Le boulevard Exelmans est une voie communale française du réseau routier secondaire de la ville de Paris située dans le quartier d'Auteuil du permettant de relier le pont du Garigliano à la porte d'Auteuil.
Situation et accès Le boulevard part du quai Louis-Blériot, où il prolonge le pont du Garigliano et le boulevard du Général-Martial-Valin dans le , et se termine rue d'AuteuilJacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Éditions de Minuit, septième édition, 1963, (« A-K »), « Boulevard Exelmans », ..
Le boulevard est desservi par les lignes 9 à la station de métro Exelmans et 10 à la station Porte d'Auteuil au nord.
Au croisement avec l'avenue de Versailles ouvre le la gare du Point-du-Jour, intégrée à la ligne de Petite Ceinture. La gare ferme au trafic voyageurs le en raison de problèmes de rentabilité. Elle est démolie vers 1960...
Origine du nom vignette|redresse|gauche|Isidore Exelmans. Le boulevard porte le nom du comte Isidore Exelmans (1775-1852), maréchal de France de la Deuxième République.
Historique vignette|gauche| redresse|Le métro Porte d'Auteuil en 1920. On devine en arrière-plan le viaduc du boulevard Exelmans. Le boulevard est percé en 1862-1863, en même temps qu'est construite la ligne de Petite Ceinture ferroviaire, raccordée côté sud à la gare du Point-du-Jour puis au viaduc d'Auteuil enjambant la Seine. Sur le boulevard, jusqu'à la gare d'Auteuil au nord, un prolongement de ce viaduc en maçonnerie occupe le terre-plein central jusqu'au début des années 1960Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Éditions de Minuit, septième édition, 1963, (« L-Z »), « Boulevard de Montmorency », ..
Bien que faisant la jonction entre les boulevards Suchet et du Général-Martial-Valin, il ne fait pas partie des boulevards des Maréchaux.
Il prend le nom de boulevard Exelmans le .
Le 6 août 1918, durant la Première Guerre mondiale, un obus lancé par la Grosse Bertha explose au boulevard Exelmans..
En 1943, durant la Seconde Guerre mondiale, le viaduc est endommagé par un bombardement.
Vers 1960 a lieu la démolition du viaduc du boulevard. Sur la partie nord de la voie, le terre-plein subsiste, désormais planté d'arbres. Sur la partie sud, les voies de circulation sont réunies. Au carrefour avec l'avenue de Versailles, un tunnel est mis en service le afin de gagner le pont du Garigliano.
Une photographie du boulevard en 1962, récemment débarrassé du viaduc, figure dans le Dictionnaire historique des rues de Paris de l'historien de Paris Jacques Hillairet.
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire : cinéma Exelmans, ouvert en 1933 et fermé en 1963« Paris 16. arrondissement », allekinos.com, consulté le 9 mai 2023.. : ancien emplacement de la gare du Point-du-Jour, sur l'ancienne ligne de Petite Ceinture. au niveau des - 38 : place Claude-François, inaugurée le en présence de nombreuses personnalités. À proximité du domicile du chanteur (46) et de ses bureaux (122).Serge Garde, Valérie Mauro et Rémi Gardebled, Guide du Paris des faits divers. Du Moyen Âge à nos jours, Le Cherche Midi, 2004, p. 258-259.. : emplacement de l'atelier de Jean-Baptiste Carpeaux (1827-1875), où travaillait le sculpteur, de 1869 à sa mort. Le bâtiment est détruit en 1899. : l'atelier Carpeaux, construit en 1895, où n'a pas habité l'artiste, commandé par la veuve du sculpteur Amélie de Montfort à l'architecte Hector Guimard. Elle y meurt en 1908. La façade est ornée des statues de la Flore accroupie et du Pêcheur à la coquille de Carpeaux. : immeuble construit dans les années 1950. Claude François y résida de 1963 à sa mort en 1978, dans un appartement de avec terrasse.. Une plaque commémorative lui rend hommage sur la façade du bâtiment. : la villa Exelmans débouchait à ce niveau ; le site est depuis loti par la caserne. vignette|Dans l'ancienne caserne. : bien que Paris soit une zone police, le 51 abrite une caserne de gendarmerie départementale construite en 1908, la caserne Chalvidan, du nom d'un capitaine de gendarmerie tué par les Allemands le (une plaque lui rend hommage).À la suite de sa fermeture s'y installe en 2018 un centre pour demandeurs d'asile, réfugiés et familles SDF, géré par l'association Aurore et baptisé « Les Cinq Toits ». Il accueille alors 250 personnes, 350 l'année suivante. L'espace est mixte, accueillant aussi note l'association. On compte aussi . L'adjoint au logement auprès de la maire de Paris Ian Brossat indique que la municipalité fournit gratuitement les locaux pour deux ans ; .... Des travaux de réhabilitation commencent en 2023, le chantier devant prendre fin en 2025.. En 2024, la mairie de Paris annonce que le site va accueillir « Paris se transforme : ce qui change dans le arrondissement », paris.fr, 24 février 2025.. : le compositeur Charles Lecocq y meurt en 1918. Un immeuble contemporain occupe depuis le site. Depuis le milieu des années 2020, siège de l'European Communication School. : le psychiatre Antoine Ritti (1844-1920), y est mort AD Paris 16e, actes de décès du 1er janvier 1920 (acte n° 1) au 4 février 1920 (acte n° 237), cote 16D119, page 18/31 acte N°139. : église orthodoxe russe de l'Apparition de la Sainte Vierge puis Notre-Dame du Signe.. Autrefois et longtemps dépendante de l'archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale, une juridiction du patriarcat œcuménique de Constantinople dont l'archevêque a décidé en de rejoindre le patriarcat de Moscou« Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale », exarchat.eu.. Comme d'autres paroisses refusant cette décision, elle est depuis fin 2019, et à la suite d'un vote des paroissiens, rattachée au Vicariat de tradition russe auprès de la Métropole de FranceParution de la « Lettre du Vicariat | Metropole Grec-Orthodoxe de France – Ιερά Μητρόπολις Γαλλίας, ce qui lui permet de rester fidèle au patriarcat de Constantinople. : l'archéologue Léon Heuzey y meurt en 1922. : immeuble de 1910, architecte Louis Prugnaud pss-archi.eu. : immeuble de rapport construit en 1929 par les architectes E. Crevel et P. DecauxProtections patrimoniales, arrondissement, Ville de Paris, Règlement du PLU, tome 2, annexe VI, .. : hôtel particulier ayant appartenu au chanteur Claude François, qui abritait les bureaux de son label Flèche entre 1969 et 1978. Une plaque lui rend hommage. Biographe de l'artiste, Fabien Lecœuvre raconte :
: immeuble datant de 1930, avec ossature en béton armé et remplissage en briques claires, création de l'architecte Paul Guadet« Immeuble d’habitation boulevard Exelmans », paris-promeneurs.com..
Cinéma Des scènes du film long métrage Cloclo (2012), biopic retraçant la vie de Claude François, ainsi que de la saison 2 de la série Braquo, ont été tournées sur le boulevard Exelmans.
Autres films : Le meilleur reste à venir Mon bébé Tout le monde debout Ma France à moi Cigare au miel La Fille de Brest Numéro une
Séries : Tikkoun Emily in Paris
Littérature Michel Leiris (1901-1990) écrit : Michel Leiris, Biffures, 1948 p. 33. Cité dans Nathalie Barberger, Michel Leiris. L'écriture du deuil, Presses universitaires du Septentrion, 1998..
Notes et références
Annexes Articles connexes Liste des voies du arrondissement de Paris Tableau synoptique des boulevards des Maréchaux et des portes de Paris Place Claude-François
Liens externes Extrait de la nomenclature officielle des voies de Paris. Cartes postales anciennes montrant le boulevard Exelmans avec son viaduc ferroviaire.
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