Louresse-Rochemenier est une commune française située dans le département de Maine-et-Loire en région Pays de la Loire.
La commune est née en 1842 du regroupement des deux anciennes communes voisines de Louresse et de Rochemenier.
Située dans le Saumurois, son territoire se trouve dans le périmètre du parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine.
Géographie Localisation Formée par la réunion des anciennes communes de Louresse et de Rochemenier, la commune saumuroise de Louresse-Rochemenier est incluse dans le parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine. Elle est bordée au sud par le Douet, un affluent du Layon, et à l'ouest par le ruisseau de la Bournée (affluent du Douet), qui sur toute sa longueur lui sert de limite communale. Le nord de la commune se trouve en forêt domaniale de Milly.
Le bourg de Louresse est situé, en distances orthodromiques, à 6 kilomètres au nord-ouest de Doué-la-Fontaine et 17 kilomètres à l'ouest de Saumur, au croisement des routes départementales 159, 177 et 761 (l'ancienne route nationale 761 qui demeure la principale voie de communication de la commune). La commune est également desservie par la route départementale 83.
vignette|redresse=1|alt=Chapelle troglodytique.|Chapelle troglodytique Village troglodytique, Rochemenier est un haut-lieu du tourisme angevin.
Communes limitrophes
Logement En 2009, le nombre total de logements dans la commune est de 370, alors qu'il est de 270 en 1999LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie, Insee, consulté le 28 mai 2013..
Parmi ces logements, 88,8 % sont des résidences principales, 8,0 % des résidences secondaires et 3,2 % des logements vacants. Ces logements sont pour 97,4 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 2,0 % des appartementsLOG T2 - Catégories et types de logements..
La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants est de 73,3 %, en légère hausse par rapport à 1999 (69,3 %). La part de logements HLM loués vides est de 5,5 % contre 4,5 % en 1999(LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Moyenne vallée de la Loire, caractérisée par une bonne insolation () et un été peu pluvieux.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Terranjou à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Louresse-Rochemenier est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Doué-en-Anjou, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (74 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (75,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (49,9 %), forêts (19,7 %), zones agricoles hétérogènes (14,3 %), prairies (9,8 %), zones urbanisées (3,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,7 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie Formes anciennes du nom de Louresse : Louresse en 1793 et 1801, avant de devenir Louresse-Rochemenier en 1842, à la suite de son regroupement avec Rochemenier — Nom de la municipalité en 1793 (an II), selon le recensement réalisé sur l’ensemble du territoire français de l’époque, et en 1801, selon les « Arrêtés de réduction des justices de paix » (actes publiés au Bulletin des lois) constituant la première nomenclature officielle des circonscriptions administratives de la France contemporaine..
Formes anciennes du nom de Rochemenier : Rochemenie en 1793 et 1801, puis Rochemenier, avant d'être réunie à Louresse en 1842, pour former Louresse-Rochemenier..
Gentilé : ses habitants sont appelés les Louressiens ou LouressoisLouresse-Rochemenier sur le site de la communauté de communes.
Histoire En 1842, les deux communes de Louresse et Rochemenier fusionnent sous le nouveau nom de Louresse-Rochemenier, réunion de Louresse et de Rochemenier le ..
Politique et administration Administration municipale Commune actuelle La commune est formée le par la réunion de Louresse et de Rochemenier.
Anciennes communes Les communes de Louresse et de Rochemenier sont créées à la Révolution. Elles disposeront d'un maire et d'un conseil municipal jusqu'à leur fusion en 1842.
Intercommunalité La commune est membre de la communauté d'agglomération Saumur Val de Loire. La commune était précédemment membre de la communauté de communes de la région de Doué-la-FontaineInsee, Composition de l'EPCI de la Région de Doué la Fontaine (244900973), consulté le 17 novembre 2013., elle-même membre du syndicat mixte Pays Saumurois.
Population et société Démographie Évolution démographique Anciennes communes
Commune actuelle
Pyramide des âges La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à s'élève à 39,3 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (37,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à est de 19,1 % la même année, alors qu'il est de 25,6 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait pour , soit un taux de 50,8 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,63 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Économie Sur 87 établissements présents à Louresse-Rochemenier fin 2010, 49 % relèvent du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 9 % du secteur de l'industrie, 12 % du secteur de la construction, 22 % de celui du commerce et des services et 8 % du secteur de l'administration et de la santéCEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.. En 2011, sont créées dans la communeDEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011..
À fin 2015, sur les 87 établissements actifs, 30 % relèvent du secteur de l'agriculture (pour 11 % sur le département), 14 % du secteur de l'industrie, 14 % du secteur de la construction, 35 % de celui du commerce et des services et 8 % du secteur de l'administration et de la santé..
Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Les habitations troglodytiques
Rochemenier est un vieux bourg, autrefois en grande partie troglodytique avec des caves creusées dans le calcaire, dont quelques-unes étaient encore habitées à la fin des années 1980. Les caves présentent la plupart du temps une façade en maçonnerie. Les cultures sont en surface. Au , une grande partie des habitants de Doué-la-Fontaine et des communes environnantes avaient leur logement dans des caves, lieux créés à la suite de l'exploitation des carrières de falun pour extraire des pierres servant à la construction... A Rochemenier, le falun était extrait sous forme de sable, et utilisé pour chauler les cultures ou comme mortier pour la construction.
Le village se composait d'une quarantaine de fermes souterraines, formant un ensemble d'environ 250 caves. Depuis 1967 un musée est ouvert à Rochemenier, présentant deux anciennes fermes avec habitations et dépendances creusées dans la roche. Il abrite plusieurs centaines d'outils et meubles paysans, une basse-cour, une chapelle souterraine et des maisons troglodytiques modernisées. Sur les 5000 m² ouverts à la visite, 3500m² sont extérieurs, et le reste se répartit sur vingt sallesSociété Rochemenier Village Troglodytique, Site Internet du musée, consulté le 21 janvier 2011...
Le site néolithique des Choffaux
Dans un rayon de autour de la commune de Louresse-Rochemenier, on peut apercevoir des dolmens et un polissoir, traces d’une occupation néolithique il y a environ 3000 ans avant J.-C. À cela s’ajoute un site découvert en 2011, celui des Choffaux.
Découverte et localisation du site Localisé dans le département de Maine-et-Loire, sur la commune de Louresse-Rochemenier, le site des Choffaux est découvert en archéologie aérienne par Gilles Leroux en 2011.
Le site s’établit sur une petite élévation de terrain haute de par rapport au niveau de la mer qui correspond à une couche fragmentée de faluns de l’Anjou, une roche sédimentaire bien connue dans la région formée par une accumulation de coquilles mélangée à du sable et de l’argile. Le site s’étend sur deux parcelles agricoles cultivées au relief ondulé à l’entrée du bourg de Rochemenier, constituées de terrains marneux (roche de calcite et d’argile) et sableux.
Emprise du site Les structures archéologiques des Choffaux ont été repérées en réalisant des excavations. Au total, ont été décapés (élimination de la couche superficielle du sol) à la pelle mécanique. Treize tranchées de sondages destinées à étudier le sous-sol et quelques petites extensions ont été établies.
L’espace clos par l’enceinte semblant se développer de manière ovale ou circulaire et délimitée par une palissade en bois cernée de fossés est estimée à environ . Parmi les structures excavées, on peut citer des fosses d’implantation de poteau, des fosses, des tranchées palissadées, carrières, et structures à pierres chauffées.
Un site néolithique final de type Antran