Jean-Claude Van Damme, né Van Varenberg le à Berchem-Sainte-Agathe (région de Bruxelles-Capitale), est un acteur, réalisateur et producteur de cinéma belge, pratiquant aussi les arts martiaux.
Souvent désigné par ses initiales JCVD, il est également surnommé (« Les Muscles de Bruxelles ») aux États-UnisJeu de mots reposant sur l'homophonie de deux termes prononcés ['mʌsəlz] en anglais : , les muscles ; et , les moules — Bruxelles et la Belgique étant connues pour les moules-frites. « Muscles » rime également avec « Brussels » [ˈbɹʌsəlz], nom anglais de Bruxelles. .
Après s'être exercé intensivement aux arts martiaux dès l'âge de , il connaît le succès national en Belgique comme lutteur et culturiste, remportant le titre de en 1978.
En 1982, il émigre aux États-Unis afin de poursuivre une carrière au cinéma, connaissant le succès avec le film Bloodsport (1988) qui, pour un budget d'un million et demi de dollars, en rapporte soixante-cinq dans le monde. Van Damme atteint alors les sommets au box-office, notamment avec ses rôles dans Universal Soldier (1992) et Timecop (1994), qui à eux deux rapporteront plus de deux cent millions de dollars de recettes et feront de lui l'un des acteurs vedettes du cinéma d'action des années 1990.
Après une période de difficultés personnelles et de succès déclinant, au cours de laquelle son image publique est écornée du fait de ses multiples déclarations dans les médias francophones perçues comme absurdes, Jean-Claude Van Damme s'oriente à partir de la fin de la décennie 2000 vers des rôles plus personnels bénéficiant d'un bon accueil critique, notamment avec son rôle semi-autobiographique dans le film JCVD (2008).
En , il est visé par une plainte pénale lié à un trafic sexuel concernant plusieurs femmes, dont des mineures.
Biographie Jeunesse Jean-Claude Van Varenberg naît le à Berchem-Sainte-Agathe, une commune de Bruxelles. Il est le fils d'Eugène et Éliana Van Varenberg Hendrix, Grady (19 octobre 2007). « Happy Belated Birthday, Jean-Claude Van Damme! ». Slate.... Il a été élevé dans le catholicisme.
Il se lance dans les arts martiaux à l'âge de au sein d'une école de karaté.. Son style de combat se compose de karaté Shotokan et de kickboxing.. Il obtient sa ceinture noire en karaté. Il se lance ensuite dans le culturisme, désireux de développer sa musculature, ce qui lui vaut par la suite le titre de en 1978 en culturisme... À l'âge de , il arrête la danse classique qu'il a pratiquée pendant cinq ans.. Selon lui, la danse classique ..
Le rêve américain En 1975, Jean-Claude Van Varenberg rencontre Abdel Qissi, un boxeur belgo-marocain qui le présente à son frère Mohamed, également passionné d'arts martiaux. Jean-Claude et Mohamed développent une forte amitié et partagent le désir commun de devenir acteurs aux États-Unis. Abdel présente également Jean-Claude à l'homme d'affaires Paul Van Damme. Ce dernier lui permet de devenir le mannequin officiel de Pierre Alexandre, un magazine de vêtements masculins, dans lequel Jean-Claude sera photographié en position de combat. La popularité du cliché va faire germer dans son esprit le désir de devenir acteur dans des films d'arts martiauxAllociné , Que sont devenus les ennemis de Jean-Claude Van Damme sur grand écran ?, 04/12/2015Maghress, À bâtons rompus : Al-Quissi : «Jean-Claude Van Damme m'a offert ma chance».
En 1982, avec trois mille dollars en pocheTouche pas à mon poste !, diffusé le 03/09/2019 sur Plug RTL et sans grande connaissance de l'anglais, qu'il aurait appris par la suite en regardant Les Pierrafeu., Jean-Claude Van Varenberg part avec Mohamed Qissi à Los Angeles « à la conquête d'Hollywood ». Les deux amis rencontrent des difficultés pour percer. Pendant plusieurs années, Jean-Claude enchaîne des petits boulots, tels que livreur de pizzas, videur de boîte de nuit ou encore poseur de moquette, mais aussi entraîneur personnel et chauffeur de limousine. ; ce dernier travail lui permet de faire des rencontres potentiellement fructueuses. C'est à ce moment qu'il adopte le pseudonyme « Van Damme »..
Durant cette période, il fait la connaissance de Chuck Norris et Lou Ferrigno, et décroche quelques rôles au cinéma. Il fait une brève apparition, dans le rôle d'un karatéka homosexuel dans Monaco Forever.., un film resté inachevé qui ne sera distribué que plusieurs années après, une fois Jean-Claude Van Damme devenu célèbre.
En 1984, il pose comme modèle devant l'objectif de Patrick Sarfati pour la campagne du couturier Jean-Paul Gaultier, « L'homme-objet »..
En 1985, il obtient son premier rôle important dans le film Le Tigre rouge de Corey Yuen, en interprétant le rôle du méchant, un karatéka russe. Lors du tournage du film, quelques problèmes surviennent lors des cascades, lorsque Van Damme touche accidentellement les autres cascadeurs en leur portant des coups...
Il joue par la suite dans L'Arme absolue, interprétant à nouveau le rôle du méchant — cette fois un agent soviétique — face au héros joué par Sho Kosugi. Il est ensuite engagé pour prêter sa silhouette au « Predator » dans le film homonyme, mais quitte l'équipe de cette production les jours suivants : il se serait en effet plaint d'étouffer dans le costume, et de n'apparaître à l'image que sous un masque ; en outre l'équipe de production a réalisé qu'un acteur plus imposant était nécessaire pour rendre la créature menaçante face à un groupe de soldats d'élite joués par Arnold Schwarzenegger, Jesse Ventura, Carl Weathers, Bill Duke ou encore Sonny Landham ; le rôle du Predator est repris par Kevin Peter Hall...
Quelques mois plus tard, il provoque la rencontre qui va lancer sa carrière en allant au-devant du producteur Menahem Golan à la sortie d'un restaurant et en lui faisant une démonstration d'arts martiaux sur l'aire de stationnement. Menahem Golan lui propose de jouer dans qui sera un succès international, et donnera naissance à plusieurs suites sans Van Damme. Un procès l'opposera à Frank Dux., dont il joue le rôle dans le film.
Le personnage « Johnny Cage » du jeu vidéo est inspiré du personnage de Frank Dux dans ce film. Johnny Cage est habillé (y compris les chaussures) comme Van Damme dans le combat final du film, et un des coups spéciaux de Johnny Cage provient du combat entre Frank Dux et le sumo dans le film. La société de jeu vidéo Midway, n'ayant pu obtenir les droits du film pour le jeu, a fait de Johnny Cage une star de cinéma pour l'histoire du personnage, et a adapté le concept de kumite en « kombat »Paul W.S. Anderson (réalisateur de Mortal Kombat) voulait JCVD dans le rôle de Johnny Cage, mais c'est finalement Linden Ashby qui décrocha le rôle. D'ailleurs, le costume de Johnny Cage que Lynden Ashby porte lors de son combat contre Scorpion et Goro est exactement le même que celui de Frank Dux dans Bloodsport..
Succès mondiaux, échecs et films à petit budget En 1988, Jean-Claude Van Damme joue dans Cyborg d'Albert Pyun et, en 1989, dans de Mark DiSalle. Viennent ensuite en 1990 Full Contact (Lionheart), sous la direction de Sheldon Lettich ainsi que Coups pour coups (Death warrant) de Deran Sarafian (tourné avant mais sorti après Full Contact).
Ses films ayant tous rapporté beaucoup d'argent au box-office, il collabore de nouveau avec Sheldon Lettich, avec un budget supérieur. Pour Double Impact, Van Damme joue pour la première fois un double rôle (une prouesse qu'il réitérera par la suite dans Risque maximum et Replicant), interprétant deux frères jumeaux, face à Bolo Yeung qui était déjà son principal adversaire dans Bloodsport ; le public est au rendez-vous et le film est un succès.
Mario Kassar (Carolco) signe avec lui pour le film de Roland Emmerich qui sort en 1992, partageant l'affiche avec Dolph Lundgren. Van Damme touche son premier million, pour un budget de de dollars ; le film va en rapporter cinq fois plus à travers le monde et devient à l'époque son plus grand succès au box-office.
vignette|Jean-Claude Van Damme et au Festival de Cannes 1993..
Devenu « bankable », Cavale sans issue (Nowhere To Run) de Robert Harmon (1993), est un franc succès en Europe, avec notamment un million de spectateurs en France, mais les fans apprécient moins ce nouveau genre, montrant un Van Damme plus dramatique et délaissant les arts martiaux. Il enchaîne avec Chasse à l'homme (Hard Target) de John Woo (1993), premier film américain du réalisateur chinois (et devenant un tremplin pour les autres réalisateurs asiatiques voulant percer aux États-Unis), et renouvellera le genre avec Ringo Lam et Tsui Hark. L'action est au rendez vous, mais John Woo est contraint par les producteurs de couper au montage vingt minutes du film, jugées trop violentes pour la classification R, permettant ainsi aux mineurs de moins de de pouvoir voir le film. Le film connait un succès relatif. Vient ensuite Timecop de Peter Hyams, un film de science-fiction basé sur le voyage dans le temps, qui rencontre en 1994 son plus grand succès aux États-Unis.
L'acteur est alors au sommet de sa gloire, ne subissant aucun échec. Il devient l'un des acteurs d'arts-martiaux les plus populaires et un des acteurs les mieux payés au monde, avec un cachet de huit millions de dollars pour Street Fighter : L'ultime combat (1994) de Steven E. de Souza ; le film est descendu par la critique et les fans du jeu vidéo Street Fighter II dont le film est l'adaptation, cependant le succès est au rendez-vous.
Van Damme plonge alors dans la drogue, devenant dépendant à la cocaïne. Il avouera avoir refusé à cette période une offre de la part des studios Universal pour une série de trois films avec un cachet de de dollars par film, au motif que Jim Carrey touchait alors par film. Il aurait en conséquence été placé sur liste noire par les principaux studios de production. Entre-temps, il a signé pour Mort Subite (Sudden Death) de Peter Hyams qui, sorti en salle fin 1995, lui vaudra sa première déception, le film ne rapportant que dans le monde pour un budget de . Pensant pouvoir revenir avec un projet qu'il a en tête depuis des années et qui lui tient à cœur, il réalise en 1996 son premier film, Le Grand Tournoi, dont il est également scénariste et producteur en plus d'être l'acteur principal, mais le film ne remporte pas le succès escompté. Il tourne la même année Risque maximum de Ringo Lam, un semi-succès, et enchaîne avec Double Team de Tsui Hark en 1997, qui s'avère un échec cuisant.
Sa consommation de drogue augmente en 1998 ; il réussit tant bien que mal à tourner dans un état second Piège à Hong Kong, toujours avec Tsui Hark ; ce dernier profite de son état pour l'humilier afin de se venger de Double Team en ne le filmant pas à son avantage.. Le film est un échec critique et commercial.
En 1999, JCVD entame une carrière en DTV avec Légionnaire de Peter MacDonald qui sort directement en vidéo aux USA, mais au cinéma dans la plupart des pays du monde. En France, le film fera moins de 200 000 entrées, signant le pire démarrage de la star sur les écrans français depuis dix ans.. Afin de renouer avec son public et le succès, JCVD accepte pour la première fois de jouer dans une suite : Universal Soldier : Le Combat absolu. Malheureusement, le film sera un fiasco. Aux États-Unis, il ne fera que 10 millions de dollars au box office et sera qualifié de « box office loser » par le Los Angeles Times.. En France, ce sera à ce moment-là, la pire performance de l'acteur faisant moins de 150 000 entrées..
Par conséquent, Inferno de John G. Avildsen sort directement en DTV (Direct-to-video) la même année aux USA. Van Damme fait alors une pause et soigne ses dépendances. C'est à cette occasion qu'il reçoit un diagnostic de trouble bipolaire...
En 2001, il revient en pleine forme avec Replicant de Ringo Lam, mais à nouveau le film sort directement en DVD malgré la popularité intacte de l'acteur en Europe. Le film est un échec avec seulement en salles, mais bénéficie de meilleures critiques que les précédents..