L'ancienne église Saint-Hippolyte de Paris est un ancien lieu de culte catholique du faubourg Saint-Marcel dans l'actuel quartier de Croulebarbe du de Paris.
Situation Elle s'élevait à l'extrémité orientale de la partie de la rue Saint-Hippolyte qui a été supprimée au milieu du . Son emplacement correspond au de l'actuel boulevard Arago. Cette église disparue ne doit pas être confondue avec l'actuelle église Saint-Hippolyte de Paris, construite au début du sur l'avenue de Choisy.
Historique vignette|gauche|155px|Le 12 bd Arago, dernier vestige de l'ancienne église Saint-Hippolyte. En dernier lieu, l'ancienne église paroissiale Saint-Hippolyte occupait le côté sud de la rue Saint-Hippolyte entre la rue des MarmousetsCadastre de Paris par îlot (1810-1836), plan Saint-Marcel, îlots , F/31/95/52Analyse diachronique de l'espace urbain parisien : approche géomatique (Alpage) et l'ancien carrefour Saint-Hippolyte.
Une chapelle est mentionnée sur ce site en 1158 dans une bulle pontificale d'Adrien IV. Elle dépendait du chapitre de la collégiale Saint-Marcel. Elle devient église paroissiale au début du Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, édition de 1844, . L'église est reconstruite au , à l’exception de la nef. Le maître-autel est dessiné par Charles Le Brun.
Vendue comme bien national le , elle est détruite en 1807. Ce qui en restait est rasé lors du percement du boulevard Arago et du boulevard de Port-Royal dans les années 1850-1860. Un fragment de portail est visible au 12, boulevard Arago.
Description L'église Saint-Hippolyte, grâce à la proximité de la manufacture des Gobelins, avait une décoration importante.
Le maître-autel avait été dessiné sur les dessins de Le Brun. Il était surmonté d'un tableau du même peintre représentant l'apothéose de saint Hippolyte. Un autre tableau de Le Brun ornait une chapelle. On trouvait également des tableaux de Le Sueur et de Charles-Michel-Ange Challe, dont le frère Simon avait sculpté la chaire. Une frise sculptée de motifs animaliers entourait un gros pilier.
Les seules images de l'église semblent être des dessins réalisés juste avant le percement du boulevard Arago par Aglaüs Bouvenne et publiées dans un article de la Revue de l'art chrétien en 1861 puis dans une notice plus développée publiée en 1866.
Événements liés à l'ancienne paroisse Saint-Hippolyte de Paris Saint-Hippolyte était la paroisse des habitants de la manufacture des GobelinsA.-L. Lacordaire, publiés par Jules-Joseph Guiffrey, État-civil des tapissiers des Gobelins au dix-septième et au dix-huitième siècles, Charavay frères libraires-éditeurs, Paris, 1897 (en ligne)., ce qui explique le grand nombre d'actes concernant des tapissiers et autres artisans dans les registres.
Mariages et baptêmes 1665. Mariage. Philippe Caffieri (1634-1716), sculpteur ordinaire des meubles de la couronne d'origine napolitaine épouse, peu après avoir été naturalisé français, le Françoise Renaullt de Beauvallon (1640-1714), cousine germaine de Charles Le BrunAuguste Jal, Dictionnaire critique de biographie et d'histoire, Paris, Plon, 1872, -711 (en ligne). ; 1670. Mariage. Adriaen Frans Boudewyns (1644-1711), peintre et graveur bruxellois épouse le en secondes noces Barbara Van der Meulen, la sœur d'Adam François van der Meulen ; 1672. Mariage. François Bonnemer (1638-1689), peintre ordinaire du roi épouse le Catherine Mosin, fille de Jean Mosin, tapissier ordinaire du roi, avec pour témoins Charles Le Brun, premier peintre du Roy, directeur général des manufactures royales et Jean-Baptiste Tuby, sculpteur italien naturalisé français en 1672, actif à VersaillesRegistre paroissial de St-Hippolyte de Paris ; il est inhumé à Saint Hippolyte le après être décédé à l'hôtel des manufactures royales des Gobelins en présence de Jean Mosin, son beau-père, de Pierre Mosin, marchand-sellier et de Guillaume Le Gros, tous deux beaux-frères du défunt ; 1732. Mariage. Michel Audran (?-1771), « tapissier ordinaire du Roy en la Manufacture des Goblins, fils de Jean [Audran], graveur ordinaire du Roy, demeurant aux Goblins, et de feue Marie Dassier » épouse le Marie-Agnes Chambonnet, , avec pour témoins du futur époux entre autres Claude Audran, et Lacordaire, Guiffrey, p. 18. 1754. Baptême. Pierre Charles L'Enfant (1754-1825), architecte de la ville de Washington, le .
Personnalités inhumées Outre de nombreux membres de la famille Gobelins, plusieurs personnalités, notamment artistes, ont été inhumées dans l'église : 1689 : François Bonnemer (1644-1689), mort à l'hôtel des manufactures royales des Gobelins est inhumé le (voir ci-dessus aux mariages de 1672) ; 1690 : Van der Meulen (1632-1690), peintre ; 1708 : Michel II Corneille (1642-1708), peintre ; 1728 : Marin Marais, musicien du roi et compositeur reconnu; 1733 : François Jullienne († 1733), manufacturier, est inhumé en dans la crypte de l'église ; pour son neveu Jean décedé en 1766 voir ci-dessous ; 1735 : Jean-Baptiste Martin (1659-1735), peintre et directeur de la manufacture des Gobelins ; 1740 : Gabriel Audran (1659-1740), peintre et sculpteur, inhumé le ., lendemain de son décès survenu en l'hôtel royal des Gobelins chez son frère ; 1742 : Pierre-Denis Martin (1663-1742) est inhumé le , lendemain de son décès survenu aux Gobelins où il logeaitJal, ; 1766 : Jean de Jullienne (1686-1766)Panneau « Histoire de Paris » installé au 10, boulevard Arago., marguillier d'honneur de l'église, est inhumé au pied de l'autel de la chapelle Saint-Michel le , son épouse, Marie-Louise de Brécey le rejoint en . Voir aussi le décès de son oncle François Jullienne († 1733), ci-dessus ;
Notes et références
Voir aussi Bibliographie
Articles connexes Hippolyte de Rome Faubourg Saint-Marcel Liste des églises disparues de Paris
Histoire de Paris Église Saint-Hippolyte de Paris
Lien externe
Une paroisse parisienne : Saint-Hippolyte Abbé Jean Gaston. Librairie des Saints-Pères (1908), BnF Gallica
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