Le Tour-du-Parc est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Géographie Le Tour-du-Parc fait partie du Parc naturel régional du golfe du Morbihan.

Situation Bordée au nord par la rivière de Penerfhttp://educatif.eau-et-rivieres.asso.fr/pdf/penerf.pdf et, au sud par l'océan Atlantique et l’étier de Kerboulico, cette commune délimitée sur trois côtés est une petite presqu'île dans la presqu'île de Rhuys, située entre les communes de Sarzeau à l’ouest, Surzur au nord, et Damgan à l’est.

Sa situation géographique particulière a permis le développement local d’activités économiques importantes, en particulier, l’ostréiculture (implantée en rivière de Penerf depuis 1858.) et le tourisme. Les marais de Bourgogne et l’étier de Kerboulico ont connu autrefois l'activité de la saliculture, puis la reconversion en claires ostréicoles pour l’affinage des huîtres.

Communes limitrophes

Hameaux, lieux-dits et écarts Principaux hameaux, lieux-dits ou écarts situés sur la commune du Tour-du-Parc :

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Sarzeau, l'étier de Kerboulico, l'étier de kerboulico et divers autres petits cours d'eau..

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique du Tour-du-ParcLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Sarzeau à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Accès et transports Voies Routières

Pistes cyclables

La commune du Tour du Parc a achevé en , en partenariat avec la communauté de communes de la Presqu'île de Rhuys, la création d’une piste cyclable la reliant à la commune de Saint-Armel.. Un autre cheminement doux (servitude de passage piéton littoral, SPPL.), empruntant le tracé du GR34 permet de faire le tour de la commune. Porté par le département du Morbihan, le projet de poursuite du GR34 est prévu pour aller vers Surzur, au nord.

Transports en commun La commune du Tour du parc est desservie durant les vacances scolaires d'été, de la Toussaint et de Pâques de la zone B, ainsi que durant le week-end de l'ascension par la ligne de bus périurbaine 26. Cette desserte est assurée par le réseau de bus des transports en commun de Vannes.

Urbanisme Typologie Au , Le Tour-du-Parc est catégorisé commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs, la commune fait partie de l'aire d'attraction de Vannes ; elle est une commune de sa couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

La commune, bordée par l'océan Atlantique, est également une commune littorale, au sens de la loi du , dite loi littoral.. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral : par exemple, le principe d'inconstructibilité en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des , ou plus, si le plan local d’urbanisme le prévoit..

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (59,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (78,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (26 %), zones agricoles hétérogènes (23,8 %), prairies (22 %), terres arables (13,3 %), zones humides côtières (8,1 %), zones humides intérieures (6,2 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (0,6 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Le nom de la localité est mentionné sous la forme Troenparc dès 1543.

En breton, comme indiqué sur les panneaux de signalisation routière, elle s'appelle Tro-Park. Son toponyme vient de l'ancien parc du château de Suscinio. « Le Tour-du-Parc » est un simple secteur géographique, un lieu-dit, son territoire touche le mur, encore visible par fragments, du grand enclos servant jadis de réserve de chasse au château de SuscinioMichèle Bourret - 1996 - Le patrimoine des communes du Morbihan - Volume 1 - Page 970..

Histoire

Le nom de la commune vient de son histoire.. Au début du , deux lieux prestigieux de nature fort différente se partagent l'immense forêt giboyeuse de chênes et de hêtres qui couvre l'intégralité de la presqu'île de Rhuys : à l'est, l'Abbaye Saint-Gildas de Rhuys, abbaye bénédictine, qui existe depuis le et, plus au centre, le château de Suscinio, résidence d'été des ducs de Bretagne ; des documents attestent réellement son existence à partir de 1213.

Né en 1217, le duc de Bretagne, dit Le Roux, fils de , appelé aussi Pierre Mauclerc, entretient des relations conflictuelles avec le clergé : il sera excommunié plusieurs fois.

Avec l'abbaye voisine de Saint-Gildas, (qui eut Pierre Abélard comme abbé entre 1127 et 1132), il ne s’agit pas de différends de nature religieuse ( participera même à la Huitième croisade avec ). Les conflits proviennent des droits d'usage de la forêt, bois et gibier.

En 1247, il décide d'enclore, par des murs de deux mètres de hauteur ce qu'il considère comme son domaine ducal : plusieurs grands parcs de chasse dont un, le plus grand, tout à l'est de la presqu'île de Rhuys. Ce faisant, il englobe de force un prieuré avec ses terres alentour, le prieuré de Coëtlan-Saint-Pabu qui appartient à l'abbaye.

Frappé d'anathème par les autorités ecclésiastiques, il se rachète en fondant à ses frais un nouveau prieuré : le prieuré de Lauglenec (du breton « auglenic », « petit lavoir ») ; il sera construit en dehors du mur ducal ( de circonférence) qu'il a fait construire. La traversée de ce parc enclos étant strictement réservée aux personnages importants du duché de Bretagne et aux chasses du Duc, il faut, désormais, pour aller de Surzur à Sarzeau, faire le tour du parc. Pour aller, par exemple, de Pont Caden à Kerblay près de Sarzeau, il faut effectuer au lieu des actuels.

Ce mur ducal, terminé vers 1250, s'appellera « le mur du Roy » quand la Bretagne sera rattachée à la Couronne de France en 1532. sous François Ier. On en voit aujourd'hui quelques vestiges bien conservés entre le hameau de Kerguet et le château de Suscinio.

Le Tour-du-Parc devint une paroisse en 1841, et put construire l'église Saint-Vincent Ferrier (de 1845 à 1854), un cimetière et un presbytère.

Elle devint commune indépendante de Sarzeau le , par un décret-loi signé aux Tuileries par .

Politique et administration vignette|La mairie du Tour-du-Parc

Liste des maires

| Directeur commercial d'entreprise

Démographie

Entreprises, commerces et services La commune propose de nombreux commerces : un hôtel 3 étoiles avec restaurant, une supérette en centre-bourg, un bar-tabac, une boulangerie, un salon de coiffure mixte.

Spécifiquement, elle propose des commerces de mer : 33 chantiers ostréicoles (à Pencadénic et Castel), une trentaine d’artisans, un vivier / poissonnerie.

Elle offre des structures d'accueil : deux campings en bord de mer dont un municipal et l’autre privé, et des gîtes ruraux ;

Elle entretient des bâtiments municipaux : une école primaire, les Courlis, une bibliothèque municipale, et dans le domaine de la sante : une maison de santé avec médecin, ostéopathe et réflexologue plantaire, un kinésithérapeute, une antenne ADMR (Aide à Domicile en Milieu Rural)

Elle encourage diverses associations culturelles et de loisirs.

Culture et patrimoine vignette|L'église Saint-Vincent-Ferrier. vignette|redresse=0.8|Pencadenic, vu de Damgan. vignette|Fresque sur un bâtiment ostréicole à Pencadenic

vignette|Le Manoir de Caden

Lieux et monuments Monuments religieux Le calvaire de la mission sur la place de l'Église ; L'église Saint-Vincent-Ferrier (), en forme de croix latine. Elle abrite un Christ en croixhttps://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/IM56003913, datant de la première moitié du provenant de l'ancienne chapelle Saint-Clair et inscrit dans la Base Palissy (mobilier religieux) de l'Inventaire Général des Monuments Historiques. L'ancienne chapelle Saint-Clair attachée au prieuré (disparue), elle était autrefois sous le vocable de Saint-Michel. Elle faisait autrefois partie du Prieuré de Lauglenec. Le prieuré de Lauglenec, dépendant de l'abbaye Saint-Gildas de Rhuys, aujourd'hui disparu ; La croix de Caden (1806) ; Les croix du bourg, datant du : la croix de Caden et la croix de Boderharff.

Monuments civils Le port de pêche et de plaisance de Pencadenic, sur la rivière de Penerf ; Le manoir de Caden (-), cité pour la première fois en 1378, et sa chapelle (-). Ce manoir fut la propriété d'officiers ducaux et, au , du gouverneur de Suscinio. La tour carrée fut ajoutée en 1641. Cette demeure est aujourd'hui une propriété privée qui ne se visite pas. La fontaine Saint-Clair, surmontée d'un motif celtique d'inspiration viking ; vignette|La fontaine Saint-Clair et son lavoir La maison du Pont-Neuf (1784).

Manifestations culturelles et festivités L'année 2014 a marqué les 150 ans de la commune, fondée en 1864. À cette occasion, une fête a eu lieu les 12 et .

Héraldique

Personnalités liées à la commune Marie Le Franc (1879-1964), romancière, prix Femina pour son roman Grand-Louis l'innocent en 1927.