base sont : la présence de deux adversaires commençant le combat debout (et non au sol), d'une protection des mains, d'un espace de combat délimité et d'un arbitrage.

Différentes cibles à atteindre Les cibles peuvent être : le visage et le buste : dans la boxe anglaise, les boxes américaines (full-contact, kickboxing américain et point-fighting) et la savate boxe française ; le visage, le buste et les jambes : dans la savate-boxe française, le kickboxing (américain et japonais), la boxe khmère, la boxe birmane, la boxe thaï, le chauss'fight, le sanda et le shoot-boxing ; toutes les parties du corps sauf la gorge, la colonne vertébrale et les parties génitales dans les arts martiaux mixtes, pancrace moderne et d'autres sports de combats de percussion et préhension à la fois.

Différentes armes Les moyens mis en œuvre pour atteindre ces cibles sont définis par les « armesArme (corporelle) : terme générique utilisé dans les « sports de combat de type « percussion » » depuis les années 1980 pour désigner la partie corporelle de frappe, par exemple le bras avant en tant qu’outil d’attaque et de défense. Pour d’autres disciplines et auteurs, il désigne la forme technique utilisé (ce qui peut être une erreur selon le premier sens), par exemple le crochet (coup de poing dit crocheté plus exactement « circulaire ») ou arme de contournement de la garde. Dans les boxes pieds-poings, on parle souvent de quatre, six ou huit armes pour désigner le nombre de zones de frappe utilisé (articulation ou segment osseux). En boxe birmane et en boxe thaïlandaise, on utilise le plus souvent les huit surfaces principales de frappe (c‘est-à-dire deux poings, deux pieds/tibias, deux genoux et deux coudes). La neuvième arme des boxes ancestrales du Sud-est asiatique, la tête (crâne), a été enlevée des règlements modernes. » corporelles utilisées : poings dans la boxe anglaise ; poings et pieds dans la savate-boxe française, le kick-boxing et la boxe americaine américaine ; poings, coudes, avant-bras, pieds et genoux dans le kick-boxing japonais (avec saisies de tronc) ; poings, pieds, genoux et coudes dans la boxe birmane, la boxe khmère, la boxe thaï et le shoot-boxing (avec saisies de tronc et de jambe, et les projections). Par opposition à la boxe anglaise, la boxe birmane, la boxe khmère, la savate BF, la boxe thaïlandaise et le shoot-boxing appartiennent à la catégorie dite des « boxes pieds-poings ».

Les principales boxes Il existe plusieurs types de boxes : les boxes dites américaines : full-contact, kick-boxing américain (« low-kick »), point fighting (« semi-contact »)L’expression « boxe américaine » est utilisée non pas seulement pour le full-contact mais pour l’ensemble des disciplines nées dans les années 1950 à 1970 aux U.S.A, c’est-à-dire avec trois formes principales : 1 - full-contact américain (plus précisément le « karaté full contact ») : boxe pieds-poings américaine sans frappe en dessous de la ceinture, avec des gants et chaussons en mousse, 2 - Kick-boxing américain (appelé « low-kick ») : en plus du full-contact américain, la frappe uniquement en coup de pied circulaire sur les cuisses, 3 - point fighting en français « semi-contact » : ou combat aux points, une sorte de rencontre de type « karaté japonais » avec des gants de boxe et chaussons en mousse. la boxe anglaise (Western boxing, uniquement avec poings gantés) : boxe éducative, boxe en pré-combat, boxe amateur ou boxe olympique (BA) et boxe professionnelle, où les coups de poing sont portés au-dessus de la ceinture ; la boxe birmane ou lethwei (BB), superlatif des boxes pieds-poings comme habituellement pour les boxes du Sud-est asiatique où tous les coups sont permis. Elle est pratiquée d'une manière plus sportive en Occident et surnommée depuis 1959, bando-kickboxing (BKB) ; la boxe chinoise (BC), appelée précisément le sanda en compétition, improprement appelée kung-fu ; la boxe française (ou savate-boxe française), aujourd'hui « savate-BF » et ses variantes, le chauss'fight (chausson marseillais) et le panache avec boxe pieds et poings en chaussures (SBF) ; la boxe khmère ou kun-khmer (BK) ; la boxe thaïe ou muay thaï (BT) ; la boxe vietnamienne (BV) ; le kick-boxing (KB] : kick-boxing américain ou « low-kick » (LK) et le kick-boxing japonais (K1).

Il existe des boxes composites, combinant les techniques de percussion (boxe) et de préhension (lutte) : shoot-boxing (SB) : boxe pieds-poings avec techniques de soumission et projection ; shooto (shoot-wrestling japonais) : combat qui mixte techniques de percussion et préhension pancrace et arts martiaux mixtes qui mélangent lutte sportive au corps à corps et boxes pieds-poings.

Un bref rappel historique thumb|120px|Jeunes boxeurs, fresque datant de l'âge du bronze, Akrotiri (site archéologique de Santorin), musée national d'Athènes.

En Occident, les ancêtres de la boxe sont le pugilat et le pancrace, deux pratiques sportives et récréatives, dont l'enjeu est un combat au corps à corps, tout comme la lutte. Des représentations nous sont parvenues (voir image ci-contre) ; pour les plus anciennes, elles proviennent des civilisations sumérienne, égyptienne et grecque.

Dans le cadre des Jeux olympiques antiques et de la discipline du pugilat, qui ne comprend que les poings, le nom du plus ancien champion qui nous soit parvenu est Onomaste de Smyrne en 688 av. J.-C. ; plus tard, Tissandre de Naxos triomphe quatre fois dans cette discipline en 572, 568, 564, et 560 av. J.-C., record inégalé depuis.. Le pugilat est interdit en 392 par l'empereur chrétien Théodose . Aucun historien ne peut dire que cette pratique a complètement disparu entre ce moment-là et sa réapparition en Angleterre au , la noblesse britannique se divertissant alors en pariant sur des « rencontres de pugilat » clandestines.. Lors des guerres napoléoniennes les prisons flottantes de la Tamise, les fameux pontons, abritaient aussi des tripots où les geôliers anglais organisaient des combats avec mises d'argent, entre prisonniers français pratiquants la savate, ou le chausson, et des marins ou gardiens qui les affrontaient en boxe anglaise. C'est d'ailleurs grâce à cet héritage que la savate-BF est devenue une boxe pieds-poing au .

La boxe moderne est née au milieu du qui voit des (« faiseurs de match ») organiser des combats clandestins au cours desquels les forces de l'ordre interviennent régulièrement. En 1865, le journaliste John Graham Chambers codifie les combats de boxe. Les 16 règles qui en résultent portent le nom des règles du Marquis de Queensberry qui imposent le port des gants, définissent des catégories de poids, limitent les rounds à trois minutes, interdisent les coups sur un adversaire à terre et le combat au finish. Les combats deviennent alors plus rapides et moins brutaux, mais beaucoup plus techniques, ce qui leur permet de sortir de la clandestinité. La boxe devient alors un des premiers sports professionnels de l'ère moderne..

La boxe anglaise est admise aux Jeux olympiques lors de la session du CIO tenue à Paris en 1901. Les premières épreuves olympiques ont lieu lors des Jeux olympiques d'été de 1904 à Saint-Louis aux États-Unis où la boxe féminine est représentée en tant que sport de démonstration..

La première fédération internationale de boxe anglaise professionnelle est la fondée aux États-Unis en 1921 sous le nom de , et dont le premier combat reconnu est le championnat du monde poids lourds organisé dans le Boyle's Thirty Acres de Jersey City le entre Georges Carpentier et Jack Dempsey..

L'espace du combat : salle et ring Aucun affrontement de ce type où son convoquées violence et force, ne peut se dérouler, sous peine de dérives (le combat de rue, la mort), sans la délimitation d'un espace : cette règle liminaire s'impose depuis l'Antiquité où apparaissent le gymnase (Occident), le dojo (Japon), l'échafaud, l'arène, le cirque... Circulaires, carrés ou rectangulaires, ces espaces hétérotopiques furent dès l'origine placés sous le contrôle d'un arbitrage (éducateur, entraineur, maître, organisateur, prince, etc.) et parfois sous l'œil d'un public, par exemple dans le cadre d'une compétition sportive et/ou d'un spectacle récréatif Axel Fouquet, « Ce que la boxe montre de l’homme », in: Transversalités, ICP, 2019/2 (n° 149), ..

En Angleterre, en 1838, le London Prize Ring édicte 29 règles dont la première définit le ring dans le cadre de la boxe à mains nues, afin de lutter contre les combats clandestins.

En France, sous le Second Empire, ouvrent à Paris des salles dédiées à la savate. Les premiers matchs parisiens de boxe française sont donnés salle Wagram en 1900, et les premiers matchs de boxe anglaise au Wonderland en 1904. La revue L'Annuaire du ring est lancé en 1910. Après 1920, les premiers combattants en boxe anglaise et savate-boxe française débutèrent au Central sporting clubSylvain Ville, « Portrait des boxeurs de métier en France (1905-1914) », in: Le Mouvement Social, 2016/1 (n° 254), — sur Cairn..

Salle américaine mythique, le Madison Square Garden (New York) fut reconstruit en 1925 par un promoteur-organisateur de matchs de boxe, Tex Rickard, pour la somme (considérable à l'époque) de 4,75 millions de dollars.

Technique Ci-dessous, une présentation du vocabulaire des boxes dites « sportives » et ainsi « modernes ». Les boxes « martiales » dites ancestrales ne sont pas abordées dans cet article notamment pour l'absence de réglementation les concernant.

Les parties du corps à atteindre en boxe thumb|105px|Les deux hauteurs de cibles pour les attaques de poing de la boxe anglaise thumb|120px|Cibles pour les attaques de poing