Le d'infanterie ( RI) est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution sous le nom de la 157 demi-brigade de première formation. Il est finalement recréé en 1887 sous le nom de d'infanterie et sert comme troupe alpine pendant la majeure partie de son existence.

Création et différentes dénominations 1795 : de bataille. 1796 : dissolution. 1887 : d'infanterie. 1919 : dissolution. 1935 : alpine de forteresse. 1940 : dissolution. 1959 : d'infanterie. 1961 : devient le d'infanterie. 1971 : devient le d'infanterie divisionnaire. 1979 : renommé d'infanterie alpine. 1982 : dissolution.

Chefs de corps 1795 : chef de brigade Jean Victor Rouyer (*) ... 1895 : colonel Barthélemy ... 1899-1903 : colonel Massiet Du Biest 1904-1906 : colonel Eydoux 1907 : colonel Alba 1911 : colonel Neulat 1912 : colonel Castaing 1915 : lieutenant-colonel du Noyer 1918 : lieutenant-colonel Dulary 1918 : lieutenant-colonel Care : lieutenant-colonel Marminia 1919 : lieutenant-colonel Andréa ... 1935 : lieutenant-colonel Dessaux 1939 : lieutenant-colonel Soyer Historique des garnisons, combats et batailles du RI Guerres de la Révolution Formée en 1793, la demi-brigade de bataille est dissoute en 1796.

De 1871 à 1914 Le RI, est formé le avec les bataillons des , et d'infanterie.

En 1888, ll arrive en Ubaye avec un bataillon et y reste en Ubaye jusqu'au où sa division, (la DI avec le de Briançon, le de Chambéry et le de Nice) ), l'une des plus puissantes (car les 4 régiments étaient composés de quatre bataillons). à l'ordre de bataille, mise à la disposition du général en chef, c'est-à-dire du général Joffre de par la neutralité italienne qui rend sa mission de défense des frontières, caduque.

Le , la compagnie du RI en garnison à Jausiers effectue une mission de reconnaissance dans le massif du Parpaillon. L'objectif est d'atteindre le col de la Pare () en contournant la base du cirque du Parpaillon, pour descendre sur Saint-Pons et rejoindre la garnison. La colonne atteint le col à . Entamant la descente sur Barcelonnette, une avalanche emporte 16 des 21 hommes engagés sur la pente et les propulse plus bas sur le plateau des MaïtsLa catastrophe du 22 février 1904 au col de la Pare.. Six militaires sont tués lors de cet accidentStèle du col de la Pare en mémoire des six militaires victimes de l'avalanche du : caporaux Flodias et Terrasson, soldats Chadeyron, Dezegaud, Pesson et Chardon.. Le sous-lieutenant Félix Fontan et le soldat Alexandre Lapeyre se distinguent particulièrement par leur courage et dévouement lors des opérations de secours.

Première Guerre mondiale En 1913, le RI quitte définitivement le fort Saint-Jean de Lyon est caserné à Gap, à Jausiers, au fort de Tournoux.et enfin à Barcelonnette dans les casernes dites Haxo en . Il est un élément organique de la d'infanterie dans la d'infanterie (DI) du corps d'arméeHistorique du RI dans la Première Guerre mondiale..

Constitution en 1914 : 4 bataillons, puis 3 en .

Rattachements: d'infanterie d'août à . d'infanterie de à . 1914 Mobilisation du régiment : occupation des emplacements de couverture dans la haute vallée de l'Ubaye. Il quitte la vallée de l'Ubaye le et bivouaque au Lauzet le 14 : embarquement par voie ferrée à Chorges à l'est de Gap dont la gare dispose d'un quai d'embarquement pour Morvillars dans le territoire de Belfort. Alsace : opérations de flanc-garde en Alsace à Walheim (Haut-Rhin). : cantonnement à Traubach-le-Bas et Traubach-le-Haut. : embarquement par voie ferrée à Belfort pour Saint-Dié dans les Vosges. Vosges , débarquement à Saint-Dié et marche forcée à destination de Rambervillers le . Du au : bataille du col de la Chipotte et de Ménil-sur-Belvitte, le où le régiment perd 704 hommes dont 49 Ubayens : ces 19 jours de combat devenant la bataille de la Mortagne. : cantonnement à Raon-l'Étape. : passage au corps d'armée et embarquement par voie ferrée à Charmes (Vosges) pour Toul (Meurthe-et-Moselle). Woëvre : marche forcée vers le bois de Raulecourt. du 25 au : attaque du bois de Géréchamps. 10 et : combats à l'orée du bois de Géréchamps, le régiment s'installe entre le bois de Besombois et l'étang de Vargevaux, sur l'axe entre Apremont-la-Forêt et Bouconville-sur-Madt. : embarquement par voie ferrée à Sorcy-Saint-Martin pour Steenwerck (Nord). Belgique : cantonnement à Bailleul. du 14 à fin novembre : bataille des Flandres à Boezinge, Oostvleteren, Hollebeke. : embarquement pour Furnes (Flandre-Occidentale). 13 et : passage de l'Yser à Nieuport. : relève du régiment. : embarquement à Cassel pour Jouy-sous-les-Côtes (Meuse).

1915 Woëvre janvier : occupation du secteur de Rambucourt. : le occupe le secteur de Flirey avec le RI. mars : le dépôt du RI forme une compagnie du RI. : le régiment rejoint le en vue de réduire le saillant de Saint-Mihiel dans le secteur de Flirey. du 5 au : bataille de la Woëvre au bois de Mort-Mare, au nord de Flirey. printemps-été : combats de mines. : occupation du secteur entre Rambucourt et le bois de Besombois.

1916 thumb|Stèle dans les Vosges en hommage à l'opération du Pain de Sucre Meuse : mouvement vers la région de Toul à Sanzey, travaux de ligne dans la forêt de la Reine. : cantonnement à Commercy (, Saint-Julien-sous-les-Côtes (), Vignot (). : embarquement par camion à Commercy pour Génicourt-sur-Meuse. Verdun du au : bataille de Verdun dans les bois de Malancourt, attaque du réduit d'Avocourt le : il se distingue en prenant ce réduit en trente minutes, recevant les félicitation de pétain : " Le 15/7 a fait plus que son devoir ". Vosges juin : le est versé au RI qui passe de 2 à 3 bataillons. : attaque de nuit du piton retranché appelé le Pain de sucre ( du lieutenant Brochard) situé sur la ligne de front dans la commune de Celles-sur-Plaine. Armée française d'Orient : embarquement du à Toulon sur le . : embarquement du et à Toulon sur le Canada.

1917 vignette|Un poilu du lors d'une permission avec sa famille, février 1917. : arrivée du Canada et du Lutétia à Salonique. Leskover (mars) Lac Ochrida, Prespa.

1918 Septembre : Serbie : nord de Monastir.

Entre-deux-guerres Dissolution à Gap le .

L'unité est reformée en 1935 sous le nom de alpine de forteresse (DBAF), dans le secteur fortifié du Dauphiné (ligne Maginot dans les Alpes). La demi-brigade, qui reprend les traditions du est constituée de deux bataillons alpins de forteresse, les 72 et BAF.

Seconde Guerre mondiale Elle est dissoute le et est immédiatement recréée avec les et BAF. La , chargée de la défense du secteur Ubaye, est constituée d'une compagnie de commandement, d'une compagnie régimentaire d'engins et des deux BAF. Le lui est rattaché à partir d'. La demi-brigade participe à la bataille des Alpes en contre les Italiens.

Elle est dissoute en et ses hommes démobilisés en Isère.

De 1945 à nos jours En Algérie de 1959 à 1961 sous le nom de d'infanterie (dans le but d'officialiser les opérations de renseignement d'un organisme chargé du renseignement le long de la frontière tunisienne).

Le régiment est recréé en 1971 sous le nom de d'infanterie divisionnaire, régiment de réserve des Hautes-Alpes. Renommé d'infanterie alpine en 1979, il prend en le nom de de chasseurs alpins.

Traditions et uniformes Drapeau Le régiment reçoit son drapeau le . Contrairement aux autres nouveaux régiments, aucune inscription de batailles n'a été attribuée en références aux combats de la , qui n'avait pas combattu d'armées étrangères lors de la Révolution.

Depuis les années 2000, il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantesDécision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007Arrêté relatif à l'attribution de l'inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du 19 novembre 2004 (A) NORDEF0452926A Michèle Alliot-Marie : Ypres 1914 Verdun 1916 AFN 1952-1962 Fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918|left|90px 400px|alt=Drapeau du d'infanterie.

Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 avec une citation à l'ordre de l'armée : 20px|alt=Photo Croix de Guerre 1914-1918.

Insigne Le régiment n'a pas reçu d'insigne métallique. La alpine de forteresse avait un insigne pour chacun de ses bataillons. En 1982, un insigne est créé pour le d'infanterie, reprenant l'edelweiss du de 1939 et le Brec de Chambeyron présent sur celui du de 1939. Le renommage du régiment empêche la réalisation de cet insigne.

Personnalités ayant servi au Lieutenant Félix Fontan (1880-1914), cité à l'ordre du d'armée pour sa conduite lors de l'avalanche du col de la Pare. Il permit de mettre fin aux activités de Jules Bonnot et de ses complices. Le futur général Sarrail y a commandé un bataillon dans les années 1900. Le journaliste Désiré Gurnaud, secrétaire général des Associations de pères de famille, et mort au front en 1915. Octave de Sampigny (1869-1915), officier et royaliste de l'Action française.

Annexes Bibliographie Archives militaires du château de Vincennes. .

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Références

Articles connexes Histoire militaire de la France Liste de régiments français Régiment d'infanterie français Infanterie française pendant la Première Guerre mondiale

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