En linguistique, la productivité est l'action, par un locuteur natif, . Plus un processus grammatical favorise la lexicalisation, c'est-à-dire la formation de nouveaux mots qui seront ajoutés au lexique d'une langue, plus il est productif.

Exemple en français Le préfixe « més- » ou « mé- », que l'on retrouve dans mésestimer, médire ou mépris était autrefois productif en français, mais ne l'est plus aujourd'hui. Un néologisme comme méfaire n'est donc pas perçu comme correct par un locuteur actuel du français. À l'inverse, des préfixes comme « dé- », « re- » ou « mal- » sont toujours productifs, d'où par exemple défaire ou malaise.

Bibliographie SPENCER, A. (2003). Laurie Bauer, Morphological productivity. Cambridge: Cambridge University Press, 2001. Pp. xiii 245. Journal of Linguistics, 39(2), 391-395. doi:10.1017/S0022226703212056 Langue française, n°140, 2003. La productivité morphologique en questions et en expérimentations, sous la direction de Georgette Dal. Notes et références

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