Les Æmilii (au singulier: Æmilius) sont les membres de la gens Æmilia, l'une des familles patriciennes les plus importantes et les plus influentes de l’histoire romaine.
La gens Æmilia laisse son nom à la via Æmilia Scaura (construite par le censeur Marcus Æmilius Scaurus), à la via Æmilia (construite par le consul Marcus Æmilius Lepidus), ainsi qu'à la Basilique Æmilia, située sur le Forum Romain, dont la construction a été ordonnée par les censeurs Marcus Æmilius Lepidus et Marcus Fulvius Nobilior.
Cette famille survit au début de l'Empire, mais est l'une des premières à s'éteindre. En effet, les Fabii patriciens disparaissent des fastes en 34, les Æmilii s'éteignent en 39, les Claudii en 68 et les liens des Valerii postérieurs aux Julio-Claudiens avec les Valerii patriciens sont contestés. Les Cornelii disparaissent des fastes consulaires sous Marc Aurèle, avec Servius Cornelius Scipio Salvidienus Orfitus, consul en 178, descendant des Lentuli et des Scipions. Il est le dernier représentant du patriciat républicain ancestral.
Les principales branches de la gens Æmilia portent les cognomina , , , , , , . Parmi ceux-ci les Æmilii Lepidi se distinguent, tout particulièrement à la fin de la République.
Origines de la famille
Plutarque rapporte un certain nombre de légendes sur les rapports possibles entre le deuxième roi romain Numa Pompilius et le philosophe et mathématicien grec Pythagore. Le biographe grec ajoute cependant qu'il ne fait que regrouper toutes ces traditions, en expliquant pourquoi elles sont apparues et pourquoi elles peuvent être réfutables :
La gens est réputée descendre de Mamercus, un fils de Numa qui est surnommé Æmylos ou Aimilios pour son raffinement et ses talents oratoires : un autre argument, dit Plutarque, en faveur des liens entre Numa et Pythagore, « c’est que des quatre fils qu’eut Numa, il en nomma un Mamercus, du nom du fils de Pythagore. C’est de ce fils de Numa que descend la famille des Æmilii, une des plus nobles d’entre les patriciennes, car ce prince donnait à son fils le nom d’Æmilius, pour désigner sa douceur et la grâce de son langage.. » Cependant la ressemblance entre le nom Æmilius et le terme grec αἱμυλία (« gentillesse ») est vraisemblablement une coïncidence.
Selon les uns, Numa aurait été un « ami de Pythagore. », selon d'autres, un grand admirateur. Plutarque signale par ailleurs que « d’autres prétendent que Pythagore a vécu beaucoup plus tard et qu’il est postérieur de près de cinq générations à l’époque de Numa », ce qui est confirmé par les recherches modernes, qui placent Numa Pompilius au début du et Pythagore au , au moment où les Tarquins règnent à Rome. Le fait que Numa Pompilius aurait connu Pythagore ou aurait été l'un de ses admirateurs provient du fait qu'on attribue à Numa une « sagesse si éclairée qui l’a fait passer pour disciple de Pythagore ». Certains prétendent que « Pythagore de Sparte, vainqueur du stade à Olympie, à la seizième olympiade, dont la troisième année est celle de l’élection de Numa, fit un voyage en Italie, lia commerce avec ce prince et l’aida à régler son royaume. »
Cependant, Plutarque est conscient du fait que ces traditions sont peu probables. De plus, il ajoute que « les historiens sont en contradiction sur le nombre de ses femmes et de ses enfants. » et que certains « auteurs [ont] voulu flatter ces quatre familles [dont les Mamerciens] en les faisant descendre de Numa par de fausses généalogies », mais déclare que « ce serait un entêtement puéril que de s’arrêter plus longtemps à l’établir ou à la réfuter » et qu'« il ne faut donc pas condamner avec sévérité ceux qui, se fondant sur tous ces rapprochements, soutiennent que Pythagore et Numa ont été contemporains, et qu’ils ont eu ensemble les plus grands rapports. ». Toutefois, dans toute la biographie de Numa, Plutarque parle des préceptes des pythagoriciens qui auraient guidé les actions du roi...
Selon toutes ces légendes et traditions rapportées par Plutarque, il semble donc que la gens des Æmilii déclarait descendre d'un des fils de Numa Pompilius ou de Pythagore.
Sous la République
Aemilii patricien
Branche des Æmilii Mamercini
Branche des Æmilii Paulli et Æmilii Papi
Branche des Æmilii Barbulæ
Branche des Æmilii Lepidi
Branche des Æmilii Scauri
Branche des Æmilii Regilli
Aemilii plébeiens Lucius Aemilius Buca, (v.-90 - ap.-54), Lucius Aemilius Buca, (v.-65 - ap.-44), triumvir monétaire en -44, fils du précédent. Æmilius Macer, poète du , décédé en 15
Sous l'Empire Autres branches Aemilii Iunci Les Aemilii Iunci sont originaires de Tripoli, dans l'actuel Liban.
Aemilii Honorati Les Aemilii Honorati sont originaires de Nemausus, (l'actuel Nîmes), ils sont inscrits dans la tribu Voltina.
Aemilii Frontini Les Aemilii Frontini sont inscrits dans la Tribu Quirina.
Aemilii Macer
Aemilii Papiniani
Aemilii de Thaenae Ils sont inscrits dans la Tribu Papiria.
Autres Marcus Aemilius Laetus, procurateur a studiis d'Auguste au IIe siècleAE, 2020, 823. Aemilia Paulina Asiatica, une femme de rang sénatorial, descendante de Valerius Asiaticus?CIL, XV, 7380. Æmilius Asper, grammairien latin, vers le Caius Aemilius Severus Cantabrinus, (v.150 - ap.192), consul suffect en 192. Quintus Aemilius Saturninus, (v.160 - v.200), Préfet d'Égypte de 197 à 199, Préfet du prétoire. Caius Aemilius Berenicianus Maximus, (v.185 - ap.218/35), tribun de la plèbe, légat propréteur d'Asie, proconsul de Narbonnaise, consul suffect, descendant de Berenicianus. Marcus Aemilius Aemilianus (né en 206 ou 213 - †253), proconsul de Moésie supérieure, empereur d'avril à août 253, date de son assassinat, durant l'anarchie militaire. Aemilius Probus, grammairien latin du Blossius Æmilius Dracontius, poète latin chrétien de la fin du
Notes et références Sources modernes :
Sources antiques :
Sources épigraphique :
Pour approfondir Bibliographie
Liens externes
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