La est une unité d'infanterie de l'armée impériale japonaise. Son nom de code est et son symbole militaire est 15D. Elle est l'une des quatre nouvelles divisions créées à la fin de la guerre russo-japonaise le . Elle est plus tard déployée en Mandchourie comme l'ensemble de l'armée japonaise qui ne laisse aucune division au Japon même. Elle recrute initialement dans la région de Nagoya sous le commandement du lieutenant-général Okihara Kofu.
Histoire Période d'entre-guerres Le traité de Portsmouth est conclu avant que la ne soit déployée en Mandchourie et elle est alors envoyée en Corée comme force de garnison. Le , le bataillon de logistique est transféré à l'école militaire d'Ushigome et la division entière est déplacée à Narashino le . La division est ré-assemblée le dans son quartier-général d'origine à Toyohashi dans la préfecture d'Aichi.
Cependant, le , elle est dissoute par le ministre de la Guerre Kazushige Ugaki dans le cadre de mesures d'économies du gouvernement de Katō Takaaki, en même temps que les 13, 17 et 18 divisions.
Seconde guerre sino-japonaise En , les hostilités en Chine provoquent la seconde guerre sino-japonaise. La est ré-établie à Kyoto le en tant que division triangulaire à partir des forces de réserves de la . Sous le commandement du lieutenant-général Yoshio Iwamatsu, elle est assignée en Chine comme force de garnison chargée du maintien de l'ordre public dans les territoires occupés.
Bataille d'Imphal Le , la est réassignée dans la armée en Birmanie dans le cadre d'une offensive imminente contre l'Inde britannique. La division est retardée plusieurs mois par la construction de la route en Thaïlande. Arrivée en Birmanie, elle participe à l'attaque de la bataille d'Imphal dans le cadre de l'opération U-Go avec la et la , suivie par la bataille de Meiktila et Mandalay. Durant ces opérations, la division perd plus de la moitié de ses hommes au combat ou de maladie, et est forcée de revenir en Birmanie puis en Thaïlande en , quelques jours avant la fin de la guerre où elle est officiellement dissoute.
L'opération U-Go est planifiée pour commencer début mais en raison du retard de la , l'offensive est reportée au . La forme la position centrale des trois divisions d'attaque et son principal objectif est de couper la route entre Imphal et Kohima à . Sur la carte, c'est la route la plus courte et directe pour rejoindre Imphal mais la division doit traverser un terrain difficile avec des pistes en mauvais état. En raison de ces difficultés, le régiment d'artillerie de campagne de la division est remplacé par des canons de montagne et les canons antichar sont laissés derrière. Sur les neuf bataillons de la division, un seul est détaché de la force pour rejoindre la seconde opération anti-Chindits, et la majeure partie du reste en Thaïlande.
Ainsi, la commence la campagne avec 6 bataillons, 18 canons, et un commandant, le lieutenant-général Masafumi Yamauchi, qui est mortellement malade de la tuberculose. Pressé d'avancer par le commandant de la , le général Renya Mutaguchi, une force britannique parvient à Sangshak dans la zone d'opération de la , mais en raison de son retard, ce sont des unités de la qui l'attaquent le . Le arrive peu après mais ne peut pas participer à l'assaut final du . La coupe la route Imphal-Kohima à Kangpokpi le . Elle occupe ensuite la crête de Nunshigum, au-dessus d'Imphal. À partir d'ici, les Japonais peuvent menacer le quartier-général du Corps tout en étant le point le plus proche pour aller à Imphal. La contre-attaque britannique sur la crête utilise des chars M3 Lee ce qui surprend les Japonais qui considéraient le terrain comme infranchissable aux véhicules blindés. Les chars sont ainsi décisifs, bien que les Britanniques souffrent de lourdes pertes, et le bataillon japonais est presque totalement annihilé. Malgré cela, Yamauchi continue son encerclement d'Imphal par le nord. Le commandant britannique, le général Geoffrey Scoones, estime que la est le maillon faible du front japonais et ordonne à la division indienne et à la indienne de la détruire. Dans les mois suivants, les Britanniques repoussent les Japonais colline après colline grâce à leur supériorité numérique et leurs chars inarrêtables.
À la mi-juin, la japonaise commence à se replier de Kohima après de sévères pertes. Elle laisse alors le bloquer la route Imphal-Kohima dans une situation impossible et les Britanniques attaquent et rouvrent la route le . Le lendemain, Yamauchi est remplacé par le lieutenant-général Ryuichi Shibata. Le , la division reçoit l'ordre d'effectuer une attaque de la dernière chance sur , mais elle est maintenant complètement désorganisée et ses restes doivent se replier au-delà de la rivière Chindwin.
Bataille de Meiktila et Mandalay Après la défaite à Imphal et l'avancée alliée au nord, les forces japonaises en Birmanie sont forcées de se mettre sur la défensive pour tenter d'empêcher les Alliés de traverser l'Irrawaddy. En , la , avec la , est envoyée défendre Mandalay. La division reçoit quelques renforts, mais avec hommes, elle n'est toujours qu'à la moitié de son effectif initial.
L'ennemi, la division indienne, établit ses premières têtes de pont sur la rive droite de l'Irrawaddy le et toutes les tentatives de la repousser échouent. Après un rapide regroupement, le général Thomas Wynford Rees ordonne à ses hommes d'avancer. Balayant toute opposition, ses troupes sont en vue de Mandalay le . La , maintenant sous le commandement du major-général Kyoe Yamamoto, reçoit l'ordre de défendre l'ancienne capitale birmane jusqu'au dernier homme. Des deux positions principales, les Japonais sont repoussés de la colline Mandalay le , mais les solides murs du fort Dufferin résistent à l'artillerie et aux raids aériens. Le , la division reçoit la permission de se replier, ce qu'elle fait en passant par les égouts dans la nuit du .
À ce moment, les positions japonaises en Birmanie s'effondrent complètement. Les survivants de la (moins de la moitié de sa force initiale de hommes) se replient à travers le territoire hostile du peuple karen et le sud des pour atteindre Kachanaburi en Thaïlande où ils se trouvent au moment de la capitulation du Japon le .
Voir aussi Liste des divisions de l'armée impériale japonaise
Références
Bibliographie Madej, W. Victor. Japanese Armed Forces Order of Battle, 1937-1945 [2 vols] Allentown, PA: 1981. . .
Catégorie:Division d'infanterie de l'armée impériale japonaise Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1905 Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1945