Mouv’, initialement créée sous le nom Le Mouv’ jusqu'au , est une station de radio publique française appartenant à Radio France, destinée au jeune public.
Historique L'ancêtre Radio 7 Considérée comme la « grande sœur » ayant inspiré le Mouv'''.., la première station FM publique Radio 7 du groupe Radio France destinée aux jeunes est lancée le https://www.huffingtonpost.fr/actualites/article/a-quand-le-grand-mouv_32512.html Bruno Laforestrie : « A quand le grand Mouv'? », publié le 26 février 2014 dans le Huffington Post France, consulté le 24 mai 2025.https://www.radioscope.fr/20ans/retroactu/sujet/12-mouv.htm « Retour sur 20 ans d'actu radio : Ca Mouv' à Radio France ». publié le 10 avril 2024 sur Radioscope.fr, consulté le 24 mai 2025. En pleine période d'explosion des centaines de stations pirates devenues radios libres puis radios locales privées, Radio 7 connaît un certain succès et permet à de nombreux animateurs, journalistes, artistes et producteurs de faires leurs armes.. Le , Radio 7 est supprimée, laissant sa place, ses locaux parisiens de la Maison de la Radio et ses fréquences, à la station France Info, toute première radio nationale d'informations française.. Dès lors, il faut attendre une dizaine d'années pour qu'un nouveau projet du même genre soit entrepris.
1995-1997 : conception et naissance du Mouv' Nommé en , Michel Boyon, président de Radio France, décide de créer un programme à destination des jeunes auditeurs, constatant le vieillissement de l'auditoire des stations publiques. En , il met en place une cellule de réflexion nommée Mission Alpha.. Réunis autour d’Olivier Nanteau (producteur à France Inter), Marc Garcia, Joël Pons, Gilles Carretero, Jean-Charles Aknin, Romain Beignon, Sophie Coudreuse collaborent à la conception d’une radio dédiée aux publics jeunes. Joël Pons propose la dénomination de cette radio : Le Mouv'.
À la suite de cette phase de conception, les travaux de maquettage débutent en , au studio 109 de la Maison de la radio notamment. Le pool de reporters et de journalistes est composé de Matthieu Culleron, Marie Dalquié, Carine Fillot, Hervé Gardette, Manu Gouache, Élodie Maillot, Rebecca Manzoni, Christine Moncla, Omar Ouahmane, Tristan Pantalacci, Laurence Peuron, Gregory Philipps, Cécile Queguiner, Jérôme Sandlarz, Sophie Simonot, Pierre Wolf Marc-Alexandre Millanvoye.…
Le , est créé Le Mouv' à Toulouse, sur la fréquence de la station locale de Radio France Toulouse (ex FR 3), qui disparaît en laissant ses locaux à la nouvelle station. La naissance de cette station est alors contestée par de nombreuses personnes, qui doutent de la cohérence du projet et des moyens de le financer.
1997-1999 : développement difficile Basée à Toulouse du jusqu'en où elle s'installe à la Maison de la Radio à Paris pour laisser ses locaux à France Bleu Toulouse., elle diffuse ses programmes dans la plupart des grandes métropoles régionales y compris Paris, depuis .
Première station entièrement numérique du service public, elle propose à ses débuts un programme musical éclectique, offrant une grande place aux musiques électroniques, et entrecoupé de rubriques d'information pratique. Rapidement, le Conseil supérieur de l'audiovisuel dégage 16 nouvelles fréquences au Mouv’ dans des villes de taille moyenne (Agen, Angoulême, Chartres, Évreux, Gap, Moulins, Niort, Poitiers…).
À partir de 1998, elle obtient cinq nouvelles fréquences : Angers, Nevers, Oyonnax, Troyes, Chalon-sur-Saône, Valence. Des débuts difficiles en 1998, dans les villes où elle émet, la station ne semble pas rencontrer son public. De plus, sa couverture est limitée à quelques villes en milieu rural pour la plupart ; la station ne peut faire le poids face aux grandes radios privées destinées aux jeunes. Les dirigeants de Radio France s'interrogent sur la viabilité de la station.
1999-2005 : changement de stratégie, Le Mouv' trouve son public En 1999, le Mouv' change de stratégie. Sous l'influence de Marc Garcia, la station se dote d'un nouveau logo et adopte une programmation rock, format abandonné par les réseaux jeunes, notamment Fun Radio qui en a fait son fonds de commerce, quelques années plus tôt. Elle adopte également une grille plus stable, avec des rendez-vous à heure fixe. Ce renouveau semble porter ses fruits puisque, rapidement, le Mouv' dépasse les quatre points d'audience cumulée dans son fief, Toulouse.
En 2000, Jean-Marie Cavada, président de Radio France, lance le « Plan Bleu », un vaste programme de réorganisation des fréquences du service public. Constatant que le public potentiel du Mouv’ se trouve dans les grandes villes universitaires, Radio France réattribue au Mouv’ la plupart des fréquences du réseau FIP, qui conserve une audience faible dans les grandes villes. Par ailleurs, le Mouv' perd ses fréquences dans les zones rurales, au profit du réseau de stations locales de Radio France, qui est renommé France Bleu à cette occasion. Le Mouv' est finalement présente à Ajaccio, Angers, Brest, Lille, Lyon, Marseille, Nantes, Rennes, Toulouse et Valence. Sa couverture est ainsi doublée.
Le Radio France obtient pour le Mouv' une fréquence à Paris. Cette fréquence, qui diffuse France Musique, représente un « doublon » avec le 91.7 MHz. Des tests techniques ont permis de la dégager pour un autre programme. Cette arrivée est contestée par des stations privées qui voient arriver un concurrent potentiel, notamment la radio parisienne Oüi FM. Elles dénoncent la possibilité de préemption donnée par la loi à la radio publique. Les radios privées mettent en cause les programmes du Mouv' qui, selon eux, ne remplissent pas une mission de service public, tant au niveau de la musique que des programmes parlés.
Marc Garcia devient la même année directeur et met en place une nouvelle stratégie et une nouvelle démarche éditoriale, symbolisées par un slogan, « L'esprit Rock ».
Frédéric Schlesinger est recruté par Radio France et nommé directeur fin 2003, sur la proposition de Marc Garcia à Jean-Marie Cavada alors président de Radio France. Malgré un réseau limité à 17 fréquences, le Mouv'L'Humanité Le Mouv' du rock entre les antennes. rencontre dès lors rapidement un public exigeant et apparaît dans les sondages nationaux pour la première fois de son histoire en 2004, avec plus de 1 % d'audience cumulée. La même année et à la demande de la direction du Mouv' Radio France décide d'installer une antenne de la radio à « l'esprit rock », à Paris.
En 2005, le réseau à destination des publics « jeunes » dépasse 1,3 % d'audience cumulée nationale, près de « Records d'audience dans plusieurs agglomérations », lefilradio.fr.. Après seulement deux ans de présence dans la capitale, Le Mouv' rencontre également son public à Paris..
2005-2008 : développement du nombre de fréquences En , Frédéric Schlesinger est nommé directeur délégué de France Inter. Stéphane Ramezi lui succède avant de rejoindre en 2008 la direction des éditions multimédias de Radio France.
Dans le cadre du plan FM 2006, des fréquences sont mises progressivement en service à partir de 2007 à Besançon, Bordeaux, Caen, Cannes, Carcassonne, Dijon, Limoges, Amiens, Lorient, Montpellier, Nice, Reims, Rouen et Tours.
2008-2013 : audiences en dents de scie et incertitudes Fin 2008, Hervé Riesen, ancien animateur du Mouv’ devenu responsable de Couleur 3 en Suisse, est nommé directeur de la radio. Il annonce une diminution de la part de musique dans la programmation, passant de 90 % à 70 % du temps d'antenne. Il déclare également que la cible de la radio est désormais les 18-30 ans et qu'elle va diversifier sa programmation musicale..
L'audience en dents de scie de la radio retrouve momentanément 1 % d'audience cumulée sur la période de janvier à avant de disparaître durablement du sondage de l'institut de référence Médiamétrie. En , Jean-Luc Hees, PDG de Radio France, annonce le déménagement de la radio à Paris, à cause d'une part de marché trop faible de 0,7 %. Cet événement marque la fin d'une radio publique décentraliséeNouvelle sur la délocalisation et nouvelle stratégie du directeur de Radio France .
En , Hervé Riesen est remplacé par Patrice Blanc-Francard.
Le , la station accueille l'équipe de Groland pour une journée Groland. La station prend le nom de « Gromouv' » à l'occasion de cette journée..
Pour la rentrée 2013, le Laura Leishman Project et la Morinade seront programmés uniquement une fois en fin de semaine. Les deux animateurs seront en parallèle à France Inter..
Les audiences du Mouv’ de l'année 2012 étaient de , soit 0,4 % d'audience cumulée, avec couvrant une population potentielle de d'habitants.
Dans son rapport annuel de l'année 2012Rapport annuel 2012 des radios publiques (page 5)., publié en , le CSA considère le Mouv' comme une radio « généraliste à dominante musicale » et estime que le changement fréquent de ligne éditoriale nuit à son audience, tout en préconisant à Radio France de déterminer et de stabiliser une ligne éditoriale pour permettre à la radio de regagner des parts de marché.
Selon Radio Actu. et Les Échos.., l'audience du Mouv' au 2013 serait de 0,3 % en cumulé, soit auditeurs, pourcentage proche de la marge d'erreur de Médiamétrie, l'audience a diminué de 0,1 % par rapport à 2012. La réorganisation des programmes en n'a pas encore été prise en compte. La meilleure audience de la radio fut en 2004 avec 1,3 % d'audience cumulée et depuis 2009, le Mouv' n'a pas eu d'audience égale à 1 % et diminue depuis.
D'après Les Échos., le budget du Mouv’, en 2013, est de 17 millions d'euros, représentant 2,6 % du budget de Radio France et la radio emploie 30 permanentes et 70 cachetiers.
2013-2015 : redéfinition de la ligne éditoriale En , Arthur, le patron de OÜI FM, propose à Radio France de fusionner Le Mouv' avec sa station. Toutefois, Joël Ronez refuse cette proposition en annonçant que « le service public n’est pas à vendre ni à brader. Il n'est pas un réservoir de fréquences à destination des entreprises privées désireuses de progresser »Le Mouv' éconduit la proposition de fusion de Oui FM sur Les Échos..
En , dans le cadre d'une nouvelle redéfinition de sa ligne éditoriale, voulue plus musicale, la direction du Mouv', afin de retrouver des auditeurs, décide de se séparer de Daniel Morin, de Frédéric Bonnaud et de Philippe Dana.
Bruno Laforestrie dirige l'antenne depuis le . avec l'objectif de porter son audience cumulée à 1 % avant la fin de l'année 2016.
Entre le janvier et le , l'antenne n'a diffusé que de la musique, sans la moindre intervention d'animateur ou chroniqueur. Il n’y a eu que quelques flashs d'actualités et une seule émission spéciale de 35 minutes, diffusée le vendredi concernant l'attentat contre Charlie HebdoLe Mouv', la seule rédaction qui ne couvre pas les attentats..
2015 : changement de nom, nouveau départ Radio France dépose les marques « Mouv' » et son nouveau slogan « Mouv' on it » à l'INPI le Dépôt de la marque Mouv' à l'INPI.Dépôt de la marque Mouv' On It à l'INPI..
Le , Le Mouv' change de nom pour devenir « Mouv' ».France 4, Le Mouv' : pourquoi les jeunes désertent le service public - Mathilde Carton, Les Inrocks, 11 décembre 2014., avec l'objectif de réunir plus de auditeurs avant En quête d'audience, Le Mouv' va changer de nom - Libération/AFP, 22 décembre 2014.. Par la même occasion, la radio propose une nouvelle grille de programmes centrée sur le hip-hop et la culture urbaine et lance une nouvelle version de son application sur IOS et Android.Mouv' lance sa nouvelle appli - Serge Surpin, LaLettre.pro, 24 février 2015..
Dans le rapport de la Cour des comptes publié en à la suite du mouvement social de Radio France de mars - , en pointant les informations suivantesRadio France : les raisons d’une crise, les pistes d’une réforme - Cour des comptes, avril 2015 . : la radio n'a jamais atteint sa cible, c'est-à-dire une audience de 1,5 % en 2009 ;