vignette|344x344px|Folio final du cartulaire de Landévennec, listant les comtes et vicomtes légendaires de Cornouailles.
Cet article concerne la liste des rois puis comtes de Cornouaille (Bretagne).
Le cartulaire de l'abbaye de Landévennec copié au donne la liste des rois (ou princes) et des comtes de Cornouaille. Elle diffère légèrement de celles des cartulaires de l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé (fin XIIe) et de Quimper (milieu XIVe)André Chédeville Hubert Guillotel La Bretagne des saints et des rois Ouest-France Université Rennes (1984) 78.. Ces listes posent cependant de larges problèmes chronologiques, qui empêchent d'apprécier la réalité du pouvoir breton à cette époque lointaine. Une solution à ce problème est d'estimer que ces listes, liturgiques tout d'abord, n'avaient pas vocation à être rigoureuses, et mélangeaient légendes populaire avec l'Histoire pour légitimer les clercs réguliers qui s'en réclamaient.
Listes
Source : Cartulaires NomDates de règneNotesRivelen Mor Marthou / Riwallon Meurmarziou (i.e. : aux grandes merveilles ou aux grands chevaux)Début du Aussi donné par différentes sources comme identique à Riwal, premier roi légendaire des Bretons d'Armorique.Rivelen Marthou? Doublet du précédent.Concar/Cungar Peut-être identifiable avec . Un fils de Brychan selon G. Péron.Gradlon Mur (i.e. : le grand)fl.500 Peut-être à l'origine du roi Gradlon de la légende d'Ys.Daniel Drem Rud (i.e. : au visage/regard rouge)? « Qui fut roi des Alamanni » : à corriger par "Albani" (Fleuriot, Origines, 1980), ce qui l'aurait fait régner sur les deux rives de la Manche, le mot Albani étant donné aux habitants d'Albion, autre nom primitif de la Grande Bretagne.Budic et Maxen ri/MaxenriMilieu du Le premier est un personnage célèbre des vitae mais dont la filiation pose un problème, étant, selon la vie de saint Euddogwy, le fils d'un certain Kybydan ; il noue des liens solides avec l'aristocratie du Dyfed. Le second est peut-être une résurgence de l'empereur Magnus Maximus (en vieux breton Macsen ri)Iahan Reith (i.e. : le juste, le droit ; ce nom est en réalité plus complexe, voir article détaillé)? « Qui, revenant, tua Marchel et récupéra l'héritage paternel », qui serait Riothamus d'après John MorrisThe age of Arthur, Scribner, p 92, ou encore Tewdrig ap Meurig.Daniel UnuaGradlon FlamConcar CheroenocFin du Peut-être identifiable avec Concar fils d'Urbien, fils de Judicaël de Domnonée et fondateur légendaire de Concarneau vers 692.Budic Mur? Doublet du premier Budic ?Fragual FradleocGradlon PlueneuorDébut du Que certains considèrent comme le Gradlon « historique » donateur généreux de l'abbaye de Landévennec et intermédiaire privilégié des francs ; selon A. Chédeville, il se fit finalement moine à l'abbaye Saint-Mesmin de Micy.Aulfret (Altfret, Aufred) Alesrudon? Père présumé du suivant. Son nom est assez commun chez les anciens bretons (18 occurrences dans le cartulaire de Quimperlé).Diles heirguor che[m]bre (i.e. : exilé de Cambrie)ca.946-ca.952Cartulaire de Landévennec Charte De Baht VVenrann, , . Proche allié d'Alain Barbetorte, lié au Cap Caval. Connu par ses donations à l'abbaye de Landévennec et aux églises locales ; il n'était sans doute pas comte, mais vicomte.Budic bud ber[t]huc (i.e. : riche en victoires. Il s'agit d'une glose onomastique et non d'une épithète)fl.970 Père du suivant. Appelé aussi Budic castellin (de Châteaulin) du cartulaire de Quimperlé : C'est le premier comte dont on soit certain qu'il régna sur la Cornouaille. Fondateur de la maison de Cornouaille.Benoît ou Binidicca.990-ca.1022Hubert Guillotel Actes des duc de Bretagne (944-1148), Presses universitaires de Rennes, Rennes 2014, . acte 1008-1019 « Benedictus episcopus, filius istius Budic, testis. » 172-173 Père du suivant. Évêque et comte, épouse Guigoedon, fille de l'évêque Orscand de Vannes. Son deuxième fils Orscand reprit la charge épiscopale, et son petit-fils Benoît ou Binidic à sa suite.Alain Canhiart / Kann Yac'h (i.e. : combattant vigoureux)1020-1058 Père du suivant. Épouse la nobilissime Judith, fille de Judicaël de Nantes. Fonde l'l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé. Deux de ses fils, Waroch et Benoît (Binidic), deviendront évêques de Nantes ; le troisième sera duc de Bretagne.Hoël II de Bretagne (ou Houel, Huuel)1058-1084 Comte de Cornouaille, de Nantes par sa mère, et duc de Bretagne grâce à son épouse à partir de 1066. Son fils, Alain IV Fergent (i.e. : le parfait brave), reprendra la couronne ducale et épousera en premières noces Constance de Normandie, fille du duc et roi d'Angleterre Guillaume.
Après l'accession au duché de la maison de Cornouaille, Henri Ier Beauclerc deviendra suzerain de Bretagne dès le début du . La Cornouaille, elle, est laissée aux évêques qui s'arrogent ainsi le pouvoir temporel depuis Quimper.
Source : Saint Mélar
La Vita sancti Melari (Méloir) donne une liste sensiblement différente : Lex ou Regula, fondateur de la dynastie Daniel Budic, père de Miliau et Rivod (ce Miliau, celui de Guimilliau et de Ploumiliau, fut le père de Méloir, tué comme son père par son oncle l'ambitieux Rivod) Iahan Reith Daniel Unua Gradlon Flam Concar Cheroenoc Budic Mur, (fils du précédent) Fragual Fradleoc, interruption de quatre siècles Gradlon Plueneor (règne au ) et suivants
Oubliés Il manque à ces listes les comtes historiquement attestés dans des actes : Rivelen, frère du roi de Bretagne Salomon Ier et neveu de Nominoë Gourmaëlon (908-913), régent du royaume de Bretagne après la mort d'Alain le Grand.
Prétendant tardif et fantaisiste : Alain de Cornouaille, chef chouan de Briec.
Voir aussi
Notes et références
Sources
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Cornouaille Cornouaille Catégorie:Comte de Cornouaille au haut Moyen Âge Catégorie:Personnalité du haut Moyen Âge par nom Catégorie:Noblesse bretonne Cornouaille