Jean de Chinon ou Jean de Moutiers ou Jean le Reclus, un des nombreux saint Jean, était originaire des îles Britanniques. Il était prêtre mais décida de vivre en solitaire au à Chinon dans le diocèse de Tours.

Il est fêté le par l'Église catholiqueFête le 27 août - L'Évangile au Quotidien et l'Église orthodoxeSynaxaire : saint Jean, ermite à Chinon (VIe siècle).

Histoire et tradition thumb|left|140px|Sainte Radegonde en prière, détail d'une enluminure du . Jean de Chinon est évoqué par Grégoire de Tours dans le Liber in Gloria confessorum, très brièvement dans Le tiers livre des faicts et dicts héroiques du bon Pantagruel de Rabelais, et par la nonne et hagiographe Baudonivie. Selon ces écrits et la tradition, Jean le Reclus, venu des îles Britanniques., installa un petit ermitage dans une grotte dominant la ville de Chinon non loin de l'église Saint-Étienne primitivement consacrée à la Vierge. Il y aménagea une cellule avec un petit oratoire, et en contigu un verger avec un jardinet où il planta un laurier. C'est là qu'il se nourrissait sommairement de ses quelques plantations et plus abondamment de la lecture des Saintes Écritures. Le reste de son temps était employé à la prière.

Ainsi, il vécut une trentaine d'années avec une réputation grandissante de saint homme aux qualités de bienfaiteur et de guérisseur. Vers 530, il reçut la visite de sainte Radegonde qui venait de Tours où elle avait vénéré le tombeau de saint Martin. La sainte reine serait restée trois jours en sa compagnie pour bénéficier de sa protection et favoriser la fondation d'un hospice qu'elle avait décidé de créer en terre de Saix, où elle se rendait et qui fut l'un des premiers en FranceSainte Radegonde et le village de Saix.

Il mourut très âgé et fut enterré à l'endroit même de son ermitage. Des malades furent guéris par son intercession, en particulier de la goutte. Au fut entreprise la construction d'une chapelle dédiée à sainte Radegonde. Détruite durant les guerres de Religion, elle sera restaurée en 1643. Au , le tombeau de l'ermite Jean fut reconstruit et un nouvel autel consacré en 1879Évolution de la chapelle Sainte-Radegonde par Marie-Ève Scheffer du Conseil général d'Indre-et-Loire. Aujourd'hui, la chapelle Sainte-Radegonde existe toujours bénéficiant de visites accompagnées.

Miracle du laurier 140px|vignette|Un laurier. Un pauvre des alentours qui avait bénéficié des largesses de Jean voulu vivre dans son ermitage pour progresser spirituellement et s'en occuper. Afin de remplacer le manche de sa cognée, il décida d'abattre le laurier que le Saint avait planté et qui s'était petit à petit desséché et affaissé.

Deux ans plus tard, en pleine nuit, il vit apparaître du ciel Jean de Chinon qui se plaignit de son acte ingrat et qui lui signifia tout que cet arbre avait représenté pour lui de reposant et d'enthousiasmant. Confus, il voulut se réparer aussitôt et partit enterrer le bois qu'avait planté la main pieuse du prêtre à son emplacement initial. Puis, tranquillisé, il se rendormit.

Et voilà, qu'en quelques jours, l'arbre repoussa très vite arborant de magnifiques rameaux tandis que les autres arbres ne faisaient qu’éclore leurs bourgeons printaniers. Et qu'elle ne fut pas sa fierté dès lors d'évoquer sa majesté à tous ceux qui lui parlaient du printemps, des beaux arbres ou des prodiges de la nature.

Notes et références

Voir aussi Articles connexes

Chapelle Sainte-Radegonde de Chinon

Catégorie:Chinon Catégorie:Saint catholique et orthodoxe du Ve siècle Catégorie:Saint catholique et orthodoxe de France Catégorie:Saint du Val de Loire Catégorie:Personnalité du haut Moyen Âge par nom Catégorie:Prêtre du Ve siècle Catégorie:Saint catholique fêté le 27 juin Catégorie:Saint orthodoxe fêté le 27 juin