Hasan Izzet Pacha, devenu sous la République Hasan İzzet Arolat, est un militaire de l'Armée ottomane, né en 1871 à Aksaray (quartier d'Istanbul) et mort le à Alep en Syrie mandataire. Pacha est un titre de fonction.
Il étudie à l'École militaire ottomane (Mekteb-i Füsûn-u Harbiyye-i Şâhâne). Il est attaché à l'état-major impérial en 1894 et enseigne à l'École de guerre à partir d'. En , il est affecté à la garnison d'Elassóna en Thessalie. Pendant la guerre gréco-turque de 1897, il prend part à la bataille de Domokos (). Après la guerre, il enseigne la tactique à l'École de guerre et est envoyé comme inspecteur des examens aux lycées militaires d'Edirne et de Damas. En 1907, il est envoyé comme observateur aux manœuvres de l'armée du royaume de Roumanie. En , il est nommé membre du tribunal militaire, alors chargé d'importantes affaires.
Hasan Izzet est ensuite nommé à la tête de la division à Serrès (vilayet de Salonique en Macédoine). Lors de la contre-révolution ottomane de mars-avril 1909, tentative avortée pour rétablir l'absolutisme du sultan Abdulhamid II contre le régime constitutionnel des Jeunes-Turcs, Hasan Izzet prend la tête de l'Armée d'action (Hareket Ordusu) afin de rétablir le régime constitutionnel. En 1911, il est nommé chef de la division à Harbiye (Istanbul).
Pendant la première guerre balkanique (1912-1913), il est nommé à la tête de la division dans l' chargée de défendre la Thrace orientale (vilayet d'Andrinople) contre l'armée bulgare. Il participe à la première bataille de Tchataldja (17-) où les Ottomans, commandés par Nazım Pacha, parviennent à arrêter l'avance bulgare à quelques kilomètres de Constantinople. Pendant la Deuxième Guerre balkanique (1913), il commande le de l' et prend part à la victoire ottomane de la (). Après l'armistice, le , il est nommé à la tête du
Le , au début de la Première Guerre mondiale en Orient, Hasan Izzet est nommé à la tête de la armée dans l'est de l'Anatolie, à la frontière du Caucase russe. En raison de l'état sanitaire et de la mauvaise préparation de l'armée, il s'oppose à l'offensive immédiate réclamée par le ministre de la guerre Enver Pacha contre l'Armée impériale russe. Il est relevé de son poste le et Enver Pacha prend lui-même la tête de l'armée, la conduisant au désastre lors de la bataille de Sarikamis.
Il prend sa retraite le . Il meurt à Alep en 1931. Un de ses fils est le poète (1897-1967).
Références dans sa version du .
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