Le Sénégal, en forme longue la république du Sénégal, est un État d'Afrique de l'Ouest bordé à l'ouest par l'océan Atlantique. Les pays qui lui sont frontaliers sont la Mauritanie au nord, le Mali à l'est, la Guinée au sud-est, la Guinée-Bissau au sud-ouest, et enfin la Gambie, qui est presque entièrement enclavée au sein du territoire sénégalais dans l'embouchure du fleuve Gambie.
Le Sénégal est connu pour ses paysages divers et variés abritant des animaux endémiques comme le parc national des oiseaux du Djoudj. Dakar, la capitale, est une ville portuaire avec des quartiers célèbres comme la Médina ainsi que la Maison des Esclaves sur l'île de Gorée. La Casamance est une région du sud du Sénégal caractérisée par sa grande verdure et ses riches traditions avec plusieurs ethnies. Saint-Louis, à l'embouchure du fleuve Sénégal, est connu pour son architecture coloniale ainsi que sa vieille ville, l'île de N'Dar, reliée par le pont Faidherbe inauguré en 1897.
Situé au bord de l'océan Atlantique, le Sénégal est aussi bordé par le fleuve Sénégal à l'est et au nord qui prend sa source dans le Fouta-Djalon en Guinée. Le climat est tropical et sec avec deux saisons : la saison sèche et la saison des pluies
Le Sénégal fait partie de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).. Intégré aux principales instances de la communauté internationale, le Sénégal fait également partie de l'Union africaine (UA), de la Communauté des États sahélo-sahariens (CEN-SAD), de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) et de l'Organisation de la coopération islamique (OCI).
Le Sénégal est un pays en développement et se classe en dans le monde et en en Afrique selon son indice de développement humain en 2021.
Étymologie
L'explication de l'origine du nom Sénégal reste sujette à débats.
Dès 1850, l'abbé David Boilat, quarteron et fils de signare, y voyait dans ses Esquisses sénégalaises une déformation de l'expression wolof suñu gaal, c'est-à-dire « notre pirogue ». Très populaire, cette version est en général relayée par les médias et favorisée par les autorités dans la mesure où elle met en avant la solidarité nationale.
Elle est pourtant contestée depuis les années 1960 et plusieurs autres étymologies ont été avancées, celle considérée comme la plus plausible rattachant le toponyme à une tribu berbère du Sahara, les Sanhadja (« Zenaga » en berbère).
Géographie
Localisation, territoire et espaces maritimes
Le Sénégal est positionné par 14° de latitude Nord et 14° de longitude Ouest. Son territoire, plus précisément, est compris entre 12°8 et 16°41 de latitude Nord et 11°21 et 17°32 de longitude Ouest.
S'étendant sur une surface de , le Sénégal dispose d'une importante façade maritime, à l'ouest, avec l'océan Atlantique ( de côtes)« Présentation du Sénégal », sur France diplomatie.. Le fleuve Sénégal constitue, au nord et au nord-est, une frontière avec la Mauritanie, tandis qu'à l'est-sud-est, il constitue une frontière avec le Mali. Au sud-est, la frontière avec la Guinée est traversée par les contreforts du massif montagneux du Fouta-Djalon, et celle avec la Guinée-Bissau, au sud-sud-ouest, est traversée par une forêt tropicale. Au sud, la Gambie forme une enclave et sépare la région de la Casamance du reste du pays. À l'ouest, la presqu'île du Cap-Vert constitue la partie la plus occidentale du pays et de toute l'Afrique continentale.
Le Sénégal partage des frontières maritimes avec le Cap-VertVoir l'article Traité de délimitation maritime entre le Cap-Vert et le Sénégal., la Mauritanie, la Gambie et la Guinée-Bissau. Et avec de côtes, la zone économique exclusive du Sénégal s'étend sur ..
États limitrophes
Géologie, topographie et hydrographie
Aperçu géologique vignette|redresse|Le bassin sédimentaire sénégalo-mauritano-guinéen dans son cadre régional.
Le bassin sédimentaire sénégalais constitue un segment du bassin sénégalo-mauritano-guinéen, vaste bassin côtier de marge continentale passive. Ce bassin sédimentaire est limité à l'est et au sud-est par la chaîne des Mauritanides, et au sud par le bassin de Bové. Long de , dans son extension maximale (Mauritanie-Guinée-Bissau), ce bassin atteint une largeur maximale d'environ à la latitude de Dakar.
Appuyé sur le craton ouest-africain, le bassin côtier accumule une puissante série sédimentaire, d'origine principalement marine, qui débute au Trias-Lias et se termine au Miocène. Depuis la limite orientale du bassin, proche de Bakel, les dépôts s'épaississent vers l'ouest, d'abord progressivement, puis, passant une flexure localisée entre 15°30'W et 16°30'WA. de Spengler, J. Castelain, J. Cauvin et M. Leroy, « Le bassin secondaire et tertiaire du Sénégal », Symposium New Delhi (1964), coordination D. Reyre (éd.), 1966, .M. V. Latil-Brun et R. Flicoteaux, « Subsidence de la marge sénégalaise, ses relations avec la structure de la croûte. Comparaison avec la marge conjuguée américaine au niveau du Blake Plateau », Bulletin des Centres de Recherche Exploration - Production Elf Aquitaine, , , 1986, ., leur épaisseur augmente rapidement, pour atteindre, à Dakar, des épaisseurs de plus de à J. Castelain, « Aperçu stratigraphique et micropaléontologique du bassin du Sénégal occidental. Historique de la découverte paléontologique », Mémoire BRGM (Paris), , 1965, .. En Casamance, les profondeurs estimées dépasseraient huit mille mètres.
Malgré le caractère apparemment subhorizontal des couches, les données de l'exploration pétrolière indiquent une forte structuration et une importante compartimentation des dépôts, dont le horst de Diass donne un aperçu. Au Sénégal, la série du Mésozoïque-Cénozoïque affleurante se limite aux niveaux stratigraphiques les plus supérieurs, n'interceptant les roches d'âge Campanien que très marginalement, alors que le Maastrichtien est mieux exposé dans le horst de Diass, malgré la présence d'une puissante cuirasse latéritique.
Les séries cénozoïques sont plus largement représentées à l'affleurement, exposées dans les falaises de la presqu'île du Cap-Vert et aussi dans la falaise à l'ouest et au sud de Thiès et marginalement dans le Sine Saloum, où elles sont surtout connues en puits. Les plus beaux affleurements se localisent à la marge passive atlantique. Au cœur du bassin, la série sédimentaire est masquée par la cuirasse latéritique fini-Tertiaire et, vers le nord-ouest, par les dépôts de sédiments éoliens quaternaires. Dans cette région centrale et orientale, les seuls affleurements tertiaires connus sont limités aux rives du lac de Guiers et à la haute vallée du fleuve Sénégal, dans la région de Matam, les grès du « Continental terminal » (renommé Formation du Saloum en 2009) venant largement sceller et masquer la série marine du Paléogène. En Casamance, il est connu, en forage, que la série marine monte jusque dans le Miocène.
Du volcanisme du Miocène apparaît régionalement dispersé dans la presqu'île du Cap-Vert et la région de Thiès ; il est représenté par des laves et des tufs coiffés par la cuirasse ferrugineuse latéritique d'âge fini-Pliocène.. Le volcanisme quaternaire, polyphasé, est restreint à la pointe de la presqu'île du Cap-Vert.
De récentes cartes géologiques du Sénégal (2009) ont été élaborées dans le cadre de la coopération Sénégal – Union européenne, suivant les procédures du neuvième Fonds européen de développement (FED) pour le compte de la Direction des Mines et de la Géologie (DMG), et existent aux échelles de 1/500 000 pour les trois quarts du territoire et de 1/200 000 le long du fleuve Sénégal.
Topographie vignette|Topographie du Sénégal.
Hydrographie Le fleuve Sénégal est long de . Il prend sa source en Guinée à d'altitude et sert de frontière avec le Mali et la Mauritanie avant de se jeter dans l'océan Atlantique à Saint-Louis.
Le pays est également en partie traversé par le fleuve Gambie.
Parmi les nombreux lacs, les principaux sont le lac Rose (eau salée) et le lac de Guiers (eau douce).
Climat Le climat est de type désertique dans le Nord, et de type tropical de savane dans le Sud, avec : une saison des pluies de juin à octobre avec un pic en août, septembre est variable selon la latitude (moins de précipitations dans le Nord que dans le Sud). C'est la période des moussons. On ne peut parler de vraie saison des pluies que dans la Casamance, seule région où il y a aussi des forêts dignes de ce nom ; une saison sèche de novembre à juin avec des alizés continentaux, avec des températures comprises entre et , comportant des variations importantes entre le littoral et l'intérieur...
Les températures varient avec les saisons. : en été, période de pluie, souvent appelée abusivement « hivernage » depuis la période coloniale, les températures sont à leur maximum ; mais elles sont au minimum en cette période dite aussi, abusivement, « hiver » aux mois de janvier-février. Par contre, on remarque des précipitations plus marquées du sud au nord.
Sur le littoral, la mer (avec le courant des Canaries froid) apporte de la fraîcheur, les températures sont de l'ordre de à mais le centre et l'Est du Sénégal peuvent avoir des températures allant jusqu'à .
Pendant l'hiver en Europe, le Sénégal devient une destination appréciée permettant de développer une activité touristique.
Diversité climatique vignette|Vue satellite de la presqu'île du Cap-Vert.De manière générale, l'Ouest du pays, représenté par le littoral, connaît des températures plus fraîches que l'Est grâce à l'océan. Le centre et l'Est du pays connaissent des températures continentales très chaudes pendant la journée et fraîches la nuit.vignette|Réserve naturelle de Popenguine.
Du nord au sud, il existe cinq types de domaines climatiques appartenant au climat tropical : dans la zone sahélienne, au nord dans la région de Saint-Louis, une végétation typique du Sahel représente le domaine de la steppe arborée ou arbustive. De nos jours, la désertification touche cette zone. L'acacia du Sénégal est l'arbre le plus présent avec quelques baobabs ; dans la zone sahélo-soudanienne, qui s'étend sur les régions de Dakar, Thiès, Diourbel, Louga, Matam, la steppe fait place à la savane arborée et sèche. Le baobab, l'acacia et le fromager y sont les arbres dominants ; dans la zone soudanienne, vers les régions de Fatick, Kaolack, tout le nord et le centre de la région de Tambacounda, la végétation de type savane est beaucoup plus dense que dans la précédente zone : les arbres y sont beaucoup plus présents, et des forêts clairsemées apparaissent. Baobabs, acacias, fromagers et palmiers sont les arbres dominants dans cette zone ; dans la zone soudano-guinéenne, au nord des régions de Ziguinchor, Kolda, et au sud de la région de Tambacounda, les forêts sont très présentes ainsi que de grandes savanes très denses. Les arbres sont variés : baobabs, fromagers, palmiers, filaos et rôniers ; la zone guinéenne, à cheval sur le Sud des régions de Ziguinchor et Kolda. Étant la zone la plus humide, les forêts y sont denses. Tous les arbres du Sénégal y sont présents.
Environnement
vignette|Vache se nourrissant de déchets dans une décharge sauvage à Guédiawaye. Les problèmes environnementaux du Sénégal sont variés. Selon The World Factbook, il existe des problèmes pressants en ce qui concerne la diminution de la faune sauvage menacée par le braconnage, la déforestation, le surpâturage, la dégradation des sols, la désertification et la surpêche.
En 2006, le Sénégal comptait encore 45,1 % de forêt, dont 18,4 % classés comme forêt primaire. Déjà en 2007, on remarquait que le Sénégal perdait de forêt par an en raison de cultures sur brûlis dues à la croissance rapide de sa population. Une des conséquences est qu'environ 13 % des terres, hébergeant environ 22 % de la population, sont désormais considérées comme dégradées. En 2016, on estimait que le couvert forestier de la Casamance aurait disparu en 2018 si l'exploitation forestière illégale se poursuivait.