Santa-Lucia-di-Moriani est une commune française située dans la circonscription départementale de la Haute-Corse et le territoire de la collectivité de Corse. Elle appartient à l'ancienne piève de Moriani.

Géographie

Urbanisme Typologie Au , Santa-Lucia-di-Moriani est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Penta-di-CasincaUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération intra-départementale regroupant sept communes, dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. Dans le cas de l'unité urbaine de Penta-di-Casinca, il y a deux villes-centres (Penta-di-Casinca et San-Nicolao) et cinq communes de banlieue... La commune est en outre hors attraction des villes...

La commune, bordée par la mer Méditerranée, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral.. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des , ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit..

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (58 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (59,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (43,9 %), zones urbanisées (24,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (14,1 %), zones agricoles hétérogènes (13,2 %), cultures permanentes (4,3 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Histoire Dans sa Description de la Corse écrite vers 1522-1531, Agostino Giustiniani, décrit Santa Lucia comme une paroisse de la piève de Moriani, située dans le Terzero di Mezzo, et dépendante de l'évêché de Mariana.

La paroisse de Santa-Lucia (parfois appelée Venzolasca, du nom d’un des villages qui la compose et qu’il convient de ne pas confondre avec le village éponyme de Casinca situé plus au nord), était composé de deux villages pratiquement contigus, Coccola et Venzolasca, tous deux situés légèrement en surplomb de l’église paroissiale de Santa-Lucia. Ces deux communautés possédaient leur propre chapelle et, du moins dans les deux premiers tiers du , leur propre milice. Coccola, était encore appelé Cochula, Cocula, Cucula, ou Santo Bastiano di Cuchula en référence au nom de sa chapelle consacrée à Saint Sébastien. La chapelle de la Venzolasca était consacrée à Notre-Dame des Sept Douleurs. Santa-Lucia comprenait encore, un peu plus au nord et en surplomb, les hameaux de Piazze et Bonaldo, composés de quelques maisons et qui semblent n’avoir jamais possédé de chapelle.

En 1646 Santa-Lucia comptait 250 âmes répartis entre 54 feux. Le village de Coccola était dominé par la famille caporali des Coccola et celui de Venzolasca par la lignée militaire des Giappiconi fortement alliée par des mariages croisés avec les Coccola.

Politique et administration Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Population et société

Démographie

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments

A Madonna : Chapelle se trouvant dans la plaine de la commune. Église paroissiale de Santa Lucia. Elle est inscrite à l'Inventaire général du patrimoine culturel.. Chapelle Saint Sébastien dans le hameau de Coccola Chapelle Notre Dame des Sept Douleurs dans le hameau de Venzolasca

D'après l'inventaire général du patrimoine culturel

Personnalités liées à la commune

Pierre Hubert Bonaldi, directeur régional des services pénitentiaires de Paris Giacomo Coccola, capitaine au service de la république de Venise Giulio Coccola, capitaine au service de la république de Venise Marc Antonio Coccola, capitaine au service de la république de Venise Nicolas de Coccola, missionnaire catholique en Colombie Britannique au Raymond de Coccola (1912-1995), oblat de Sainte-Marie immaculée, missionnaire chez les esquimaux canadiens Antonio Francesco Giappiconi, capitaine des troupes du Royaume anglo-corse (1794-1796), insurgé de la révolte de la Crocetta (1797), puis de celle en faveur de Paul 1er de Russie (1800). Giacinto Giappiconi, colonel au service de la république de Venise et gouverneur militaire de Crema Marc Antonio, Giappiconi, cousin germain du précédent, également colonel au service de la république de Venise et gouverneur militaire de Crema à la mort de Giacinto. Niccolò Giappiconi, capitaine au service de la république de Venise mort au combat contre les Ottomans durant la guerre de Morée, frère du colonel Giacinto Giappiconi

Notes et références Notes

Cartes

Références

Voir aussi Articles connexes

Liste des communes de la Haute-Corse

Liens externes

Catégorie:Commune en Haute-Corse Catégorie:Unité urbaine de Penta-di-Casinca