Jean René Gomaire, né le à Lorient (département du Finistère), mort le au Bugue (département de la Dordogne), est un ecclésiastique et un homme politique de la Révolution française.

Biographie

Mandat à la Convention La monarchie constitutionnelle, mise en place par la constitution du 3 septembre 1791, prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré avec sa famille à la tour du Temple.

En , Jean-René Gomaire, qui est alors vicaire général de Quimper, et administrateur du Finistère, est élu député du département, le huitième et dernier, à la Convention nationale.

Il siège sur les bancs de la Gironde. Lors du procès de Louis XVI, il vote « la détention, et le bannissement à la paix », et se prononce en faveur de l'appel au peuple et en faveur du sursis à l'exécution de la peine.

En , il s'abstient de voter lors de la mise en accusation de Jean-Paul Marat : « Comme j'ai été plusieurs fois cité et nommé comme aristocrate et conspirateur par Marat dans ses feuilles, et même à la tribune dans ses discours, je m'abstiens de voter ». Marat le dénonce cependant, un mois plus tard dans son journal, comme « membre de la faction des hommes d’État ». Le , il est élu membre de la Commission des Douze, le sixième sur douze par 184 voix. Le 28, il vote en faveur du rétablissement de la Commission, cassée la veille.

À l'issue des journées du 31 mai et du 2 juin, Jean-René Gomaire est décrété d'arrestation comme membre de la Commission des Douze. Durant sa détention à la prison du Luxembourg, il rédige une défense, intitulée Suis-je assez puni ? Ai-je mérité de l'être ?. Au terme du rapport prononcé par Louis-Antoine de Saint-Just (député de l'Aisne), au nom du Comité de Salut public, Gomaire est élargi du décret d'arrestation, au motif qu'il fait partie des députés « plutôt trompés que coupables ». L'historienne Jacqueline Chaumié estime que Saint-Just a fait preuve d'indulgence à l'égard de Gomaire car celui-ci n'a pas voté en faveur de l'accusation de Marat.

Le 17 brumaire an II (7 ), en même temps que son collègue François-Toussaint Villers (député de la Loire-Inférieure), Gomaire renonce à ses fonctions ecclésiastiques. Le 4 pluviôse an II (le ), dans une lettre à Maximilien de Robespierre, il lui « assure avoir toujours été parmi les plus ardents défenseurs de la Révolution ».

Mandat aux Cinq-Cents Sous le Directoire, Jean-René Gomaire est réélu député du Finistère et siège au Conseil des Cinq-Cents. Il est tiré au sort pour quitter le Conseil le 1er prairial an VI (le 20 mai 1798).

Il meurt sept ans plus tard, à l'âge de 59 ans.

Références

Liens externes

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