Le Taylorcraft Auster était un avion militaire britannique de liaison et d'observation, conçu et produit par la compagnie Taylorcraft Aeroplanes (England), Ltd. pendant la Seconde Guerre mondiale.

Conception et développement LAuster était un développement par deux fois annulé d'un concept d'avion civil de la société américaine , le . Ce dernier dut être redessiné au Royaume-Uni, afin de respecter les standards plus stricts de l'Aviation civile, et fut désigné Taylorcraft . .. Après l'éclatement de la Seconde Guerre mondiale, la compagnie développa encore l'avion pour en faire un poste d'observation aéroporté (en , AOP), piloté par des officiers de la et utilisé pour diriger les feux des unités d'artillerie de la . Le fut remotorisé avec le et redésigné « Taylorcraft ». La majeure partie des et civils furent réquisitionnés et intégrés au service au sein de la (RAF), les étant rééquipés avec le Cirrus et redésignés .

Des essais effectués avant-guerre permirent de déterminer que le était l'avion le plus adapté pour le rôle d'AOP. Trois supplémentaires furent achetés à Taylorcraft et une unité d'essais, l'« Escadre D », sous les ordres du major Charles Bazeley, fut formée à Old Sarum le . L'escadre, possédant trois Auster et un Stinson Voyager, accompagnée par trois pilotes de l'artillerie et un de la RAF, se rendit en France, où elle fut entraînée à opérer avec l'artillerie et à éviter les attaques de chasseurs ennemis. Ces derniers étaient simulés par des de la composante aérienne. L'escadre se rendit ensuite vers le sud pour s'entraîner avec l'artillerie française. Elle ne participa cependant pas aux combats et repartit vers le Royaume-Uni sans avoir dû subir la moindre perte. Toutefois, le Bureau de la Guerre (en ) commanda ensuite . La formation de l, en , mena la RAF à rejeter la notion même d'avion léger pour effectuer des missions de type AOP.

L'intercession du général Alan Brooke, déboucha sur un arrangement qui mena à la première sélection de pilotes d'AOP pour les officiers d'artillerie, en , puis en 1941 à la création du premier escadron AOP, le . Les Stinson arrivèrent finalement début 1942, mais la plupart avaient été lourdement endommagés pendant leur transport, ce qui mena à l'adoption du Taylorcraft , dont une commande de 100 exemplaires fut passée. Quelques-uns des Stinson furent remis en état mais il fut finalement découvert qu'ils étaient trop gros pour endosser le rôle d'AOP ..

L était une version remotorisée avec un de (), mais elle ne fut pas produite en raison d'une pénurie de moteurs américains. Elle mena toutefois à la création de la version (), qui était identique à l mais équipé d'un moteur britannique de . L'évolution suivante fut l (), qui avait une cabine légèrement agrandie pouvant loger trois membres d'équipage et employait le Lycoming . La version de production principale fut l (), qui était un équipé pour le vol aux instruments (vol IFR) et de volets modifiés . ..

Après-guerre, l fut utilisé comme base de développement pour lAutocrat, prévu pour le marché civil. La firme britannique avait entre-temps changé son nom en Auster Aircraft, Ltd. et arrêté la production d'avions sous licence de Taylorcraft. D'autres avions militaires furent produits après-guerre : l'AOP.6, le T.7 et l'AOP.9.

Carrière opérationnelle

Pendant la Seconde Guerre mondiale vignette|upright=1.25|Taylorcraft C/2 d'avant-guerre, réquisitionné par la en . vignette|upright=1.25|Auster du No 662 Squadron RAF en Belgique, pendant la Seconde Guerre mondiale. Les , et furent livrés à douze escadrons d'observation (AOP) de la (RAF), un escadron polonais et trois escadrons de la (RCAF). Le premier à déployer l'avion fut le No. 651 Squadron RAF. Les premiers éléments atterrirent à Algiers le avec huit avions, onze pilotes et 39 soldats de la RA (), et 25 aviateurs (principalement des techniciens de maintenance). La constitution normale d'un escadron AOP était de douze avions, 19 officiers de la RA (tous pilotes), 83 membres de la RA d'autres grades et 63 membres de la RAF, incluant deux officiers administratifs. Les avions étaient équipés du système de la , un système radio à haute fréquence (HF) offrant la possibilité de communiquer sur deux canaux avec les unités d'artillerie et les formations au sol.

Le , l fut désactivé, la plupart de ses équipements étant alors utilisés pour former la .

Quatre escadrons de la RAF, les No. 651, 654, 655 et 657, combattirent en Afrique du Nord et en Italie, rejoints à partir du mois d' par l'escadron polonais No. 663. Les sept autres escadrons de la RAF, les No. 652, 653, 658, 659, 660, 661 et 662, opérèrent après le débarquement de Normandie en France, aux Pays-Bas et en Allemagne. Les escadrons No. 664, 665 et 666 de la reçurent également des et et furent formés au Royaume-Uni à la , entre fin 1944 et début 1945. Les escadrons de la RCAF étaient opérés par du personnel canadien de l'Artillerie royale canadienne et de la RCAF, avec de temps en temps l'appui de pilotes de l'Artillerie royale britannique. Le contrôle général était maintenu au Royaume-Uni par le , du . Les trois escadrons canadiens se déployèrent à partir de la base Andover, en Angleterre, vers les Pays-Bas, vers Dunkerque en France , puis plus tard vers l'Allemagne occupée. L'escadron No. 656 de la RAF fut assigné à la Fourteenth Army et utilisa des Auster en Birmanie, généralement avec des groupes assignés à chaque corps. Sur les théâtres européens, un escadron était généralement à chaque corps, mais sous le commandement d'un groupe de la RAF pour les questions techniques.

Les escadres AOP No. 16 et 17 de la utilisèrent également des en soutien à l dans le Pacifique, d' à la fin du conflit ..

Après-guerre vignette|upright=1.25|Un converti après-guerre en Taylorcraft , restauré avec des marquages de guerre LB382 du . Après le conflit, les avions d'observation Auster furent réorganisés en groupes (en ) indépendants , incluant le en Corée, qui disposait de pilotes d'artillerie provenant de plusieurs pays du Commonwealth. Il existait aussi dans cette zone un groupe de liaison équipé dAuster, le No. 1913. Les groupes d'observation aérienne furent également employés pendant l'insurrection communiste malaise. Plusieurs escadrons d'observation furent reformés et placés sous la gestion de la (RAuxAF), en 1949 et utilisèrent quelques AOP.5, AOP.6 et AOP.9 au moins jusqu'en , lorsque la RAuxAF fut désactivée. Toutes les unités d'observation équipées dAuster furent transférées à l (AAC) lorsqu'il fut formé en , les escadrons de l'AAC utilisant alors des numéros commençant à partir de 651.

Les missions d'observation, de lutte anti-guérilla et d'évacuation sanitaire effectuées par lAuster et d'autres avions légers similaires furent en grande partie reprises par les hélicoptères légers dès le milieu des années 1960.

Versions vignette|upright=1.252|. : Version civile initiale, dotée d'un moteur et produite à ; : remotorisé avec un Cirrus de pour la . convertis à ce standard ; : doté d'un Cirrus de . À l'inverse du C2, le D disposait de ce moteur dès sa conception. Neuf exemplaires furent produits ; : Version militaire du . Un exemplaire réalisé à partir d'une conversion, et produits en série ; : doté d'un moteur , produit à deux exemplaires ; : doté d'un moteur , produit à ; : Version à trois sièges, dotée d'un moteur Lycoming , produite à ; : équipé pour le vol IFR (vol aux instruments) et de volets modifiés. Il disposait également d'une plaque de blindage amovible pour le pilote uniquement. Il fut produit à ; : Planeur expérimental d'entraînement à deux sièges en tandem, obtenu par la conversion d'un Taylorcraft B.

Utilisateurs vignette|upright=1.25| de la au musée de la , à Point Cook, dans l'État du Victoria, en .

Force aérienne sud-africaine.

. : No. 2 Communications Unit, RAAF ;

No. 3 Squadron, RAAF ; No. 77 Squadron, RAAF ; No. 454 Squadron, RAAF ; .

No. 723 Squadron, RAN FAA ; No. 724 Squadron, RAN FAA ; No. 725 Squadron, RAN FAA.

Force aérienne du Myanmar : Après la Seconde guerre mondiale.

. : Après-guerre.

Force aérienne grecque : Après-guerre.

: Après-guerre.

Armée de l'air indonésienne : Anciens appareils hollandais.

Force aérienne et spatiale israélienne. Émirat de Transjordanie/Jordanie : Légion arabe ; Force aérienne royale jordanienne.

Force aérienne libyenne.

Force aérienne royale norvégienne : En exil au Royaume-Uni pendant la Seconde Guerre mondiale. Neuf appareils en service, de 1944 à 1945, utilisés dans les escadrons norvégiens 331 et 332 comme avions de communications.

Force aérienne pakistanaise : Après-guerre ; Armée pakistanaise : : Anciens appareils de l'Armée pakistanaise.

Armée de l'air royale néerlandaise ; Marine royale néerlandaise : Service aérien de la Marine royale néerlandaise. Aviation militaire de l'armée royale des Indes néerlandaises ; .

: De 1944 à 1946.

.

.

: Trois appareils en service, de 1945 à 1948.

Culture populaire Un représente un dans le film Un pont trop loin (V.O. : ), sorti en 1977..

L et ses capacités de vol lent sont deux éléments clés du roman , de Nevil Shute, publié pour la première fois en 1958..

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes Taylorcraft L-2 Taylorcraft B Fieseler Fi 156 Piper J-3 Cub sa version militaire Polikarpov Po-2 Stinson L-1 Vigilant Stinson L-5 Sentinel IMAM Ro.63 LWS-3 Mewa Henschel Hs 126 Westland Lysander Weiss WM-21 Sólyom RWD-9

Bibliographie

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Magazines . . .

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