L'Agence d'information et de sécurité extérieure (en italien : Agenzia informazioni e sicurezza esterna, Aise) est les services spéciaux du gouvernement italien. Jusqu'en , il s'appelait Service d'information et de la sécurité militaire (en italien Servizio per le Informazioni e la Sicurezza Militare, Sismi).

Histoire Avec la réforme des services de renseignement de 1977, le service de renseignements et de la sécurité militaire (SISMI) succède au service des renseignements de la Défense (SID), tandis qu'un autre service de renseignement, exclusivement civil, le , est institué en parallèle. Le SISMI devient actif en 1978 avec la nomination de son premier directeur, le général , dont le nom figure, aux côtés de ceux d'autres pontes du renseignement, sur la , rendue publique en 1981. En 1985, le SISMI, sous la direction de l'amiral , doit gérer le de l'Achille Lauro (incident à l'origine de la crise de Sigonella).

La même année, le ministre de la Défense Spadolini forme, à partir du Col Moschin de l'armée et du de la marine, des groupes d'opération spéciaux (GOS), qui sont employés par le SISMI dès l'année suivante.

En 1993, le SISMI enregistre sa première perte avec la mort du sous-officier en Somalie. Après les attentats du 11 septembre 2001, le général de la Garde des finances, , prend la tête du SISMI et amène avec lui de nombreux douaniers et carabiniers, réduisant ainsi la part du personnel issue de l'armée et de la marine. En 2002, il nomme même un civil, le policier , commandant de la . Le SISMI intervient en Irak pour obtenir la libération des travailleuses humanitaires et des agents de sécurité Umberto Cupertino, Maurizio Agliana et Salvatore Stefio. Calipari sert lui-même de médiateur dans la libération de la journaliste Giuliana Sgrena, au terme de laquelle il est tué accidentellement par des soldats américains.

Dans les années 2000, le SISMI est éclaboussé par une série de scandales révélés par des enquêtes journalistiques et débouchant souvent sur des enquêtes judiciaires. Parmi ces scandales, on peut citer le Nigergate (production de fausses preuves d'achat d'uranium nigérien par Saddam Hussein pour justifier une intervention militaire américaine en Irak), le (écoutes téléphoniques illégales avec la complicité du personnel de Telecom Italia) et l'.

En 2007, le SISMI est supprimé par une et son dernier directeur, l'amiral , devient le premier directeur de l'Agence de renseignement et de sécurité extérieure (AISE).

Directeurs Général (1978-1981) Général Nino Lugaresi (1981-1984) ; dont l'adjoint, le général Pietro Musumeci, sera condamné en 1995 à plus de 8 ans de prison pour avoir lancé la justice sur des fausses pistes à la suite de l'attentat de la gare de Bologne. Amiral (1984-1991) Général Sergio Luccarini (1991) Général (1991-1992) Général Cesare Pucci (1992-1994) Général (1994-1996) Amiral Gianfranco Battelli (1996-2001) Général (2001-2006) ; démissionnaire à la suite de son inculpation dans l'affaire de l'imam rapito. Amiral (2006-2007).

Voir aussi Service des renseignements des forces armées Service des renseignements de la Défense

Liens externes Pages officielles : Sistema di Informazione per la Sicurezza della Repubblica Sistema di Informazione per la Sicurezza della Repubblica Sistema di Informazione per la Sicurezza della Repubblica “Scoop: Ecco come il SISMI spia i centri sociali” http://piemonte.indymedia.org/article/6464 “Scoop: Ecco come il Sismi doveva rapire Carlos Remigio Cardoen” http://piemonte.indymedia.org/article/6564 “IRASCO: ecco come gli iraniani hanno beffato gli USA” http://piemonte.indymedia.org/article/7505 "ALTANA PIETRO – Giornalista/Agente del SISMI e SISDE" http://piemonte.indymedia.org/article/3566

Source « L'Italie secouée par le Nigergate », Libération, . Articles connexes Panama Papers () Liens externes

Notes et références

Catégorie:Service de renseignement Catégorie:Service des renseignements et de la sécurité militaire (Italie)