Le MK-103 (ou Maschinenkanone 103) était un canon automatique de qui équipait certains avions allemands vers la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il était fabriqué par l'entreprise Rheinmetall.
Utilisation Le développement de cette arme procède d'améliorations imaginées en 1939 sur le canon MK 101. La production en série s'est étalée entre 1943 et 1945. Son usage était principalement antichar du fait de la vitesse initiale élevée des obus et de la possibilité d'utiliser des munitions perforantes (obus à noyau de tungstène). On en trouvait notamment sur certains bimoteurs d'attaque au sol comme les Me-410.
Ce canon était néanmoins peu employé du fait de son manque de précision, en comparaison avec des moyens antichar plus conventionnels comme les bombes ou les roquettes. Son chambrage relativement long en faisait une arme encombrante, peu convenable pour de petits avions de chasse : la Luftwaffe lui préférait le MK 108 plus léger (58 kg) et surtout de cadence de tir plus élevée, malgré sa médiocre capacité de pénétration des blindages. Le plus souvent monté comme pièce fixe, le MK 103 a équipé les tourelles de certains bombardiers.
Il était également utilisé sur le véhicule anti-aérien Kugelblitz (prototype).
Tous les Do 335, Type A 12 assemblés à Ummendorf par l'ingénieur Schlegel et le mécanicien-chef Bauer étaient équipés d'un canon-mitrailleur MK 103 Rheinmetall-Borsig de 30 mm placé sur l'axe de l'hélice, et de deux mitrailleuses MG 151Heimatkunde.
Notes et références
Catégorie:Artillerie de calibre 30 mm Catégorie:Arme militaire fabriquée en Allemagne Catégorie:Guerre aérienne durant la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Arme embarquée dans un avion