Monticello . est une commune française située dans le département de la Haute-Corse et le territoire de la collectivité de Corse. Le village appartient à la piève d'Aregno, en Balagne. Géographie Situation

Monticello est une commune littorale de Balagne. Au sud, son territoire empiète sur la vallée du Regino. Elle fait partie de la communauté de communes de l'Île-Rousse - Balagne.

Communes limitrophes

Géologie et relief Monticello se situe dans la Corse Hercynienne (occidentale) essentiellement formée par un vaste batholite de roches magmatiques. Elle se trouve dans le massif de la Corse granitique, dans l'intrusion de L'Île-Rousse, en limite du socle de Belgodère et en bordure de la Balagne sédimentaire à l'est. Son socle se caractérise par des granodiorites et monzogranites recoupées par des granites leucocrates associés à des roches basiques (diorites et gabbros). Son sol renferme par endroits des minerais de fer et de plomb qui ont fait l'objet d'une concession et/ou d'une exploitation Découverte géologique de l'île de Beauté, Centre de géologie de l’Oisans, ..

Le sud de la commune se trouve en limite de la zone dépressionnaire nommée vallée du Regino qui est située au nord du massif de la Corse granitique (granite à porphyroïdes de la région de Calvi) qui domine à 90 % avec quelques secteurs avec des sédiments quaternaires (cuvette du Regino) et des formations sédimentaires et métamorphiques..

Commune du littoral balanin, sa façade maritime est comprise entre celle d'Occhiatana, depuis la crique de Saleccia, et L'Île-Rousse, jusqu'à la plage de Marinella qu'elle partage avec cette dernière, n'en possédant que les à son extrémité orientale. Monticello n'a pas d'autre plage de sable, le reste du littoral est une côte rocheuse allant de l'anse de Tignoso, Punta di Palombara, Cala d'Olivu jusqu'à la crique de Saleccia.

Son territoire s'étend de la mer à la montagne, sur la terminaison d'un petit chaînon s'articulant à la Cima Casella de la chaîne de hautes montagnes ceinturant le littoral balanin et déclinant jusqu'à la mer via le Capu di Bestia , le col de San Cesareo (), Sant'Antonino, le Capu Corbinu (), Santa-Reparata-di-Balagna et la Punta di Colombaja le culmen communal. Il est bordé sur son côté oriental par une arête montagneuse orientée nord - sud, démarrant à la tour de Saleccia jusqu'à Cime a Pergole (), puis s'orientant à l'ouest vers Punta di Colombaja son plus haut sommet à d'altitude dominant le village, en passant par la chapelle San Francescu.

Ce relief représente le bassin versant du seul cours d'eau de la commune, le ruisseau de Cala d'Olivu qui a son embouchure à l'anse du même nom, Cala d'Olivu. Par ailleurs, ce relief la sépare de la riche plaine alluviale du Regino qui longe le sud et l'est de la commune sans pour autant l'arroser.

Hydrographie Le ruisseau de Cala d'Olivu. est le seul cours d'eau communal. Long de , il naît sur le flanc d'un petit chaînon collinaire à d'altitude à l'ouest de la bocca Manarinu. Orienté dans un axe sud - nord, son cours se termine dans la Cala d'Olivu, dans la mer Méditerranée dont il est tributaire.

Climat et végétation Monticello bénéficie d'un climat méditerranéen maritime aux écarts thermiques modérés. Sur la période 1981-2010, la température minimale est de 12,3 °C et la température maximale de 18,7 °C, et une température moyenne maximum en juillet de 27 °C et un record de 39.6 °C.. Comme sur tout le littoral balani, l'hiver il ne neige et ne gèle que rarement ; la mer égalise et réchauffe les températures. Les étés sont très secs, faute de pluie et en raison des vents fréquents. En automne, les pluies orageuses méditerranéennes sont parfois très fortes. La Balagne étant ouverte sud-ouest au nord-est, les vents dominants sont le libeccio, le ponant, le mistral ou traîne de mistral, la tramontane et le gregale. Les fins d'hiver sont précoces ; les amandiers fleurissent dès février.

La végétation est composée d'un maquis bas avec des arbres isolés, de gros bosquets d'anciens oliviers, de taillis de chênes verts et de chênaies pubescentes. À l'est, les parcelles de terrains autrefois travaillées, sont depuis abandonnées. D'anciennes terrasses de culture sont encore visibles au nord du Capu Mirabu au sud-est communal.

Urbanisme Typologie Monticello est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'InseeSelon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.....Elle appartient à l'unité urbaine de L'Île-Rousse, une agglomération intra-départementale regroupant . et en , dont elle est une commune de la banlieue...

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de l'Île-Rousse, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

La commune, bordée par la mer Méditerranée, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral.. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des , ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit...

vignette|Vue du village.|alt= Perché à d'altitude sur un promontoire « les îles d'or », le cœur du village de Monticello est un bâti ancien, groupé autour de son église paroissiale San Sebastianu du début , et séparé par d'étroites ruelles et des passages voûtés sous certaines maisons.

Le village d'aujourd'hui se présente développé sur les hauteurs avec de nouveaux quartiers, jusqu'à la chapelle Saint-François et le complexe sportif de Monticello (terrain de football synthétique, courts de tennis, centre équestre, stand de tir, etc.).

Son littoral s'est développé et la séparation urbaine entre Monticello et L'Île-Rousse ne se remarque plus que par la présence de panneaux routiers. De nombreuses villas ont été construites dans de récents lotissements : Muratello, Valitelle, Casteluccio, Guardiola, Bollaccia, Caralivu, Galitello, Listrella, Orabona et Olivada pour n'en citer que quelques-uns, et des immeubles sont apparus au bord de la route T30 et autour de la partie basse de la . La population de la commune s'accroît ainsi rapidement, gagnant plus de cette dernière décennie.

Le cimetière communal dans lequel se situait l'église paroissiale San Quilico, se trouve sur les hauteurs de la commune. Autrefois accessible seulement à pied, une petite route permet son accès en voiture de nos jours.

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (53,1 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (63,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (53,1 %), zones agricoles hétérogènes (33,8 %), zones urbanisées (11,4 %), cultures permanentes (1 %), eaux maritimes (0,7 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communication et transports Accès routiers La route territoriale 30 traverse la commune dans sa partie littorale, depuis l'entrée de la ville de L'Île-Rousse à l'ouest, jusqu'au lieu-dit Saleccia à l'est.

Le village même est desservi par la qui relie L'Île-Rousse à Pioggiola dans le Giussani, en passant par Speloncato et le col de Battaglia. La permet aussi de rejoindre Monticello depuis Corbara/Santa-Reparata-di-Balagna.

Transports

La ligne Ponte-Leccia - Calvi des Chemins de fer de Corse doit contourner la colline de Monticello avant d'atteindre le bord de mer, en le longeant et traverser la commune qu'elle dessert avec la gare du Camping Monticello qui est un arrêt facultatif. Le port le plus proche est celui de L'Île-Rousse distant de du village. L'aéroport le plus proche est celui de Calvi-Sainte Catherine distant de .

Toponymie Si les origines du village sont mal connues, on possède une meilleure connaissance des trois périodes successives de son histoire, jusqu’à l’explosion de la « rurbanisation » des trente dernières années. Ceci est vrai, non seulement de l’origine de son nom que de la date et des circonstances de sa création. L’origine même du nom n’est pas si évidente qu’il y paraît, puisqu’on peut en donner trois interprétations différentes : Le petit mont. Longtemps on privilégia la traduction quasi-littérale de « petit mont », sans s’inquiéter de ce que plus de la moitié de la Corse (sans même parler de l’Italie), aurait pu recevoir la même dénomination. Le mont, ou mieux, le chemin du ciel. Cette interprétation s’appuie principalement sur la dénomination de « Montis Cœlli », que l’on retrouve à Rome, et qui est employée dans une bulle du pape Innocent XI, adressée à la paroisse en date du , avec l’approbation de l’évêque d’Aléria. Le doute principal qu’inspire cette interprétation prestigieuse est qu’on ne la trouve dans aucun document antérieur, alors même que le prestige d'un tel chemin vers le paradis aurait normalement dû donner lieu à nombre de commentaires. Le mont des cellules (au sens de l’habitat des ermites et non pas des prisonniers) : c’est l’interprétation qui nous est proposée dans l’histoire du Monticello de Toscane de l’abbé Don Luigi Martini, 1902. Or, les similitudes sont troublantes entre les deux villages : en particulier, dans les deux cas, les moines bénédictins furent, si ce n’est à l’initiative, du moins présents à l’origine, du village. Celui-ci propose pour son village du Monte Amiata (qui, culminant à , ne peut être qualifié de petit mont), l’interprétation « monte des celli », du fait des grottes, où des ermites avaient pris l’habitude de se réfugier, dès les . Ceci signifierait que les colonisateurs toscans de la Balagne auraient repris le nom entre le et le , soit du fait de l’existence de quelques grottes (autour de la Columbaghja) près du village, soit plus simplement du fait de la ressemblance générale entre les deux lieux, qui est en effet très grande, par de nombreux aspects.

Histoire thumb|Place du village.|alt=

Préhistoire Monticello était habité depuis le néolithique (site de Punta Colombaja).

Antiquité

Moyen Âge Au sommet de Punta Colombaja (), les ruines d'Urcica (Vortica ou Avortica) attestent de son occupation au Moyen Âge.

Alors maître de l'île tout entière, Giudice de CinarcaSinuccello della Rocca, plus connu sous le nom de Giudice de Cinarca, est l'un des fils de ce Guglielmo della Rocca. Il reçut le titre de Comte de Corse des Pisans. Ceux-ci l'envoyèrent en Corse comme général. À partir de ce moment, il fut appelé Giudice et non plus Sinuccello. - Abbé Letteron in Histoire de la Corse - Tome 1, pages 170-171, nommé comte de Corse en 1250, l'administra pendant plusieurs années, habitant tantôt dans le Delà des Monts, tantôt dans le Deçà, dans un château qu'il avait fait construire en Balagne, à Monticello, au-dessus de la localité appelée Vortica.

En 1260, Giudice di Cinarca, comte de Corse, fit d'Urcica son lieu de résidence. Il l'agrandit et le fortifia.