L’abbaye Notre-Dame de Koad Malouen ("Coatmaloen")-(Coëtmaloën) est une abbaye cistercienne située sur la commune de Kerpert dans les Côtes-d'Armor. Son histoire commence le selon le chanoine Perennes (ou le selon d'autres). Il ne reste aujourd'hui qu'une abbatiale du , sans toit, et une majestueuse façade surmontée d'un fronton de forme triangulaire. Le monastère Notre-Dame de Koad Maloen est implanté aux limites de la Cornouaille et du Trégor, à une vingtaine de kilomètres au sud de Guingamp, près de la D 767, soit en l'ancienne paroisse de Ploegeau ou Plijo divisée aujourd'hui en trois communes : Kerpert, Saint-Gilles-Pligeaux et Saint-Connan.
Les ruines de l'abbaye ont été inscrites monument historique par arrêté du .
Historique
C'est l'œuvre des moines de Pluskoad en Bégard (1130), première abbaye cistercienne en Bretagne, appelés par Alain le Noir, comte de Richmond et de Penthièvre, gendre du duc de Bretagne, dont les soucis sont à la fois l'évangélisation toujours à poursuivre et la mise en valeur des richesses du pays.
Cet appel à essaimer se situe alors dans le cadre d'un grand mouvement européen de créations de monastères, auquel participent les souverains bretons, et auquel Saint Bernard de Clairvaux donne un essor considérable grâce à la Charte de charité (1113) : Le Relec (1132), Melleray (1134), Buzay (1135), Langonnet (1136), Boquen, Vieuville et Saint-Aubin des Bois (1137), Lanvaux (1138), Carnoët (1177), Bon-Repos (1184), Villeneuve (1200), La Joie (1250), Prières (1252). Toutes ces abbayes dépendent de l'ordre cistercien en Bretagne. Durant six siècles d'histoire, ici comme ailleurs, alternent des périodes difficiles et d'autres plus réconfortantes.
Lorsqu'en 1502 le Pape Alexandre VI confirme l'élection comme abbé Jacques de Kerbihan, l'abbaye passe au « Régime de la commende ». Son successeur Tristan Dolo, seigneur de la Coste en Saint-Julien, est bien membre de l'Ordre des frères prêcheurs, mais il doit sa nomination à la duchesse Anne de Bretagne. Le frère Rolland élu par les religieux est maintenu contre un commendataire le mais la nomination d'un laïc Hervé de Lannion en 1524, confirmée en 1526, consacre définitivement l'instauration du régime.
Les bénéficiaires trouvent là une source supplémentaire de revenus et oublient l'entretien des religieux et des bâtiments. Ils exploitent le pays et la population; cette dernière ne manque d'ailleurs pas de faire savoir son mécontentement à plusieurs reprises, au détriment hélas de l'abbaye elle-même.
thumb | 220x124px | right | Plan de l’abbaye de Coat-Malouen, 1705 (AD22, H 289). Histoire, faiblesse humaine, richesse ou pauvreté, convoitise de la noblesse, recrutement des moines et autres sont autant d'explications à cette décadence qui culmine au . Il n'en demeure pas moins que des centaines de moines à l'habit blanc ont travaillé et prié dans cette abbaye au cœur même de chaque nuit de leur vie durant plus de six siècles (1143/1792).
L'histoire de l'abbaye aboutit à la mort de deux des derniers moines (réfugiés à Saint-Aubin), le , à 19 heures : Dom Jean Meslays (dernier Prieur) et Dom Augustin Pascal.
Liste des abbés
Description de la vie à l'abbaye thumb|L'abbaye en ruines vers 1920 (carte postale). Dom Alexis Presse, au début du , auteur d'une monographie concernant cette abbaye à laquelle il s'était intéressée avant Boquen, raconte :
Notes et références
Annexes Bibliographie
Articles connexes Liste des monuments historiques des Côtes-d'Armor Filiation :
Liens externes
Koad Malouen Koad Malouen Catégorie:Monument historique dans les Côtes-d'Armor Catégorie:Monument historique inscrit en 1964 Coatmalouen Coatmalouen Coatmalouen Coatmalouen Catégorie:Kerpert