Saint-Didier-en-Velay est une commune française située dans le département de la Haute-Loire, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle porte ce nom depuis 1925 (loi du .) à la suite de la création de la commune de la Séauve-sur-Semène dont le territoire s'est détaché de celui de Saint-Didier. Avant cette date, elle portait le nom de Saint-Didier-la-Séauve. Déjà en 1866, le territoire de Saint-Didier avait été amputé d'une partie de ses terres lors de la création de la commune de Pont-Salomon.

Ses habitants sont appelés les Désidériens, le nom venant du latin Desiderius (Didier).

Géographie Le village se situe depuis le au moins, dans le Velay. Il tire une partie de son nom de association au Velay, se trouvant en zone frontalière. Il est situé à une moyenne de d'altitude.

Localisation

La commune de Saint-Didier-en-Velay se trouve dans le département de la Haute-Loire, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Elle se situe à par la routeLes distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes par la voie routière et évaluées à l'aide d'un calculateur d'itinéraires. du Puy-en-Velay., préfecture du département, à d'Yssingeaux., sous-préfecture, et à de Sainte-Sigolène., bureau centralisateur du canton des Deux Rivières et Vallées dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales.

Les communes les plus prochesLes distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes à vol d'oiseau. sont. : La Séauve-sur-Semène (), Saint-Victor-Malescours (), Pont-Salomon (), Saint-Just-Malmont (), Saint-Ferréol-d'Auroure (), Saint-Romain-Lachalm (), Saint-Pal-de-Mons (), La Chapelle-d'Aurec ().

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Nord-est du Massif Central » et « Sud-est du Massif Central ».. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Romain-Lachalm à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Saint-Didier-en-Velay est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient avec La Séauve-sur-Semène à l'unité urbaine de Saint-Didier-en-VelayUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est ville-centreDans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. Dans le cas de l'unité urbaine de Saint-Didier-en-Velay, il y a une ville-centre et une commune de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Étienne, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (62,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (64,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (53,1 %), forêts (31,3 %), zones agricoles hétérogènes (9,9 %), zones urbanisées (5,8 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..

Habitat et logement En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de , alors qu'il était de en 2013 et de en 2008.

Parmi ces logements, 80,2 % étaient des résidences principales, 6,3 % des résidences secondaires et 13,5 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 70,3 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 29,7 % des appartements..

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Saint-Didier-en-Velay en 2018 en comparaison avec celle de la Haute-Loire et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (6,3 %) inférieure à celle du département (16,1 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 71,1 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (68,6 % en 2013), contre 70 % pour la Haute-Loire et 57,5 pour la France entière..

+ Le logement à Saint-Didier-en-Velay en 2018. Typologie Saint-Didier-en-Velay. Haute-Loire. France entière. Résidences principales (en %)80,271,582,1 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)6,316,19,7 Logements vacants (en %)13,512,48,2

Toponymie Le nom de Saint-Didier-en-Velay conserve la trace de plusieurs éléments toponymiques. Le premier est l'importance de l'église locale dont le saint patron donne la première partie du nom: saint Didier (un débat existe afin de savoir s'il s'agit à l'origine de saint Didier l'évêque de Cahors ou de saint Didier, l'évêque de Vienne). Le second concerne l'installation en Velay de cette terre. Le terroir de Saint-Didier ne figure pas dans la liste des églises du Velay réalisée au par l'hostier du Monastier Saint-Chaffre.

Histoire

La commune de Saint-Didier est mentionnée pour la première fois au dans le cartulaire de Chamalières-sur-Loire, sous l'appellation : « Parochia castri de S. Desiderio ».. Cette appellation souligne le lien important qui existe dès l'origine entre l'église et le château local..

Quelques découvertes fortuites plaident en faveur d'une présence ponctuelle de personnes dans ce secteur dès l'époque préhistorique, sans qu'aucun élément structuré n'atteste d'une réelle occupation des lieux à cette époque.

Les recherches archéologiques réalisées sur la commune démontrent que l'espace connaît une certaine occupation antique. Il existe plusieurs petites exploitations rurales sur le territoire de cette commune à l'époque gallo-romaine, certaines étant spécialisées dans la production de péjat (goudron de bois) utilisé alors notamment pour enduire les amphores. À partir des premiers temps médiévaux ce secteur connaît un développement significatif. À la fin du , la paroisse de Saint-Didier ne semble pas rattachée, d'un point spirituel au moins, aux terres vellaves.

Tel n'est plus cas au . Saint-Didier devient alors le centre d'une des dix-huit baronnies du Velay (ayant droit d'entrée aux États), et même la plus importante dans la partie orientale de ce territoireRomain Truchard Du Molin, Les baronnies du Velay, J.B. Dumoulin, 1870M.DE FAGES publié par Augustin CHASSAING, Mélanges historiques sur le Velay, Volumes 1-6, 1890Armorial des barons diocésains. En 1600, le duc de Montpensier la vend à Philibert de Nérestang, qui la fait ériger, avec Aurec (sa résidence) et autres terres, en marquisat de Nérestang (1619). À la mort du dernier marquis (1733), elle est vendue aux Genestet, qui en reprennent le titreHenri Woelmont de Brumagne, Notices généalogiques, Paris, Champion, vol. 7 (1930), (Nérestang)..

Au , Saint-Didier est la deuxième ville du Velay au coude à coude avec celle voisine de Monistrol et bien avant la cité d'Yssingeaux. Elle dispose dans la seconde moitié du d'un jeu de paume, signe de l'importance de la ville. À partir de cette période et jusqu'à la fin du , la cité de Saint-Didier est réputée pour ses fromages vendus sur un marché spécifique une fois par semaine. Elle est aussi connue pour son carnaval.

Le tissage de la soie prend peu à peu le relais de l'activité de travail du cuir. Les tanneries de la Pêchoire installées au Moyen Âge fonctionnent jusqu'au .

Au cours de la Convention nationale (1792-1795), la commune, alors appelée Saint-Didier-la-Séauve, porte provisoirement le nom de Mont-Franc.

En 1865, une portion du territoire communal a été cédée pour la création de Pont-Salomon, conjointement avec des contributions des communes d'Aurec-sur-Loire et de Saint-Ferréol-d'Auroure. En 1925, une autre partie du territoire communal a servi à la création de la commune de La Séauve-sur-Semène.

Politique et administration Découpage territorial La commune de Saint-Didier-en-Velay est membre de la communauté de communes Loire et Semène, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à La Séauve-sur-Semène. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux..

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement d'Yssingeaux, au département de la Haute-Loire, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Sur le plan électoral, elle dépend du canton des Deux Rivières et Vallées pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015, et de la première circonscription de la Haute-Loire pour les élections législatives, depuis le redécoupage électoral de 1986..

Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Équipements et services publics

Population et société Démographie Évolution démographique

Pyramide des âges La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à s'élève à 34 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (31 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à est de 26,5 % la même année, alors qu'il est de 31,1 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait pour , soit un taux de 50,68 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (50,87 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Sports et loisirs Aujourd'hui, la ville de Saint-Didier-en-Velay a des équipes sportives dans diverses disciplines. Football

Le club de l'AS Saint-Didier Saint-Just-Malmont (ASSDJ) qui évolue au premier niveau régional de la ligue Auvergne/Rhône-Alpes (R3) depuis quelques années. Son équipe 2 évolue en District 3. En 2020, l'ASSDJ crée une section jeunes.