Le TER Hauts-de-France est le réseau de Transport express régional de la région Hauts-de-France.

En service depuis le , il succède aux deux réseaux de Transport express régional, propres aux anciennes régions ayant fusionné le , le et le .

Histoire Fusion des réseaux TER

La loi du redéfinit le découpage des régions, datant de 1972. Les régions Nord-Pas-de-Calais et Picardie fusionnent le pour former la région Hauts-de-France.

Le Transport express régional, étant pris en charge par le conseil régional à travers Hauts-de-France Mobilités, impose une redéfinition des réseaux TER. La nouvelle région récupère de facto les conventions signées entre la SNCF et les deux anciennes régions... Par ailleurs, avant la fusion, la SNCF avait décidé de ne mettre qu'un seul directeur pour les deux régions Nord-Pas-de-Calais et Picardie (cela est effectif depuis le )..

Entre le et le , une période transitoire est mise en place, où le et le coexistent et gardent leurs périmètres au sein de la nouvelle région..

À partir du , le se substitue aux deux anciens réseaux TER..

Après la fusion À partir du , les Intercités assurant les liaisons Paris – Amiens – Boulogne-sur-Mer et Paris – Saint-Quentin – Maubeuge / Cambrai sont intégrés au réseau , moyennant la prise en charge partielle du déficit d'exploitation par l'État, soit un montant annuel de .. Ce dernier finance l'acquisition de dix rames Régiolis bi-mode (électrique-diesel), destinées à assurer les dessertes Paris – Amiens – Boulogne-sur-Mer, ainsi que l'achat, pour un coût de , de dix-neuf pour effectuer les liaisons Amiens – Paris et Saint-Quentin – Paris.. En outre, sur Paris – Amiens – Boulogne-sur-Mer, les trains atteignent de nouveau Calais depuis le D'après la fiche horaires TER « 2 Amiens Calais », valable du au (consultée le ) ; ce document est une archive..

En , la nouvelle convention est signée entre le conseil régional et , après deux ans de négociations. Cette convention, valable sur la période 2019 – 2024, prévoit notamment l'ouverture à la concurrence de 20 % des TER à partir de 2023, l'augmentation de 4 % du nombre de trains-km (du moins pour le ), aucune fermeture de ligne ni de gare, le maintien des guichets (mais pas leur nombre dans les gares qui en possèdent plusieurs) et la non-disparition des contrôleurs (excepté sur la liaison Paris – Beauvais), le tout pour un budget annuel d'environ . L'objectif est de faire augmenter de 10 % le nombre de voyageurs durant cette période.. Le réseau est profondément remanié à partir du ; cette page est une archive..

En outre, ce réseau est complété par une liaison Paris – Creil – Longueau – Arras – Douai – Lille-Flandres, au rythme de deux allers-retours quotidiens, les week-ends et jours fériés, à partir du , ce qui représente une alternative au TGV circulant sur la . Elle permet notamment de relier Creil et Longueau à Lille sans correspondance, possibilité qui avait disparu avec l'avènement dudit TGV..

Par ailleurs, les rames Régiolis circulant entre Paris et Laon roulent avec du biocarburant B100, depuis le ..

Pour les dix premiers mois de l'année 2021, le réseau présente deux statistiques les plus mauvaises de France pour un réseau TER, selon les données de la SNCF : le taux de régularité le plus bas (90,7 %, chiffre pourtant supérieur à 2018 et 2019 mais inférieur à 2020) et, à la fois, le taux moyen de suppressions de trains le plus élevé (3,8 %, ce qui est sensiblement plus important qu'en 2019 et 2020). En conséquence, le conseil régional suspend ses paiements début , tandis que la compagnie ferroviaire reconnaît des problèmes d'organisation (en partie liés à la crise sanitaire et ses conséquences sur la maintenance , ainsi que la formation de nouveaux personnels qui est retardée ) s'ajoutant à des causes extérieures (principalement l'adhérence dégradée durant l'automne).. Les paiements précités reprennent en , à la suite d'une amélioration jugée partielle par la région. Cette dernière décide, par le biais d'une délibération adoptée à la même période, d'ouvrir l'ensemble du réseau à la concurrence..

En 2023, les Hauts-de-France ont le où la ponctualité est la plus faible (avec un taux de 86,7 %), les suppressions de trains demeurant de surcroît nombreuses (représentant 8,5 % des circulations prévues).. Néanmoins, le taux de ponctualité remonte à 90 % sur la période comprise entre janvier et (tandis que le trafic a augmenté de 10 % par rapport à l'année précédente), notamment grâce à l'embauche de dont depuis 2022. ; le taux d'annulation, sur les plus de quotidiens, est inférieur à 1 % entre janvier et septembre de la même année..

Ouverture à la concurrence Les Hauts-de-France ont souhaité mettre en concurrence les entreprises ferroviaires désirant exploiter, à partir de 2025, le réseau régional.. La région a exprimé, à de nombreuses reprises, son insatisfaction sur la qualité du service assuré par la SNCF dans le cadre du ....

Elle a donc divisé son réseau en trois lots : l'étoile d'Amiens (liaisons de et vers Abbeville, Albert, Arras, Laon, Saint-Quentin, Compiègne, Creil, Abancourt, auxquelles s’ajoutent les axes Beauvais – Abancourt – , Creil – Beauvais et Laon – Hirson – Aulnoye-Aymeries.), celle de Saint-Pol-sur-Ternoise (relations vers Étaples, Béthune et Arras) et un lot de « dessertes parisiennes » (regroupant les liaisons Calais – Amiens – Paris, Beauvais – Paris et Saint-Quentin – Compiègne – Paris)..

En , le cabinet du président de la région, Xavier Bertrand, annonce qu'il propose au conseil régional d'attribuer l'étoile l'Amiens à , préférée à Transdev, pour neuf ans à partir du ... Une filiale privée (appelée ) gère ainsi les dessertes qui en font partie, mais également certains guichets de gares ; les cheminots concernés dénoncent alors par une grève leur transfert sans concertation vers cette filiale, ainsi que des changements dans l'organisation du travail...

Les dessertes parisiennes doivent être ouvertes à la concurrence en 2027, puis les liaisons desservant Lille-Flandres et le littoral en 2028. Toutefois, ces dernières utilisent qu'il faudrait désamianter (alors qu'elles ont déjà été rénovées) ou remplacer par du matériel neuf (ce qui coûterait d'euros) avant cette échéance, car, dans le cas contraire, le règlement européen empêcherait le transfert desdites rames à un nouvel exploitant..

Relations TER Réseau actuel Par rail vignette|redresse=1.5|Carte des infrastructures ferroviaires dans les Hauts-de-France (en 2020), dont la majeure partie est utilisée par les liaisons commerciales TER. Le réseau est structuré en cinq grandes familles de lignes.. : « Krono+ GV » : TERGV (trains directs et à grande vitesse, desservant tous Lille-Europe) ; « Krono » : TER directs ou semi-directs, entre les grandes villes ; « Citi » : TER fréquents (circulant du début de la matinée jusqu'à la fin de soirée, souvent de manière cadencée) et majoritairement omnibus, dans les aires d'attraction de grandes villes (notamment Lille et Paris) ; « Proxi » : TER généralement omnibus, desservant principalement les zones rurales situées entre deux villes ; lignes saisonnières : TER directs ou semi-directs vers le littoral, dans le cadre de l'opération estivale « éTER. ».

Ce réseau comporte commerciales ; elles peuvent être complétées par des autocars. La région est sillonnée par des , des TERGV et des TER, ces deux derniers étant à classe unique.

Le service ferroviaire du couvre la totalité des lignes classiques exploitées en service voyageurs au sein de la régionLa relation Paris-Est – Château-Thierry fait cependant partie du réseau (desserte complétée par les trains du ), bien qu'elle concerne les Hauts-de-France., mais également des sections de la (pour le service TERGV). En 2019, les trains circulent ainsi sur de lignesIl s'agit ici de lignes au sens « infrastructure », à ne pas confondre avec les lignes (ou liaisons) commerciales., tout en desservant et haltes..

La liste des liaisons (depuis ) est la suivante :

Krono+ GV Ligne Itinéraire Tracé Ligne Itinéraire Tracé Dunkerque Arras - Verton - Berck

Krono Ligne Itinéraire Tracé Ligne Itinéraire Tracé Paris-Nord Entre Paris-Nord et Creil, la desserte est complétée par les trains du . Paris-Nord Paris-Nord Paris-Nord /Paris-Nord Paris-Nord Paris-Nord Entre Paris-Nord et Crépy-en-Valois, la desserte est complétée par les trains du . Paris-Nord - Verton - Berck Amiens Amiens - Verton - Berck Lille-Flandres Arras Les circulant également entre ces gares peuvent être empruntés avec la tarification . D'ailleurs, seuls ces TGV permettent de relier Arras à Valenciennes sans correspondance ; en semaine, un train dessert en outre Lens. Lille-Flandres Lille-Flandres Entre Serqueux et Rouen-Rive-Droite, cette liaison fait partie du réseau . Lille-Flandres Lille-Flandres Arras Les circulant également entre ces gares peuvent être empruntés avec la tarification . Lille-Flandres Lille-Flandres Entre Hirson et Charleville-Mézières, cette liaison fait partie du réseau . Lille-Flandres Lille-Flandres Lille-Flandres Cette liaison est effectuée par des IC de la SNCB. Par ailleurs, les circulant entre Lille-Flandres et Tourcoing peuvent, comme les IC précités, être empruntés avec la tarification . Charleroi-Central Cette liaison est uniquement effectuée par des trains S63 de la SNCB.

Citi Ligne Itinéraire Tracé Ligne Itinéraire Tracé Paris-Nord Paris-Nord Paris-Nord Paris-Nord Paris-Nord Paris-Nord Entre Paris-Nord et , la desserte est complétée par les trains du . Lille-Flandres Lille-Flandres Lille-Flandres Certains trains de cette liaison sont en provenance ou à destination de Saint-Pol-sur-Ternoise. Lille-Flandres Lille-Flandres Lille-Flandres

Proxi Ligne Itinéraire Tracé Ligne Itinéraire Tracé Amiens Saint-Quentin Un train de cette liaison est en provenance de Creil (uniquement en semaine). Crépy-en-Valois Amiens Abbeville Amiens Amiens Amiens Beauvais Bien qu'au-delà d'Abancourt les gares desservies soient situées en Normandie (mais à proximité de la limite des Hauts-de-France), cette liaison fait uniquement partie du réseau . Beauvais Certains trains de cette liaison sont en provenance ou à destination d'Abancourt (uniquement en semaine). Douai Douai Lens Douai Arras Amiens Béthune Certains trains de cette liaison sont à destination de Lens (uniquement en semaine), mais aussi en provenance ou à destination d' (seulement les week-ends). Hazebrouck Arras Calais-Ville Valenciennes Aulnoye-Aymeries Aulnoye-Aymeries En semaine, certains trains de cette liaison sont en provenance ou à destination de Tergnier, tandis qu'un autre est en provenance de Maubeuge. Valenciennes Laon En raison de la fermeture temporaire (causée par des travaux) de la ligne ferroviaire entre Laon et Hirson, la liaison est effectuée uniquement en autocar entre ces deux dernières gares. Dunkerque Calais-Ville Calais-Ville Calais-Ville - Verton - Berck Lille-Flandres Lille-Flandres Cette liaison est également effectuée par des IC de la SNCB. Ascq En raison de la fermeture de la ligne ferroviaire concernée, cette liaison est effectuée uniquement par un service de TAD.

Lignes saisonnières Ligne Itinéraire Tracé Ligne Itinéraire Tracé Jeumont Hirson Laon - Verton - Berck Paris-Nord

Par autocar D'autres liaisons que celles précitées sont assurées uniquement par des autocars directement affrétés par la région Hauts-de-France ; elles ne font donc plus partie du réseau TER. En voici la liste (depuis ), à titre indicatif : 500 :  ↔ Fismes ; 501 : Laon ↔ Montcornet ↔ Rozoy-sur-Serre ; 601 : Amiens ↔ Breteuil ↔ Aéroport de Tillé ↔ Beauvais ; 609 : Étrépagny ↔ Gisors ↔ Cergy-Pontoise ; 630 : Aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle ↔ Senlis ↔ Creil ; 684 : Montdidier ↔ Saint-Just-en-Chaussée ; 691 : Aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle ↔ Crépy-en-Valois ; 732 :  ↔ Eu ↔ Abbeville ; 742 : Péronne ↔ Chaulnes ; 744 : Chaulnes ↔ Roye ↔ Montdidier ; 749 : Roisel ↔ Péronne.