Varennes-Vauzelles est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté, à au sud de Paris.

Géographie vignette|Vue aérienne de la zone d'activité Varennes-Vauzelles / Garchizy. Varennes-Vauzelles est aujourd'hui la troisième ville de la Nièvre. Le bourg rural (Varennes-lès-Nevers) doit son essor à partir de 1920 à l'atelier de réparation de Vauzelles. La cité de cheminots de Vauzelles est ainsi venue grossir la population, avant les lotissements à partir des années 1950. La commune est à l'heure actuelle très étendue, comprenant une partie urbanisée et agglomérée à Nevers (Vauzelles) et une partie rurale, Varennes. C'est, de loin, la première ville de la banlieue de Nevers.

La ville comporte une grande partie des zones d'activités et industrielles de l'agglomération de Nevers (ZA Varennes-Vauzelles/Garchizy, prochainement ZA tertiaire du Bengy) dont elle constitue la sortie Nord. La ville est reliée a un réseau routier important : la route nationale 7, ainsi que l'autoroute A77 qui met Paris à seulement 2 heures de route.

Communes limitrophes

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement.. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Marzy à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , Varennes-Vauzelles est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de NeversUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération intra-départementale regroupant huit communes, dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Nevers comprend une ville-centre et sept communes de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nevers, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (61,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (65,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (30,2 %), terres arables (29,1 %), forêts (18 %), zones urbanisées (13,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (6 %), zones agricoles hétérogènes (2,5 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,9 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Varennes est attesté sous les formes Varenne (1287) ; Varenes (1330) ; Varennes-lez-Nevers.. Pluriel du bas latin warenna, varenna « réserve de gibier, lieu où la chasse était réservée au seigneur.. De sens tardif : issu d'un terme d'origine gauloise (construit sur une racine *war- « eau »), passé en roman, avec le sens de « lieu humide, délaissé de rivière ». ou des « terres gagnées sur les eaux », « terre inculte. que le gibier fréquente et où paissent quelques bestiaux »., « terre de mauvaise qualité, terre sablonneuse » et « plaine d'une vallée ».

Vauzelles, ancien hameau, est attesté sous les formes « Regnaudus Lesclave de Vauzellis » (1285) ; Vauzelles (1338).. Terme très répandu ; du bas-latin *vallicella « petite vallée ».

Histoire L'évolution de Varennes-Vauzelles a été en grande partie déterminée par sa voisine, la ville de Nevers. Celle-ci a joué un rôle par sa fonction déjà ancienne de carrefour ferroviaire : dès les années 1860 une véritable gare ainsi qu’un dépôt et des ateliers de réparations avaient été édifiés. Ainsi, Nevers devient le premier grand relais de traction pour les trains en direction de Saint-Germain-des-Fossés, Clermont-Ferrand et Saint-Étienne. La vocation ferroviaire de la Nièvre se confirme et les cheminots deviennent la plus grande réalité ouvrière du département.

Avant la Première Guerre mondiale, Varennes-les-Nevers ne constituait guère qu’un hameau aux portes de Nevers. Une première phase de croissance commença en 1920 avec la mise en service des ateliers de réparation ferroviaires décentralisés de Nevers, dont la construction n’avait pu être achevée avant que ne commence la Première Guerre mondiale.

Une fois la construction terminée, ils semblent avoir constitué l’une des plus grandes unités de réparation de matériel ferroviaire en France. L’exploitation fut alors confiée à une filiale de la compagnie ferroviaire PLM, la Compagnie Générale de construction et d'entretien du matériel de chemin de fer, la CGCEM, laquelle était plus particulièrement chargée de la réparation des locomotives. Parallèlement une autre société se chargeait des wagons. Ces deux sociétés furent intégrées à la SNCF en 1945.

Le développement fut ensuite rapide : durant l’entre-deux-guerres les effectifs employés atteignirent personnes, les établissements ferroviaires étant alors le plus gros établissement industriel de l’agglomération. Un maximum de employés fut atteint au milieu du , les effectifs décroissant ensuite. De fait, cette commune connut une croissance démographique où la mise en activité des ateliers ferroviaires se lit aisément et de deux manières. Elle se lit dans le fait que la mise en œuvre de ces ateliers coïncida avec la reprise de la croissance démographique : la population était passée de 1633 habitants en 1896 à 1440 en 1911, elle reprit ensuite une courbe ascendante à partir du recensement de 1921 : le seuil des fut franchi en 1926, celui des 4700 en 1946 et en 1975 la commune dépassait les habitants. Autrement dit la population a plus que quadruplé depuis l’ouverture des ateliers. Il va de soi que ces derniers n’ont pas fourni tous les emplois mais ils y ont contribué pour une part significative.

Sur ce territoire se développa logiquement une grande cité ouvrière qui devint une véritable banlieue. Une fois achevée en 1931, cette cité comptait environ 600 logements. La cité ouvrière ou cité jardin de Vauzelles constitue l'un des ensembles urbains le plus complet issu des théories sociales du début du . La forme retenue rappelle celle de centres comme Montceau-les-Mines ou le Creusot : il s’agit de maisons individuelles ou jumelées, dotées de jardins, ainsi que de services sociaux et de plus rares équipements commerciaux.

Une seconde phase d’expansion eut lieu durant les trois décennies qui ont suivi la Libération, elle se traduisit par une densification du bâti autour de deux formes d’habitats, le pavillonnaire et des grands ensembles. Une telle configuration ne pouvait que conduire à une forme de vie en vase clos et à la naissance de sociabilités et de liens forts d’autant que la densification de l’espace s’est faite de manière fort encadrée entre la voie de chemin de fer en direction de Fourchambault vers le nord-ouest, et la nationale 7 selon un axe sud-nord, la limite sud étant nettement repérée dans l’espace par la masse physique des ateliers, laquelle constitue l’élément le plus aisément repérable dans le paysage pour qui traverse l’agglomération de Nevers et se dirige vers Paris par la nationale 7.

À la suite de ce développement, la commune, qui était intitulée Varennes-lès-Nevers jusqu'en 1966, a été renommée Varennes-Vauzelles et son chef-lieu (mairie) déplacé du bourg rural de Varennes vers la cité de Vauzelles pour prendre en compte la réalité démographique et éviter sa scission entre partie rurale et urbanisée.

Les ex-ateliers SNCF devenus « Technicentre » sont aujourd'hui les premiers ateliers de réparation du matériel du réseau TER, et la cité de cheminots de Vauzelles constitue les principaux éléments contemporains de l'histoire de Varennes-Vauzelles.

Politique et administration vignette|230px|Canton de Varennes-Vauzelles

Rattachements administratifs et électoraux Circonscriptions de rattachement Varennes-Vauzelles appartient à l'arrondissement de Nevers et au canton de Varennes-Vauzelles depuis le redécoupage cantonal de 2014 et en est le bureau centralisateur. Avant cette date, la commune a été successivement rattachée aux cantons de Pougues-les-Eaux (1801-1973) et Guérigny (1973-2015).

En ce qui concerne l'élection des députés, la commune fait partie de la deuxième circonscription de la Nièvre, représentée depuis par Julien Guibert (RN).

Intercommunalité Depuis le , date de sa création, la commune appartient à la communauté d'agglomération de Nevers dont elle est la deuxième commune la plus peuplée.

Élections Circonscription électoraleÉlu de la circonscription Niveau Type Titre Nom Début de mandat Fin de mandatCommune /Intercommunalité Municipales et communautairesVarennes-VauzellesMaireOlivier Sicot20202026Nevers AgglomérationPrésident de l'intercommunalitéDenis Thuriot20202026 DépartementDépartementales Canton de Varennes-Vauzelles Conseillère départementale Eliane Desabre 2021 2028Conseiller départemental Lionel LecherRégionRégionalesRégion Bourgogne-Franche-ComtéPrésident du conseil régionalJérôme Durain20252028Pays LégislativesDeuxième circonscription Député Julien Guibert 2024 2027

Institutions judiciaires