L’armée des Pyrénées-Orientales est une armée de la Révolution française qui combattit les troupes espagnoles et portugaises lors de la guerre du Roussillon.

Création et évolution créée, par décret du , de la division de l'armée des Pyrénées en armée des Pyrénées-Orientales et en armée des Pyrénées occidentales, au déclenchement de la guerre du Roussillon contre l'Espagne et le Portugal. elle est dissoute par arrêtés des 26 thermidor, 8 et 30 fructidor An III et cesse d'exister le 20 vendémiaire An IV après conclusion de la paix avec l'Espagne.

Généraux du au , par intérim : général Chameron du au : général de Flers du au , provisoirement : général Puget-Barbantane subordonnément toutes les troupes cantonnées depuis Olette jusqu'à la Garonne : général Dagobert du au , subordonnément le corps resté à Perpignan : général d'Aoust du au , la division de Salces : général Goguet du au , toute l'armée réunie sous Perpignan : général Dagobert du au , provisoirement, toute l'armée réunie sous Perpignan : général d'Aoust, tandis que Dagobert retourne à la division de Cerdagne du au : général Turreau du au , provisoirement : général d'Aoust du au : général Doppet du au par intérim : général d'Aoust du au : général Dugommier du au , provisoirement : général Pérignon (*) du au : général Schérer du au : général Lamer

(*) ce général est devenu par la suite maréchal d’Empire

Opérations Quand débute la guerre avec l'Espagne, l'armée des Pyrénées-Orientales opère dans le département homonyme et en Catalogne jusqu'à la paix en 1795.

Observations Les troupes aux ordres du général Dagobert, désignées par les noms d'armée du Centre, armée de Cerdagne et armée du Mont-Libre, ne sont considérées par le Ministre que comme une division de l'armée des Pyrénées-Orientales.

Le général Puget-Barbantane s'étant, dans la nuit du 3 au , retiré sur Salses avec une partie de l'armée des Pyrénées orientales, cette armée se trouve partagée en trois corps dont deux placés en Cerdagne et sous Perpignan et commandés par les généraux Dagobert et D'Aoust, reçoivent à tort les dénominations d'armée centrale des Pyrénées et d'armée de Perpignan. Ces corps ne sont pas des armées particulières, mais seulement de forts détachements de celle des Pyrénées-Orientales dont le quartier général a suivi les troupes campées à Salses.

Du 12 au , entre la démission du général Puget-Barbantane et l'arrivée à Perpignan du général Dagobert, les trois corps de l'armée des Pyrénées-Orientales restent à peu près isolés. Le général Dagobert, nommé par les Représentants au commandement en chef, n'entre en fonctions que le 18, à son arrivée à Perpignan, où les deux corps de Salses et de Perpignan étaient réunis par suite de la victoire de Peyrestortes remportée la veille.

En , ces effectifs étaient de hommes.

À la suite d'une série d'échecs ayant démoralisé l'armée, les représentants Milhaud et Soubrany font arrêter, entre le 10 et le , 17 généraux de l'armée des Pyrénées-Orientales, parmi lesquels le commandant en chef par intérim, le général d'Aoust.

À sa dissolution, elle comprenait : 18 bataillons et un régiment de troupes à cheval restent en garnison dans l'arrondissement de l'armée 17 demi-brigades et un régiment de troupes à cheval passent à l'armée d'Italie 12 bataillons d'infanterie de ligne, moitié d'une demi-brigade d'infanterie légère, un régiment de troupes à cheval, 2 compagnies de sapeurs, 5 compagnies d'artillerie, une compagnie d'ouvriers sont destinées à former dans le département du Gard un camp de repos et d'instruction, qui prend temporairement le nom d'armée du Midi. À la fin , ces troupes seront dirigées sur l'armée d'Italie.

Régiments Régiments ayant fait partie de l'Armée des Pyrénées-Orientales Michel Cadé : Une armée oubliée : l’armée des Pyrénées-Orientales (1793-1795) d'infanterie (ci-devant Champagne) d'infanterie (ci-devant Flandre) d'infanterie de ligne (ci-devant Vermandois) 1er bataillon d'infanterie légère de chasseurs à cheval de chasseurs à cheval 27e régiment de cavalerie Cavalerie de Montpellier Dragons du Tarn Cavalerie de la légion des Pyrénées Légion des Corbières

ayant participé à la Bataille de Peyrestortes (à ce moment-là on ne parlait pas de régiment mais de demi brigade) Détachement du d'infanterie (ci-devant Champagne) Détachement du d'infanterie de ligne (ci-devant Alsace) Détachement du d'infanterie de ligne (ci-devant Vermandois) du d'infanterie de ligne (ci-devant Boulonnais) de volontaires de l'Audedevenu an XII (24 septembre 1803) le d'infanterie de ligne Volontaires de Maine-et-Loire de la cavalerie nationale de Montpellier de hussards

de première formation (bataille du Boulou notamment)

Principaux faits d'armes Bataille du Mas Deu Combat du Vernet Bataille de Peyrestortes Bataille de Trouillas Deuxième bataille du Boulou Combat de Bastan Bataille de la Sierra Negra

Le , la Convention nationale décrèta que

Articles connexes Liste des armées de la Révolution Liste des généraux de la Révolution et du Premier Empire Histoire des Pyrénées-Orientales

Bibliographie Joseph Napoléon Fervel : Campagnes de la révolution française dans les Pyrénées Orientales, 1793-1794-1795 Tome1, Tome 2, Atlas de 15 planches

Liens externes Bernard Gainot : La levée des troupes de montagne sur le front pyrénéen en 1793 : entre particularismes et intégration d’une culture tactique Michel Cadé : Une armée oubliée : l’armée des Pyrénées-Orientales (1793-1795)

Notes et références C. Clerget : Tableaux des armées françaises pendant les guerres de la Révolution (Librairie militaire 1905) ;

Pyrenees orientales Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1793 Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1795 Catégorie:Révolution française dans les Pyrénées-Orientales Catégorie:Armée dans les Pyrénées-Orientales