En musique classique, une fusée de Mannheim (Mannheimer Rakete en allemand, Mannheim Rocket en anglais) est une mélodie en arpège d'ascendance rapideLes influences étrangères dans l'œuvre de W.A. Mozart, Colloque du centre national de la recherche scientifique, Paris, 10-13 octobre 1956, CNRS, . Encyclopædia Britannica, une ligne mélodique qui s'élève par sauts successifs en décrivant habituellement un accord de trois notes (une triade) et qui ouvre une pièce musicale en lui donnant une impulsion dramatique The Leading Tone : Mannheim rocket.
On utilise ce terme pour décrire la technique musicale perfectionnée par l'orchestre de l'école de Mannheim au dans laquelle une figure ascendante (une gamme ou un arpège) file et devient plus rapide au fur et à mesure qu'elle devient plus aiguë, ce qui explique le terme « fusée » John Corigliano : Symphony n° 2 - The Mannheim Rocket.
Historique Son nom provient de l'école de Mannheim, une école de musique classique du emmenée par Franz Xaver Richter et Johann Stamitz, qui a influencé les compositeurs classiques ultérieurs comme Mozart et Beethoven.
Le terme a été forgé au par le musicologue allemand Hugo Riemann.
La fusée de Mannheim fait partie des Mannheimer Manieren, ces figures de style attribuées par Hugo Riemann à l'orchestre de Mannheim, aux côtés du « rouleau de Mannheim » (un crescendo étendu appelé Mannheimer Walze en allemand et Mannheim Roller en anglais) et du « soupir de Mannheim » ou « soupir à la manière de Mannheim » (une forme d'appoggiature appelée Mannheimer Seufzer ou Mannheim Sigh) Don Michael Randel, The Harvard Dictionary of Music, Harvard University Press, 2003.Wendelin Müller-Blattau, Franz Beck, un musicien des Lumières, Centre interdisciplinaire bordelais d'étude des Lumières, 2003, . Edward Gollin et Alexander Rehding, The Oxford Handbook of Neo-Riemannian Music Theories, Oxford University Press, 2011, ..
Mais, plus récemment, l'attention des musicologues s'est portée sur les emprunts faits par la symphonie de Mannheim aux ouvertures d'opéras de compositeurs italiens comme Niccolò Jommelli et Baldassare Galuppi et certains spécialistes considèrent maintenant que plusieurs figures mélodiques considérées traditionnellement comme des inventions de Mannheim (soupir de Mannheim, fusée de Mannheim) trouvent en fait leur origine dans l'opéra italien.
Werner Ehrhardt, le leader de l'ensemble de musique Concerto Köln, estime par ailleurs dans le livret du CD consacré par son ensemble à l'âge d'or de Mannheim que Livret du CD Mannheim: The Golden Age - Concerto Köln - CD Teldec..
Exemples de fusée de Manheim Joseph Haydn : symphonie n° 42 Justus Frantz, 50 einfache Dinge, die Sie über Musik wissen sollten, Westend verlag Frankfurt, 2009.
Wolfgang Amadeus Mozart : ouverture du quatrième mouvement de la 40 symphonie KV 550 début de l'Allegro de la sonate pour piano n° 14 en ut mineur, KV 457 (1783) Eroica Klassikforum : Mannheimerismen début du Rondo du concerto pour piano nº 20 KV 466 sérénade KV 388
Ludwig van Beethoven : trio avec piano n° 1, op. 1 n° 1 début de l'Allegro de la sonate pour piano n° 1, op. 2, n° 1Livret du CD Beethoven - Piano sonatas, Vol.4 de Jonathan Bliss
Antoine Reicha (1770-1836) : début de la Sonate en ré pour piano, composée probablement autour de 1804-1805Symétrie : Sonate en ré d'Antoine Reicha
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Références
Articles connexes École de Mannheim
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