Le diocèse de Trévise (en latin: Dioecesis Tarvisina) est une entité de l'Église catholique faisant partie du patriarcat de Venise. Il relève de la région ecclésiastique des Trois Vénéties. Son territoire couvre une partie de la province trévisane et possède aussi des paroisses dans les provinces padouane, vénitienne et vicentine.. Il compte en 2014, toutefois, il n'y a que baptisées. Il est actuellement géré par Michele Tomasi.

Territoire Délimité au nord-ouest par les préalpes trévisane, à l'est par le Piave, ce sont les frontières naturelles du diocèse. À l'ouest et au sud la limite se situe entre les villes de Mussolente, Tombolo, Camposapiero et enfin Miranese. Ensuite, la délimitation continue ensuite vers Venise et Quarto d'Altino.

Au centre se situe la ville de Trévise, le siège du diocèse où le bâtiment principal est la cathédrale de San Pietro.

Ne couvrant qu'une partie de la province de Trévise, le diocèse empiète aussi sur les provinces voisines de Padoue, Vicence avec Mussolente et Venise.

Le diocèse comporte 265 paroisses regroupés en 14 doyennés. Il y a en tout 441 lieux de cultes sur le territoire régit par l'évêque.

Paroisses gauche|vignette|257x257px|La carte des doyennés.

Les paroisses sont regroupées dans les doyennés suivants. : Doyenné urbano (avec le siège à Trévise, se trouvant être la cathédrale) Doyenné d'Asolo (avec le siège à Asolo) Doyenné de Camposampiero (avec le siège à Camposampiero) Doyenné de Castelfranco (avec le siège à Castelfranco Veneto) Doyenné de Castello di Godego (avec le siège à Castello di Godego) Doyenné de Mirano (avec le siège à Mirano) Doyenné de Mogliano (avec le siège à Mogliano Veneto) Doyenné de Monastier (avec le siège à Monastier di Treviso) Doyenné de Montebelluna (avec le siège à Montebelluna) Doyenné de Nervesa (avec le siège à Nervesa della Battaglia) Doyenné de Noale (avec le siège à Noale) Doyenné de Paese (avec le siège à Paese) Doyenné de San Donà di Piave (avec le siège à San Donà di Piave) Doyenné de Spresiano (avec le siège à Spresiano)

Collaboration pastorale À la vue de la diminution de la population fidèle, le diocèse de Trévise a décidé en 2013 de créer une collaboration pastorale pour résoudre ce problème et a pour objectif de renverser la tendance, de former les adultes et les opérateurs pastoral. De plus il tend vers une nouvelle évangélisation et une augmentation des communions... centré|vignette|310x310px|Territoire actuel du diocèse.

Missions extérieures Les dons des fidèles des paroisses appartenant au diocèse de Trévise ont permis l'édification de plusieurs églises dans d'autres continents. dont : Manaus (Brésil) San Juan Bautista Neembucu (Paraguay) Sere, Fianga et Tikem (Tchad) Chili Équateur

Histoire

Origines Lors de l'Antiquité, la région couverte par le diocèse était intégrée dans la Regio X Venetia et Histria. L'évangélisation remonte selon une tradition au par le biais de Prosdocime, qui fut envoyé par saint Pierre pour évangéliser la région. Il fut de même le premier évêque de Padoue et y a établi et organisé l'Église. Cependant, on peut affirmer à une christianisation de Trévise et ses environs au cours du ..

Toutefois, Trévise, alors Tarvisina, municipe de l'Empire romain était loin de devenir une place importante de la vie religieuse de la région. En effet, à quelques kilomètres se situe la ville d'Altino où se trouvait alors Héliodore qui faisait partie de l'école d'Aquilée. Héliodore d'Altino fit partie du concile d'Aquilée en 381, les tensions entre les ariens et les premiers chrétiens.

Les invasions barbares participeront au développement de Trévise. En effet, les villes d'Aquilée et d'Oderzo étant détruites, le centre religieux se place donc à Trévise. Ainsi, ce sont plusieurs reliques qui sont transférées dans la ville vénitienne. La plus importante des reliques est probablement celle de saint Liberal, disciple d'Héliodore et protecteur de la foi contre les ariens, qui devient alors le patron de la ville et du diocèse. C'est aussi à cette époque que les reliques des saints Theonistus, Tabra, et Tabratha commencent à être vénérées. Le diocèse s'élargit encore en englobant les territoires entre les rivières Musone et Sile.

C'est au cours du qu'est construite la cathédrale de Trévise, le centre du diocèse sur les bases d'un ancien temple.

Il est historiquement établi qui le premier évêque fut Félix , cité par son compagnon Venance Fortunat et par l'historien Paul Diacre. Ce dernier raconte qu'en 569, Félix traversa le fleuve Piave pour aller à la rencontre du roi lombard Alboïn. Bien que l'action fût risquée, elle fut couronnée de succès puisque cette rencontre évita la destruction du diocèse et permis d'englober les territoires appartenant autrefois aux diocèses d'Aquilée et d'Oderzo.

Les successeurs de Félix , Rustico et Félix II vont faire partie des évêques participants au schisme des trois chapitres et faire sécession avec le pape jusqu'au G. Waitz, Pauli Historia Langobardorum, in Monumenta Germaniae Historica, p. 107 n. 2..

Moyen Âge L'époque médiévale est caractérisée par la diffusion et la structuration territoriale à partir des quatre archipresbytérats qui composait le diocèse durant la période carolingienne (Quinto, Cornuda, Godego et Mestre). Ces derniers avaient la responsabilité des pièves et des chapelles. Le diocèse s'agrandit une fois de plus avec l'ajout du diocèse d'Asolo par l'empereur Otton en 969.

À partir du commence la construction des premiers bâtiments religieux d'envergure. Les habitants de San Zeno construisirent le monastère des Saints Pierre et Theonistus à Casier. Ensuite, ces derniers furent rejoints par les nonantolani à Lanzago pour créer le chapitre de la cathédrale de Trévise. Cette présence montre un développement des bénédictins dans la région trévisane. Au , cette tendance bénédictine s'affirme avec la construction de monastères à Mogliano Veneto (S. Maria Assunta) et à Monastier (S. Maria Del Pero). Cette extension continue dans les et avec des monastères dédiés aux hommes et aux femmes.

Au , la cathédrale est transformée en style roman et une crypte y est intégrée sous l'impulsion de l'évêque Rotari . vignette|Porte San Tomaso de Trévise qui montre la présence de Venise dans la ville. Afin de revitaliser la vie religieuse de la ville et du diocèse, les ordres mendiants sont arrivés au début du . Successivement apparaisse les franciscains, les dominicains, les augustins et enfin le second ordre des moniales. Ce développement religieux entraîne un essor des études et un engagement plus prononcé de la spiritualité laïque avec la création du Tiers ordre.

Ainsi, des religieux provenant du diocèse deviennent des personnalités importantes de l'Église. En effet, le confesseur San Parisio, directeur spirituel de l'ordre à San Cristina, le bienheureux Nicolò di Boccasio, devenu pape Benoît XI, et le bienheureux Henri de Bolzano montrent l'intensité religieuse de l'époque.

Le diocèse est victime de la répression de Ezzelino III da Romano vers 1250 avec, entre autres, l'emprisonnement de l'évêque Adalberto III Ricco. En 1329, le diocèse fait partie du territoire de la famille Della Scala..

À partir de 1389, les terres du diocèse sont sous le contrôle de la république de Venise. Cette appartenance apporta une stabilité économique, politique et marque de grands progrès culturel. Cependant la vie religieuse ne connaît pas ce même engouement. Plusieurs évêques tenteront de changer cette situation avec une série de réformes. Les congrégations religieuses se multiplient donc pour ranimer la vie spirituelle.

L'évêque Lotto Gambacorta est élu en 1394, il promeut le culte de Saint Libéral et place ses reliques dans la crypte de la Cathédrale.

Époque moderne

Période pré-italienne La Réforme protestante est diffusée par Francesco Pisani. En pleine époque de trouble dans l'Église, cette position initie un changement dans le comportement du clerc de Trévise. Plusieurs synodes et visites pastorales ont lieu et le protestantisme n'arrive pas à s'installer dans le diocèse. Toutefois, après le dogme de la Trinité, plusieurs religieux retourne à un christianisme « pur », évoqué par Luther, dans la ville de Spresiano. Pisani finit par démissionner de sa fonction d'évêque en 1557.

Bien qu'un siège inquisitorial existe depuis le , celui-ci réside à Venise ou à Vérone. Un siège inquisitorial est établi de façon permanente à Trévise. après la bulle pontificale de Paul III Licet ab initio et des inquisiteurs prennent place à partir de 1550. La ville même de Trévise comporte dès cette époque plus de 200 paroisses.

La participation de Giorgio Corner, en relation avec Charles Borromée, au concile de Trente marque un tournant dans la vie du diocèse. Le séminaire diocésain est fondé. Il convoque de nombreuses synodes et multiplie les visites pastorales. Les évêques successifs viennent tous de Venise jusqu'en 1723 avec l'arrivée d'Augusto Zacco. Originaire de Padoue, ce nouvel évêque perpétue les synodes qui se sont multipliés depuis le concile de Trente. Le plus important se tint du 2 au sous le nom de Constitutiones promulgage in synodo dioccesana diebus 2 3 4 menais septembris.

Sous la bulle pontificale Injucta Nobis émise le par Benoît XIV met fin au patriarcat d'Aquilée dont dépendait le diocèse de Trévise. Ce dernier sera incorporé la même année à l'archidiocèse d'Udine..

Sous l'autorité vénitienne, le diocèse est contrôlé administrativement et financièrement par la Sérénissime. De plus, la rivalité entre Venise et Rome. entraîne de fait une difficulté de communication entre le diocèse et l'autorité papale. Cette autorité se termine en 1797 par le traité de Campoformio et la fin de la république de Venise.

L'épiscopat de Bernardo Marin (1788-1817) coïncide avec la fin de la gouvernance de Venise. La stabilité politique que connaissait le diocèse depuis 1389 n'existe plus. En effet, le pouvoir change de main à sept reprises entre 1797 et 1813 entre les français et autrichiens. Le diocèse se trouve dans une situation délicate en jouant parfois le rôle de médiateur entre les pouvoirs. Les évêques tâchent de protéger les biens du clergé trévisan et la sécurité de la population. Durant cette période, les membres du clergé diocésain passe de 900 à 650. À partir de 1813, le diocèse est sous l'autorité de l'Autriche. Le diocèse doit alors porter fidélité à l'empereur autrichien. L'épiscopat prend exemple sur la position des autres diocèses pour éviter de subir des pertes aussi bien matérielles que financière. Menacé de fermeture par l'empire autrichien, il reprend sous la une activité normale et élargit par la même occasion son clergé. En 1818, le diocèse fait partie de la province ecclésiastique du patriarcat de Venise. gauche|vignette|203x203px|Église Saint Nicolas. Après un siège vacant de 1817 à 1822, c'est Giuseppe Grasser qui prend les rênes du diocèse. Cette période est marquée par une stabilité politique retrouvée qui permet ainsi un renouveau des activités pastorales, un développement des édifices religieux et l'apparition de nouveaux ordres surtout féminin avec l'arrivée des Dorothéennes et des Canossiennes. Grasser pensa à transférer le séminaire à Saint Nicolas dans le couvent dominicain, mais ceci reste dans un stade de projet. Il s'impliqua dans la fondation de bibliothèque à destination de la population et à rendre l'enseignement accessible à tous. Grasser veut améliorer les fonctionnements de l'hôpital pour les personnes âgées, des usines et des écoles.