Jean Clément, est un notaire et révolutionnaire français, né le à Ernée, membre du Tribunal révolutionnaire de la Mayenne.

Biographie

Il est tout d'abord marchand de drapsArchives départementales de la Mayenne, B 1723 : saisie de meubles et de marchandises lui appartenant. et greffier du bailliage de PontmainBulletin de la Commission Historique et Archéologique de la Mayenne, t. LI, p. 246..

Il semble succéder comme notaire à François BuchetIl épouse le 24 octobre 1785 à Ernée, Thérèse-Caroline-Élisabeth Gambert, fille de son anté-prédécesseur et veuve de son prédécesseur, dont il a au moins un fils, Valentin, baptisé à Ernée le 20 janvier 1789.: il obtient provisions le . Il est reçu à la sénéchaussée du Mans le Archives départementales de la Sarthe, B 1016..

En 1786, il doit de fortes sommes d'argent à son frère et à sa sœurCeux-ci obtiennent contre lui des jugements dont l'inexécution donna lieu à des scènes publiques d'injures (Delaunay, Recherches sur la ville et le pays d'Ernée : le bailliage, p. 57). Il est saisi le Les scellés, apposés alors sur son domicile, sont levés le 6 septembre à la demande d'Étienne Hochet, son successeur au greffe du bailliage de Pontmain, soucieux de récupérer les archives de son greffe qui y restent (Archives départementales de la Mayenne, B 1723).. Il est alors officier municipal.

Il est nommé juge de paix en 1792. Proche de Julien Quantin, il s'oppose au directoire du département, plus modéré, proche des Jacobins de Paris. Le , Quantin fait arrêter un prêtre âgé l’abbé DeslandesQui avait prêté serment sur la constitution civile du clergé. Son neveu, Dodard, écrit au Directoire, qui fait libérer Quantin.. Quantin et Clément rédigent alors un faux mandat pour que les gardes nationaux arrêtent à nouveau l’abbé DeslandesCe document, signé de leurs mains et de celles de quelques officiers municipaux et de notables (dont les signatures ont été obtenues par surprise) portait la mention ci-devant huissier, signé de Desmoulins (qui n’avait pas de certificat de civisme et ne pouvait donc pas être honoré du titre d'huissier). Dodard écrit une seconde fois au Directoire, qui comme la première fois, fait libérer l’homme. Le lendemain il est arrêté de nouveau.. Le , le Directoire réagitClément est placé sous surveillance, mais garde ses fonctions.. Quantin est suspendu de ses fonctions. Quantin et Clément sont traduits devant le tribunal criminel du département, mais sont acquittés.

En tant que juge, il ne prononce aucune condamnation contre les habitants d'Ernée et de son canton, probablement par souci de ménager sa clientèle et ne pas déprécier son étude.

La Terreur s'installe. Clément est nommé en , président de la Commission militaire révolutionnaire du département de la Mayenne.. Le 12 germinal an II, il reprend ses fonctions de juge de paix. Il est révoqué après le 9 thermidorIl voit les scellés apposés sur ses papiers le 22 floréal an III sur ordre du tribunal criminel de Laval.. Il parvient à échapper aux poursuites au contraire de plusieurs membres du comité et reste à la tête de son étude.

Il est directeur de lHospice d'humanité» (ancien Hôtel-Dieu) d'Ernée en l'an V, mais sa gestion y est réputée . Forcé d'abandonner son étude en l'an VII (début 1799), il s'établit ensuite à Rennes où il serait mort.

Publication Au Directoire exécutif de la République française. Précis de la guerre fanatique, de son origine et de ses progrès, de la réaction royale et de ses funestes effets dans le département de la Mayenne. (Signé : Clément.)., 1798, 29 p.

Sources partielles

. Isidore Boullier, Mémoires ecclésiastiques Robert Amiard, Ernée à travers les âges

Notes et références

Catégorie:Membre du Tribunal révolutionnaire Catégorie:Naissance à Ernée Catégorie:Naissance en avril 1746 Catégorie:Juge de paix français